Un prisonnier qui reste détenu en Iran est utilisé comme un pion, selon sa famille

La famille de Morad Tahbaz espérait qu’il serait libéré aux côtés de Nazanin Zaghari-Ratcliffe et d’Anousheh Ashouri cette semaine. (AFP)
La famille de Morad Tahbaz espérait qu’il serait libéré aux côtés de Nazanin Zaghari-Ratcliffe et d’Anousheh Ashouri cette semaine. (AFP)
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Publié le Samedi 19 mars 2022

Un prisonnier qui reste détenu en Iran est utilisé comme un pion, selon sa famille

  • Morad Tahbaz, 66 ans, a été arrêté en 2018 lors d’un voyage consacré à la conservation de la faune, et n’a pas été libéré aux côtés de Nazanin Zaghari-Ratcliffe et d’Anousheh Ashouri
  • Nazanin Zaghari-Ratcliffe, récemment libérée, a mis en lumière le sort de M. Tahbaz à son retour d’Iran

LONDRES: Les proches d’un prisonnier britannique qui demeure détenu en Iran estiment que les autorités iraniennes l’utilisent comme un pion sur l’échiquier politique. La famille de Morad Tahbaz, 66 ans, espérait qu’il serait libéré aux côtés de Nazanin Zaghari-Ratcliffe et d’Anousheh Ashouri cette semaine, mais elle a été plongée dans le silence et la déception.

M. Tahbaz, de nationalités britannique, américaine et iranienne, est utilisé comme un «pion sur l’échiquier politique», affirment ses proches au journal The Times. Sa sœur, Tarana Ahbaz, s’est confiée au quotidien britannique: «Nous étions en contact avec eux jusqu’à deux jours plus tôt, et ils nous ont dit que les espoirs étaient grands que les trois rentrent ensemble. La situation a évolué, puis, soudainement, le silence s’est installé. Maintenant, le grand casse-tête, c’est qu’ils ont payé cette dette, mais que va devenir mon frère? Quelle carte pourra jouer le gouvernement britannique? Après tout cela, on a l’impression qu’il n’est qu’un pion.»

M. Tahbaz a été arrêté en Iran en 2018 alors qu’il se trouvait dans le pays pour un voyage consacré à la conservation de la faune. Il a été accusé d’espionnage pour le compte des États-Unis. Le père de trois enfants a été libéré et assigné à résidence, et le gouvernement britannique a promis d’obtenir sa libération. L’Iran le traite comme un Américain.

Selon sa sœur, la famille commence à douter de la capacité des autorités britanniques à ramener le Londonien chez lui. «Cela nous a vraiment fait perdre confiance dans les efforts du Bureau des affaires étrangères à notre égard», confie-t-elle.

Lorsque Nazanin Zaghari-Ratcliffe est rentrée au Royaume-Uni, elle a profité de l’attention générale dont elle faisait l’objet pour mettre en lumière le sort de M. Tahbaz. Elle a soulevé sa captivité lors d’une réunion avec sa députée locale, Tulip Siddiq.
«J’ai été ravie de discuter avec Richard et Nazanin aujourd’hui. Tous deux poursuivent sans relâche leur quête de justice et m’ont fait part de la situation critique de Morad Tahbaz. Et moi qui espérais pouvoir dormir cette semaine...», a-t-elle raconté.

Le ministre des Affaires étrangères, James Cleverly, a assuré jeudi, lors de l’émission BBC Breakfast, que le gouvernement s’efforçait d’obtenir le retour de M. Tahbaz. «Il a aussi la nationalité américaine, ce qui a, aux yeux des Iraniens, pas aux nôtres, a rendu son cas plus compliqué», a-t-il précisé, ajoutant: «Nous continuerons à travailler pour obtenir sa libération et, évidemment, nous collaborons étroitement avec les États-Unis sur cette question.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pentagone: Le Koweït a abattu «par erreur» des avions de combat américains

Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
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  • Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne"
  • Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué

KOWEIT: Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.

L'Iran mène des frappes contre les riches Etats du Golfe depuis samedi, en riposte à la mort de l'ayatollah Ali Khamenei tué dans une attaque israélo-américaine.

Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne", a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom.

Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué.

Les autorités koweïtiennes avaient plus tôt indiqué avoir "immédiatement lancé", après le crash, "les opérations de recherche et de sauvetage, et procédé à l'évacuation des équipages et à leur transfert vers l'hôpital".

Le Koweït a indiqué avoir intercepté des drones visant son territoire, où l'armée iranienne a affirmé avoir ciblé la base aérienne américaine d'Ali Al-Salem.

"Menace persistante" 

Du côté de l'ambassade américaine, une épaisse fumée noire s'est élevée en matinée, a rapporté un journaliste de l'AFP.

L'ambassade n'a pas dit si son bâtiment avait été touché, mais elle a publié un communiqué appelant à "ne pas venir à l'ambassade", en faisant état de "menace persistante d'attaques de missiles et de drones".

Le personnel de l'ambassade est "confiné sur place", a-t-elle ajouté.

De la fumée s'élevant au-dessus d'une centrale électrique dans le nord du pays a également été observée par trois témoins.

La compagnie pétrolière nationale, Kuwait National Petroleum Company, a indiqué que des débris étaient tombés sur la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, l'une des plus importantes du pays, blessant deux travailleurs, sans toutefois perturber les opérations.

Dana Abbas, une résidente de Koweït City et ingénieure, s'est dit inquiète face à cette escalade, en affirmant à l'AFP s'être précipitée pour fait le plein de sa voiture et constituer des stocks de produits de première nécessité.

Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères : une au Koweit, trois aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d'Oman, dans l'attaque d'un pétrolier.

Dimanche, les Emirats arabes unis ont annoncé que des débris avaient touché, lors de leur chute, la façade des Etihad Towers, qui abritent des ambassades diplomatiques, dont celle d'Israël, blessant légèrement une femme et un enfant.

Lundi matin, de nouvelles explosions ont été entendues à Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Manama.

Les frappes iraniennes, qui ont visé des bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles, notamment des immeubles d'habitation, des hôtels, des aéroports et des ports maritimes, ont ébranlé une région longtemps considérée comme un havre de paix et de sécurité au Moyen-Orient.

 

 


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Ras Tanura: Incendie limité maîtrisé grâce à des débris de drones interceptés

Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
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  • Aucun blessé ni impact sur les approvisionnements n'ont été signalés après l'incendie limité à la raffinerie de Ras Tanura, selon une source officielle du ministère de l'Énergie
  • Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux

RIYAD: Une source officielle du ministère saoudien de l'énergie a déclaré qu'à 7h04 lundi, la raffinerie de pétrole de Ras Tanura a subi des dommages limités en raison de débris provenant de l'interception de deux drones dans son voisinage.

L'incident a provoqué un incendie limité, qui a été immédiatement maîtrisé par les équipes d'intervention d'urgence. Aucun blessé ni mort n'est à déplorer.

Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux.