Espagne: des milliers de manifestants contre la vie chère à l'appel de l'extrême droite

Des manifestants brandissent des drapeaux espagnols lors d'une manifestation nationale à l'appel du parti d'extrême droite espagnol Vox contre la hausse des prix, devant l'hôtel de ville de Madrid, le 19 mars 2022. (AFP).
Des manifestants brandissent des drapeaux espagnols lors d'une manifestation nationale à l'appel du parti d'extrême droite espagnol Vox contre la hausse des prix, devant l'hôtel de ville de Madrid, le 19 mars 2022. (AFP).
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Publié le Dimanche 20 mars 2022

Espagne: des milliers de manifestants contre la vie chère à l'appel de l'extrême droite

  • À Madrid, une foule de plusieurs milliers de personnes s'est massée avec des drapeaux espagnols en appelant à la démission du Premier ministre
  • «Sanchez, tu es une ordure, fais baisser nos factures!», «Longue vie à l'Espagne», ont-ils crié

MADRID: Des milliers de manifestants sont descendus samedi dans les rues d'Espagne, à l'appel de l'extrême droite, pour protester contre la flambée des prix de l'alimentation, de l'électricité et du carburant, exacerbée par la guerre en Ukraine.  

Des rassemblements ont eu lieu dans les principales villes du pays à l'appel du parti Vox qui surfe sur le mécontentement social croissant face à l'inflation, au plus haut depuis 35 ans à près de 8% et qui met de nombreux foyers en difficultés.

Devant l'hôtel de ville de Madrid, une foule de plusieurs milliers de personnes s'est massée avec des drapeaux espagnols et scandant des slogans appelant à la démission du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez. "Sanchez, tu es une ordure, fais baisser nos factures !", "Longue vie à l'Espagne", ont-ils crié. 

"Nous avons le pire gouvernement possible. Ce n'est même pas un gouvernement, c'est une usine de misère (...) qui pille et extorque les travailleurs par des taxes abusives", a déclaré le leader de Vox, Santiago Abascal, sous les acclamations de la foule. "Nous ne quitterons pas la rue tant que ce gouvernement illégitime ne sera pas expulsé". 

Ce gouvernement "nous prend tout", a déclaré Anabel, une manifestante de 56 ans qui n'a pas donné son nom de famille. 

"Ils augmentent les prix de l'électricité et du gaz et disent que c'est à cause du (président russe Vladimir) Poutine, mais c'est un mensonge. C'était comme ça avant", a-t-elle déclaré à l'AFP. 

Beaucoup suggéraient que le gouvernement puisse baisser les taxes pour aider ceux qui ont du mal à payer leurs factures.

"Un pays qui augmente les prix de cette manière et n'aide pas en réduisant partiellement les taxes, abandonnent ses habitants", déplorait ainsi Francesco, au chômage à 53 ans et qui n'a pas donné de nom de famille.

L'inflation a atteint 7,6% sur un an en février, au plus haut depuis 35 ans. 

L'année dernière, les prix de l'énergie ont grimpé de 72 % en Espagne, l'une des plus fortes augmentations au sein de l'Union européenne, et les coûts ont encore augmenté depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. 

Lundi, les chauffeurs routiers espagnols ont lancé une grève illimitée en raison des prix du carburant, qui a donné lieu à de multiples barrages routiers et manifestations, créant des problèmes d'approvisionnement.  

La hausse des prix a également incité l'UGT et les CCOO, les deux plus importants syndicats espagnols, à appeler à une grève nationale le 23 mars.  

Le gouvernement doit dévoiler des mesures pour atténuer le coût de l'énergie et du carburant le 29 mars. Un de ses membres, le ministre du gouvernement Felix Bolanos, a accusé l'extrême droite de compliquer la situation.

"Ce ne sont pas des patriotes, ce sont des fauteurs de troubles", a-t-il dit à la télévision publique espagnole, alors que M. Sanchez est en tournée européenne pour faire pression en faveur d'une réponse commune de l'UE à la flambée des prix de l'énergie. 

Madrid exhorte depuis des mois ses partenaires européens à modifier le mécanisme qui couple les prix de l'électricité au marché du gaz, des appels restés vains jusqu'à présent malgré le soutien de Paris.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.