Les Palestiniens élisent leurs maires en Cisjordanie occupée

Aucune élection législative ou présidentielle n'a été organisée dans les Territoires palestiniens depuis 15 ans mais les dernières municipales, déjà boycottées par le mouvement islamiste Hamas, avaient eu lieu en 2017. (Photo, AFP)
Aucune élection législative ou présidentielle n'a été organisée dans les Territoires palestiniens depuis 15 ans mais les dernières municipales, déjà boycottées par le mouvement islamiste Hamas, avaient eu lieu en 2017. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 27 mars 2022

Les Palestiniens élisent leurs maires en Cisjordanie occupée

  • Le taux de participation a été de 52,8%, a annoncé la commission électorale quelques heures après la fermeture des bureaux de vote à 19h00 (17h00 GMT)
  • Organisé dans 127 villes de Cisjordanie, le scrutin de samedi ne s'est tenu dans les faits que dans 50 d'entre elles

RAMALLAH: La seconde et dernière phase des élections municipales palestiniennes s'est tenue samedi en Cisjordanie occupée, un scrutin sans grand enjeu car notamment boycotté par le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza.

Le taux de participation a été de 52,8%, a annoncé la commission électorale quelques heures après la fermeture des bureaux de vote à 19h00 (17h00 GMT).

Aucune élection législative ou présidentielle n'a été organisée dans les Territoires palestiniens depuis 15 ans mais les dernières municipales, déjà boycottées par le mouvement islamiste Hamas, avaient eu lieu en 2017.

Organisé dans 127 villes de Cisjordanie, le scrutin de samedi ne s'est tenu dans les faits que dans 50 d'entre elles, une seule liste voire aucun candidat ne s'étant déclaré dans certains endroits.

L'analyste politique Talab Awad note que les différentes factions palestiniennes, notamment le Hamas et son rival laïc Fatah du président Mahmoud Abbas, "ne se sont pas présentées à ces élections, mais leurs candidats participent sous l'étiquette d'indépendants".

Le premier volet de ces municipales s'était tenu dans 154 villages le 11 décembre et le taux de participation avait alors atteint 64,79%.

Alors qu'il votait à Al-Bireh, le président palestinien Mahmoud Abbas a défendu sa décision d'annuler les élections présidentielles et législatives prévues l'année dernière, affirmant qu'elles devaient se tenir dans "tous les territoires palestiniens". Or, Israël avait interdit le vote dans Jérusalem-Est, portion palestinienne de la Ville sainte que l'Etat hébreu a annexée.

La victoire attendue des islamistes aux élections parlementaires a toutefois été largement considérée comme la véritable raison du report du scrutin M. Abbas, dont le mandat devait s'achever en 2009. 

«Petit bout de liberté»

Le Hamas et le Fatah sont à couteaux tirés depuis 2007 lorsque les islamistes ont pris le contrôle de la bande de Gaza au terme d'affrontements sanglants. 

Aujourd'hui encore, l'Autorité palestinienne dominée par le parti Fatah de Mahmoud Abbas siège en Cisjordanie occupée, où vivent plus de 2,8 millions de Palestiniens, tandis que la bande de Gaza, micro-territoire de 2,3 millions d'habitants sous blocus israélien, reste sous contrôle du Hamas.

Le Hamas s'était dit prêt à participer à ces élections municipales à la condition que des législatives et une présidentielle soient également convoquées en Cisjordanie et à Gaza, mais cette demande n'a pas eu d'écho et le scrutin de samedi ne s'est tenu finalement qu'en Cisjordanie.

"Les gens ont été déçus lorsque les législatives ont été annulées", remarque Imad Barahmeh, un homme d'affaires de Jéricho, grande ville de la vallée du Jourdain, qui s'est présenté à la tête d'une liste indépendante.

Ces municipales, c'est comme "un petit bout de liberté pour eux", estime-t-il, ajoutant que les questions locales avaient dominé la campagne alors que de son côté le président Abbas, dont le 87e anniversaire était d'ailleurs samedi, a été confronté l'an dernier à des manifestations appelant à son départ. 

"Les gens veulent du changement. Ils aiment Mahmoud Abbas mais c'est un vieil homme, ils veulent voir une génération plus jeune prendre le relais", estime M. Barahmeh, la cinquantaine.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.