Une délégation de la Ligue arabe discute de l'Ukraine à Moscou

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, accueille le secrétaire général de la Ligue arabe (4e à droite), au moment où ils posent pour une photo avec des représentants de la Ligue arabe à Moscou, Russie, le 4 avril 2022 (Photo, AP).
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, accueille le secrétaire général de la Ligue arabe (4e à droite), au moment où ils posent pour une photo avec des représentants de la Ligue arabe à Moscou, Russie, le 4 avril 2022 (Photo, AP).
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'exprime lors de ses entretiens avec des représentants des États de la Ligue arabe à Moscou le 4 avril 2022 (Photo, AFP).
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'exprime lors de ses entretiens avec des représentants des États de la Ligue arabe à Moscou le 4 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 06 avril 2022

Une délégation de la Ligue arabe discute de l'Ukraine à Moscou

  • Selon Ahmed Aboul Gheit, la crise russo-ukrainienne provoque des hausses de prix qui affectent le bien-être des personnes
  • Pour le ministre égyptien des Affaires étrangères, la délégation est prête à servir de médiateur entre les deux parties en conflit

LE CAIRE: Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit a déclaré que le conflit russo-ukrainien a eu de nombreux impacts négatifs sur les pays arabes, notamment en termes d'importations de céréales.
Lors d'une conférence de presse avec les ministres des Affaires étrangères russe et égyptien à Moscou, Aboul Gheit a ajouté que de nombreux pays arabes importent du blé, des céréales et des grains en très grandes quantités de Russie.
Une délégation arabe composée d'Aboul Gheit et des ministres des Affaires étrangères égyptien, jordanien, irakien, algérien et soudanais s'est entretenue à Moscou avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avant de se rendre à Varsovie pour des entretiens avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba.
Selon Aboul Gheit, le conflit a provoqué une forte hausse des prix du carburant et du pétrole qui a entravé les efforts de développement et la planification économique dans de nombreux pays arabes.
«Les prix augmentent dans plusieurs pays de la région arabe, d'une manière qui affecte le bien-être du citoyen arabe, et ce problème entraîne à son tour des effets plus négatifs», a-t-il ajouté.
«Nous ne regardons pas la question uniquement du point de vue des Arabes… Il y a un sentiment qu’il est nécessaire de défendre la paix et la stabilité dans le monde et de rétablir les conditions internationales à leur forme normale.»
Aboul Gheit a également affirmé que la position arabe «se résume à soutenir tous les efforts visant à résoudre la crise russo-ukrainienne par le dialogue et la diplomatie, d'une manière qui préserve la sécurité et la sûreté des peuples dans cette importante région du monde».
Il a insisté sur «le respect des principes du droit international et de la Charte des Nations unies.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a de son côté déclaré à Moscou que la délégation «a exprimé ses inquiétudes quant à l'amplification de la crise actuelle, appelant toutes les parties impliquées dans le conflit à arrêter l'escalade et à ne pas recourir à l’action militaire. Nous avons également mis l’accent sur le recours immédiat à des solutions pacifiques et à un dialogue fondé sur la diplomatie».
Choukri a signalé que la délégation arabe «a affirmé sa volonté de mener des efforts de médiation et de soutenir la voie de la négociation directe entre les deux pays».
«Nous avons également souligné l'importance de la coordination afin de maintenir la sécurité et la sûreté des communautés arabes qui se trouvent actuellement dans la zone de conflit, et pour faciliter le transit de ceux qui souhaitent fuir vers les pays voisins.»
 «Les deux parties ont aussi discuté des moyens de surmonter les répercussions économiques de cette crise et de veiller à ce qu'elle n'affecte pas les peuples de la région et au-delà.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.