Ennahdha sur la mauvaise pente!

Ennahdha sur la mauvaise pente!
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Publié le Vendredi 17 juillet 2020

Ennahdha sur la mauvaise pente!

  • Ennahdha passe par des moments chargés et contraignants
  • Les insignifiances et les dérives ne sont plus une affaire marginale au sein du parti

Ennahdha ne se bat plus seulement contre les autres, mais aussi contre lui-même. Contre ses tendances à dominer la scène politique, et notamment les institutions clés du pays. Contre sa tendance aussi à gouverner seul, à reconstituer à sa façon le modèle politique, économique et social de la Tunisie. Le parti islamiste a toujours su  profiter d’un avantage de circonstance. Jusqu’ici, cela paraissait simple et les convictions idéologiques de ses principaux dirigeants sont restées inchangées. Mais ils ne peuvent plus agir  aujourd’hui comme avant, parce que tout simplement le contexte et le poids des adversaires ne sont plus les mêmes. Longtemps divisés, ces derniers s’offrent désormais l’opportunité, mais surtout la force de s’unir.
Ennahdha passe par des moments chargés et contraignants. Pour ses premiers responsables, comme pour son président, qui ont commis l’énorme erreur de subir les  effets conjugués de connaissances insuffisantes de la scène politique et les modalités et les stratégies mal pensées, l’heure est venue de se poser des questions. De bonnes questions. Il est temps de se demander en effet les raisons qui ont amené le parti à s’isoler et à perdre de plus en plus ses alliés. De tenter d’en comprendre les ressorts internes.
Cela nous amène aussi à constater que les insignifiances et les dérives ne sont plus une affaire marginale au sein du parti, mais qu’elles concernent aussi des dirigeants qui n’arrivent plus à se rendre utiles, et dont le mode de pensée et le comportement ne sont plus aussi mobilisateurs et aussi stimulants que lors des premières années de la révolution.
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Ibn Hamran : « Le Mondial électronique a vu le jour à Riyad et a conquis le monde »

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  • L'extension de la Coupe du monde d'esport au-delà des frontières de l'Arabie saoudite s'inscrit dans le prolongement naturel du succès des deux précédentes éditions organisées à Riyad
  • L'organisation de l'édition actuelle à Paris a favorisé la rencontre avec de nouveaux publics venus de toute l'Europe et la compréhension de leurs centres d'intérêt

Faisal Bin Homran, PDG du secteur e-sport au sein de la Fondation Esports World Cup, a expliqué que l'extension de la Coupe du monde d'esport au-delà des frontières de l'Arabie saoudite s'inscrit dans le prolongement naturel du succès des deux précédentes éditions organisées à Riyad. Il a souligné que l'expérience acquise dans la capitale saoudienne a permis de mieux cerner les attentes du public saoudien et arabe, tandis que l'organisation de l'édition actuelle à Paris a favorisé la rencontre avec de nouveaux publics venus de toute l'Europe et la compréhension de leurs centres d'intérêt.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.

 


François-Xavier Ménage remporte pour TF1 le prix CB News pour le «meilleur coup journalistique et éditorial»

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  • Le 8 décembre dernier, c’est la rapidité avec laquelle l’équipe de TF1 menée par François-Xavier Ménage, grand reporter, est arrivée à Damas qui a fait toute la différence
  • Quelques heures après la chute du régime de Bachar al-Assad en Syrie, l’équipe composée donc de François-Xavier Ménage, Olivier Cresta et Patricia Khoder était déjà aux portes de Damas

C’est grâce à leur réactivité, mais surtout à leur courage au cœur d’une situation sécuritaire plus que précaire, que l’équipe emmenée par François-Xavier Ménage remporte aujourd’hui le Grand Prix des Médias – CB News, dans la catégorie « Meilleur coup journalistique ».

Le 8 décembre dernier, c’est la rapidité avec laquelle l’équipe de TF1 menée par François-Xavier Ménage, grand reporter, est arrivée à Damas qui a fait toute la différence.
Quelques heures après la chute du régime de Bachar al-Assad en Syrie, l’équipe composée donc de François-Xavier Ménage, Olivier Cresta et Patricia Khoder était déjà aux portes de Damas.

Au milieu du chaos, entre tirs de joie et accrochages sporadiques, les journalistes filment, décrivent, expliquent et décryptent. Encore incrédules face à ce bouleversement, inimaginable quelques jours plus tôt, ils assistent, aux premières loges, à cet événement historique, aussi bien pour les Syriens que pour les Libanais.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.

 


Le président libanais veut reprendre les rênes de la souveraineté nationale

Le président libanais Joseph Aoun en entretien exclusif avec Ghassan Charbel, rédacteur en chef d'Asharq Al-Awsat. (Photo : Asharq Al-Awsat)
Le président libanais Joseph Aoun en entretien exclusif avec Ghassan Charbel, rédacteur en chef d'Asharq Al-Awsat. (Photo : Asharq Al-Awsat)
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  • Le président libanais Joseph Aoun affirme vouloir bâtir un État qui détient seul le pouvoir de décision concernant la guerre et la paix
  • Le chef de l'État a réaffirmé avec fermeté son engagement envers la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun affirme vouloir bâtir un État qui détient seul le pouvoir de décision concernant la guerre et la paix, tout en soulignant son engagement à mettre en œuvre la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

"Notre objectif est de construire un État souverain où les décisions de guerre et de paix lui appartiennent exclusivement." Cette déclaration forte du président libanais Joseph Aoun, dans sa première interview accordée à Asharq Al-Awsat depuis son élection en janvier, marque clairement ses ambitions pour un Liban en quête de stabilité.

Face au rédacteur en chef Ghassan Charbel, le chef de l'État libanais n'a pas mâché ses mots concernant la souveraineté nationale. "Le concept même de souveraineté implique que l'État détienne le monopole des armes et des décisions stratégiques", a-t-il martelé

"Quand cela sera-t-il réalisé? Les circonstances le permettront certainement," a-t-il confié au journal.

À la question épineuse de savoir si l'État libanais pourra imposer son autorité sur l'ensemble du territoire sans partenariat militaire extérieur, Aoun a été catégorique: "Il n'est désormais plus acceptable que quiconque, hormis l'État, assume la protection du territoire et du peuple."

"Lorsqu'une agression est perpétrée contre le Liban, c'est à l'État seul de décider de la riposte et de déterminer comment mobiliser ses forces pour défendre le pays", a précisé le président.

Le chef de l'État a réaffirmé avec fermeté son engagement envers la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. "L'État et toutes ses institutions sont pleinement engagés à appliquer cette résolution sur l'intégralité du territoire libanais", a assuré Aoun.

Questionné sur la nécessité d'une stratégie de défense nationale, le président a souligné qu'un État responsable doit se doter d'une vision sécuritaire globale, "même en l'absence d'ennemis à ses frontières", englobant non seulement les aspects militaires mais aussi économiques.

"Nous sommes las de la guerre", a-t-il confié. "Notre espoir est de clore définitivement l'ère des conflits armés et de privilégier les solutions diplomatiques."

Concernant le maintien controversé de l'armée israélienne sur cinq points stratégiques dans le sud du Liban, Aoun n'a pas caché sa déception. "Israël aurait dû honorer l'accord de cessez-le-feu parrainé par les États-Unis et la France, impliquant un retrait complet des zones occupées pendant le conflit avec le Hezbollah", a-t-il déclaré.

"Nous maintenons un dialogue constant avec Paris et Washington pour exercer une pression sur Israël afin qu'il se retire de ces cinq points, qui n'ont d'ailleurs aucune valeur militaire stratégique", a précisé le président. Et d'ajouter: "À l'ère des drones et des satellites, une simple colline n'offre plus d'avantage tactique significatif."

Le président libanais a justifié son choix de l'Arabie Saoudite comme destination de sa première visite officielle à l'étranger: "Le Royaume est devenu un acteur incontournable pour la région et pour le monde entier, une véritable plateforme pour la paix mondiale."

Aoun ne cache pas ses attentes vis-à-vis de Riyad: "J'espère que nous pourrons, avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, redresser nos relations bilatérales dans l'intérêt mutuel et lever tous les obstacles à une coopération naturelle entre nos deux pays."

Le président a également révélé son intention de solliciter la réactivation d'une aide militaire saoudienne au Liban.

Sur le dossier syrien, Aoun a évoqué sa volonté d'établir des relations constructives avec "la nouvelle administration syrienne", soulignant l'urgence de résoudre la question de la frontière poreuse entre les deux pays.

"La contrebande transfrontalière pose problème, et nous devons prioritairement procéder à une délimitation précise des frontières terrestres et maritimes avec la Syrie", a-t-il indiqué.

Le président libanais a conclu en appelant à une solution pour les quelque deux millions de réfugiés syriens présents sur le sol libanais: "L'État syrien ne peut se permettre d'abandonner autant de ses citoyens." Selon lui, leur retour est désormais justifié puisque "la guerre syrienne est terminée et le régime qui les persécutait s'est effondré.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.