Neige printanière au Liban, vague de froid en Turquie: «petit âge glaciaire» ou réchauffement?

La saison a commencé lundi passé avec une nouvelle tempête qui a affecté toutes les régions libanaises, y compris Tyr, le Kesrouan et le Metn (Photo, AFP).
La saison a commencé lundi passé avec une nouvelle tempête qui a affecté toutes les régions libanaises, y compris Tyr, le Kesrouan et le Metn (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 25 mars 2022

Neige printanière au Liban, vague de froid en Turquie: «petit âge glaciaire» ou réchauffement?

  • La saison a commencé lundi passé avec une nouvelle tempête qui a affecté toutes les régions libanaises
  • Des routes ont été coupées en raison de l’accumulation de neige, et des écoles ont fermé

BEYROUTH : Ce printemps, au Liban, les oiseaux n’ont pas encore gazouillé, et les bourgeons n’ont presque pas encore fleuri.

La saison a commencé lundi passé avec une nouvelle tempête qui a affecté toutes les régions libanaises, y compris Tyr, le Kesrouan et le Metn. La neige a touché les 700 mètres en raison du flux de masses d'air humide et froid en provenance de l'est de la Turquie, a signalé le service météorologique.

Des routes ont été coupées en raison de l’accumulation de neige, et des écoles ont fermé.

Photo montrant la neige au district de Jbeil, Annaya, au Liban (Photo, fournie).
Photo montrant la neige au district de Jbeil, à Annaya, au Liban, le 24 mars 2022 (Photo, fournie). 

Les services météorologiques ont prévenu que "le temps humide serait dominant cette semaine alors qu'un profond système de basse pression s'approche". Même à Beyrouth, au bord de la Méditerranée, la température a enregistré 5.4°C, la plus basse température dont la capitale ait témoigné depuis 1980, signalent les services.

La neige recouvre le site historique romain de Baalbek dans l'est de la vallée de la Bekaa au Liban, après une chute de neige pendant la nuit du 27 janvier 2022 (Photo, AFP).
La neige couvre le site historique romain de Baalbeck dans l'est de la vallée de Bekaa, au Liban, le 27 janvier 2022 (Photo, AFP). 

 

Au niveau international, ces dernières semaines, des inondations catastrophiques ont submergé des villes en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, inondé des tunnels de métro en Chine, balayé le nord-ouest de l'Afrique et provoqué des glissements de terrain meurtriers en Inde et au Japon.

Que cachent ces catastrophes ?

La thèse d’un «petit âge glaciaire» qu’avancent certains météorologues est-elle plausible ?  Examiné et surveillé de près, le monde naturel déborde d’éléments, notamment les calottes glaciaires, qui réagissent aux conditions météorologiques tout en grandissant ou en s'accumulant progressivement au fil du temps.

Ces reconstructions révèlent que des vagues de refroidissement ont balayé une grande partie du monde. Elles suggèrent également des causes probables - y compris une série d'éruptions volcaniques explosives qui ont brusquement libéré de la poussière diffusant la lumière du soleil dans la stratosphère ; et une lente variabilité interne des modèles régionaux de circulation atmosphérique et océanique.

Les gens pataugent dans les eaux de crue alors qu'ils évacuent après les inondations à Serang, dans la province de Banten, le 1er mars 2022.
Les gens évacuent après les inondations à Serang, dans la province de Banten, le 1er mars 2022 (Photo, AFP). 

Cependant, dans le passé, ces causes n'ont pu refroidir la Terre que de quelques dixièmes de degré Celsius pendant les vagues les plus froides du petit âge glaciaire. Par ailleurs, le refroidissement que nous constatons ces dernières saisons n'est pas aussi constant que le réchauffement actuel : la chaleur et la sécheresse ont provoqué des incendies de forêt dans l'ouest de l'Amérique du Nord et en Sibérie, et contribué aux pénuries d'eau en Iran, aggravant aussi les famines en Éthiopie, en Somalie et au Kenya, selon l’ONU.

L’ONU «sonne  l’alarme»

Le monde marche "les yeux fermés vers la catastrophe climatique", a alerté lundi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, déplorant qu'en dépit de "l'aggravation" de la situation, les grandes économies continuent de laisser leurs émissions de gaz à effet de serre augmenter.

Selon l'ONU, il faudrait réduire de 45% les émissions d'ici 2030 pour espérer limiter la hausse des températures à +1,5°C. Mais les émissions sont toujours en hausse et la planète a gagné en moyenne environ +1,1°C depuis l'ère pré-industrielle, multipliant canicules, sécheresses, tempêtes ou inondations catastrophiques.

Dans le tweet publié ci-dessus, Guterres avertit: "Le réchauffement climatique affecte toutes les régions de la Terre, de nombreux changements devenant irréversibles. Nous devons agir de manière décisive maintenant pour éviter une catastrophe climatique."

Les experts du GIEC prévoient qu'au cours des prochaines décennies, les changements climatiques augmenteront dans toutes les régions. Pour 1,5°C de réchauffement climatique, il y aura des vagues de chaleur croissantes, des saisons chaudes plus longues et des saisons froides plus courtes.

A 2°C de réchauffement climatique, les extrêmes de chaleur sont plus susceptibles d'atteindre des seuils de tolérance critiques pour l'agriculture et la santé. Des événements extrêmes au niveau de la mer qui se produisaient auparavant une fois tous les 100 ans pourraient se produire chaque année d'ici la fin de ce siècle, le rapport avertit.

Le message du rapport du GIEC est limpide. Il est temps d’intervenir et de sensibiliser l’humanité pour prévenir les catastrophes climatiques.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com