La Coupe saoudienne reconnue par le Guinness des records

Le montant de la cagnotte de la course de chevaux s’élève à 20 millions de dollars. (Photo fournie)
Le montant de la cagnotte de la course de chevaux s’élève à 20 millions de dollars. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 21 mars 2022

La Coupe saoudienne reconnue par le Guinness des records

  • La Coupe saoudienne de 2022 réunissait deux cent quarante chevaux qui venaient de seize pays. Ils ont concouru pour un total de 35,1 millions de dollars
  • Le prince Saoud ben Salmane Abdelaziz a vu son cheval, Emblem Road, arriver à la première plac

RIYAD: La Coupe saoudienne de 2022 est entrée dans le Guinness des records en proposant le montant le plus élevé jamais offert à l’occasion d’une unique course de chevaux. Il est à noter que le montant de la cagnotte s’élève à 20 millions de dollars (1 dollar = 0,91 euro).
«Nous sommes très satisfaits de ce titre et je tiens à souligner que les exploits successifs du club n’auraient pu être possibles sans le soutien permanent du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane», déclare Marwan Abdelrahmane al-Olayan, PDG du Jockey Club d’Arabie saoudite.
La cérémonie de remise des prix a eu lieu samedi dernier. Le club est entré dans le Guinness des records grâce à la course qui s’est déroulée le 26 février sur l’hippodrome du roi Abdelaziz, à Riyad.
C’est Ahmed Boujaïri, le juge officiel du Guinness des records, qui a remis le prix à M. Al-Olayan.
«Je tiens à remercier le prince Bandar ben Khaled al-Faisal, président du Jockey Club d’Arabie saoudite, pour son engagement permanent auprès de mes collègues et moi. Je félicite également tous mes collaborateurs, qui ont déployé beaucoup d’efforts pour réaliser ces exploits», poursuit M. Al-Olayan.
La Coupe saoudienne de 2022 réunissait deux cent quarante chevaux qui venaient de seize pays. Ils ont concouru pour un total de 35,1 millions de dollars.
Le prince Saoud ben Salmane Abdelaziz a vu son cheval, Emblem Road, arriver à la première place. Il a ainsi remporté le prix de 20 millions de dollars.
La précédente récompense la plus élevée du monde pour une course de chevaux avait été remportée lors de la Coupe du monde de Dubaï qui s’était tenue à l’hippodrome de Meydan au mois de mars 2010.
«Nous sommes très fiers des exploits successifs du club. Inutile de dire à quel point le record du Guinness est prisé. En Arabie saoudite, nous avons beaucoup à offrir au monde entier. Cette course de chevaux est un succès qui vient s’ajouter à la longue liste des réalisations de l’Arabie saoudite», souligne M. Al-Olayan.
«Au nom de mes collègues et en mon nom, permettez-moi d’exprimer nos sincères remerciements et notre gratitude envers nos dirigeants pour le soutien généreux et permanent qu’ils apportent au sport équestre. Le club est placé sous l’autorité du prince Bandar. Grâce aux directives de Son Altesse, mes collègues du club et moi aspirons à atteindre les plus hauts sommets. Je tiens une fois de plus à féliciter mes collègues pour ce prix et à les remercier pour leurs efforts.»
«Ce record montre que nous sommes sur la bonne voie, mais le chemin est encore long et nous nous efforçons toujours de fournir le meilleur de nous-mêmes. Vous avez peut-être remarqué les progrès qu’a réalisés, à tous les niveaux, la Coupe saoudienne entre 2020 et 2022. Cela signifie que nous sommes déterminés à remporter davantage de victoires.»
«L’Arabie saoudite réussit dans plusieurs domaines, que ce soit l’économie ou la culture. Nous souhaitons simplement que le monde puisse voir la véritable image de l’Arabie saoudite; en outre, il est nécessaire que nous organisions une course internationale susceptible d’attirer un public du monde entier. Ce qui nous rend très heureux, c’est l’influence de la Coupe saoudienne sur le Jockey Club, qui permet d’améliorer l’ensemble de l’expérience de la course», conclut-il.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.