Tunisie: échange de tirs entre des gendarmes et des jihadistes présumés

Les forces de sécurité tunisiennes montent la garde lors d'une manifestation contre le président du pays, non loin du siège de l'Assemblée tunisienne, dans la capitale Tunis, le 20 mars 2022. (Fethi Belaid/AFP)
Les forces de sécurité tunisiennes montent la garde lors d'une manifestation contre le président du pays, non loin du siège de l'Assemblée tunisienne, dans la capitale Tunis, le 20 mars 2022. (Fethi Belaid/AFP)
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Publié le Dimanche 20 mars 2022

Tunisie: échange de tirs entre des gendarmes et des jihadistes présumés

  • Cette attaque intervient au milieu d'une profonde crise politique depuis le coup de force le 25 juillet du président Kais Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs
  • En mars 2016, une attaque avait visé une caserne de l'armée, un poste de police et un poste de la garde nationale tunisienne à Ben Guerdane (sud-est)

TUNIS : Des jihadistes présumés ont tiré sur des gendarmes dans la nuit de samedi à dimanche, près de l'entrée d'une caserne de la garde nationale à Kairouan, dans le centre de la Tunisie, a indiqué un syndicat de police, précisant qu'ils n'avaient fait aucun blessé.

Ces individus "inconnus" qui étaient à bord d'une voiture ont pris la fuite après que des gendarmes ont riposté par des tirs "massifs" dans leur direction, selon un communiqué publié dimanche par le syndicat de la sûreté nationale de Tunis.

"Il est probable que les auteurs de cette attaque lâche (...) appartenaient à l'une des cellules terroristes après la révélation de leur plan destructif et l'arrestation ces derniers jours d'une cellule terroriste opérant entre Sousse (est) et Kairouan", a ajouté le syndicat.

Contactée par l'AFP, la responsable de communication au ministère de l'Intérieur était injoignable.

Cette attaque intervient au milieu d'une profonde crise politique depuis le coup de force le 25 juillet du président Kais Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs, suscitant une vive opposition de la société civile et de plusieurs partis, notamment du mouvement islamo-conservateur Ennahdha.

Elle intervient aussi le jour de la fête de l'indépendance de la Tunisie.

Depuis la révolution de 2011, le pays a connu un essor des groupes jihadistes responsables de plusieurs attaques sanglantes ayant fait des dizaines de morts parmi des touristes - notamment à la station balnéaire de Sousse et au musée du Bardo à Tunis - et des agents de la sécurité.

En mars 2016, une attaque avait visé une caserne de l'armée, un poste de police et un poste de la garde nationale tunisienne à Ben Guerdane (sud-est). Si 13 membres des forces de sécurité et 7 civils avaient péri, cette offensive inédite s'était soldée par un échec et au moins 55 jihadistes avaient été abattus et des dizaines arrêtés.

Les autorités avaient attribué cette attaque et d'autres à des membres du groupe jihadiste Etat islamique (EI), venus de la Libye voisine.

Les autorités tunisiennes affirment avoir réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre le terrorisme, aucune attaque de l'ampleur de celle de Ben Guerdane n'ayant eu lieu depuis dans le pays.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.