Apprentissage à 12 ans: Macron accuse Mélenchon de «relayer une fake news»

Le président français et candidat à la réélection du parti libéral La République en Marche (LREM) Emmanuel Macron assiste à l'émission de radio de France Inter 7/9 à la Maison de la Radio à Paris, le 4 avril 2022. (AFP)
Le président français et candidat à la réélection du parti libéral La République en Marche (LREM) Emmanuel Macron assiste à l'émission de radio de France Inter 7/9 à la Maison de la Radio à Paris, le 4 avril 2022. (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 04 avril 2022

Apprentissage à 12 ans: Macron accuse Mélenchon de «relayer une fake news»

  • Le programme d’Emmanuel Macron prévoit que les entreprises viennent une demi-journée par semaine dans les collèges, dès la 5e, pour présenter aux collégiens des métiers
  • En meeting à Toulouse, Mélenchon avait lancé sur ce sujet: «Comment a-t-il pu imaginer envoyer un gosse de 12 ans à l'apprentissage?»

PARIS: Emmanuel Macron a accusé lundi son concurrent LFI Jean-Luc Mélenchon d'avoir "relayé une fake news" en ayant affirmé que le président-candidat voulait "envoyer un gosse de 12 ans à l'apprentissage", ce qu'il a démenti catégoriquement.


"Jamais je n'ai dit qu'à 12 ans il fallait mettre des jeunes en apprentissage, c'est un scandale de dire ça!", s'est écrié Emmanuel Macron sur France Inter. "J'ai dit qu'à 12 ans il fallait permettre à des enfants de connaître des métiers" en faisant venir "des régions et des entreprises quelques heures" dans les collèges, a-t-il martelé.


Le programme d’Emmanuel Macron prévoit que les entreprises viennent une demi-journée par semaine dans les collèges, dès la 5e, pour présenter aux collégiens des métiers, notamment "des métiers techniques et manuels" ou "les métiers de demain", avec l'objectif que les formations "correspondent aux besoins" du monde du travail.


En meeting à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon avait lancé sur ce sujet: "Comment a-t-il pu imaginer envoyer un gosse de 12 ans à l'apprentissage? Quoi qu'il arrive cela n'aura pas lieu, car les conventions internationales signées par la France interdisent qu'on envoie au travail un enfant avant la fin de la scolarité obligatoire, et en France c'est 16 ans".


"Et il ose parler de #fakenews ? Imposteur !", a riposté sur Twitter le député LFI Bastien Lachaud à l'endroit d'Emmanuel Macron : "Il a déjà fait #Parcoursup et la réforme du #bac, et il s'imagine qu'on ne le voit pas venir ?"


France et Suriname renforcent leur coopération judiciaire

Le ministre français de la Justice Eric Dupond-Moretti et le ministre de la Justice et de la Police du Suriname Kenneth Amoksi (Photo, AFP).
Le ministre français de la Justice Eric Dupond-Moretti et le ministre de la Justice et de la Police du Suriname Kenneth Amoksi (Photo, AFP).
Short Url
  • Petit pays de 600 000 habitants, le Suriname a été régulièrement accusé d'être une plaque tournante du trafic de drogue
  • Les deux ministres ont aussi salué l'accord de coopération policière signé en 2006

PARAMARIBO, Suriname: La France et le Suriname, petit pays d'Amérique du sud qui partage 520km de frontière avec la Guyane française, ont renforcé leur coopération judiciaire à la faveur d'une visite à Paramaribo du ministre Français de la Justice Eric Dupond-Moretti.

"C'est un nouvel élan. Il est important que nos deux pays travaillent de façon plus proches, que les informations s'échangent de façon plus fluide", a affirmé le garde des Sceaux.

Les deux pays ont signé un addendum à "l'accord d'entraide judiciaire pénal entre les deux pays" pour "lutter contre l'orpaillage, qui est un fléau qui cause des dégâts considérables à l'environnement (...) et le trafic de stupéfiants", a précisé M. Dupond-Moretti.

"Je me félicite de sentir ici l'envie de lutter plus efficacement contre le trafic de drogue, contre la corruption et les atteintes environnementales que créent l'orpaillage", a-t-il lancé.

Des "groupes de travail mixtes" ont été mis en place et "nous avons envisagé des groupes de travail pour le transfèrement des détenus", a ajouté le ministre français.

"C'est une visite importante car elle nous permet de renforcer la coopération dans la zone frontalière en matière de justice et de sécurité", a quant à lui déclaré le ministre surinamais des Affaires étrangères Albert Ramdin, se félicitant d'un "regain d'engagement" de la France.

Les deux ministres ont aussi salué l'accord de coopération policière signé en 2006, qui entre en vigueur officiellement le 1er octobre 2022.

Selon le ministre surinamien de la Justice et de la Police, Kenneth Amoksi, les policiers aux frontières travaillent déjà en étroite collaboration et effectuent fréquemment des patrouilles frontalières conjointes. Le traité prévoit qu'une partie peut accompagner l'autre en tant qu'observateur à au moins 2 kilomètres à l'intérieur des terres.

Les deux pays ont aussi convenu d'intensifier la coopération en matière de détention, notamment en travaillant à la réinsertion des délinquants afin de prévenir la récidive.

"Au moins 15% des prisonniers dans les prisons françaises sont Surinamais", a indiqué M. Amoksi, ajoutant qu'il se rendrait prochainement à Cayenne pour des discussions sur le transfèrement de prisonniers surinamais prêts à purger leur peine dans leur pays.

Petit pays de 600.000 habitants, le Suriname a été régulièrement accusé d'être une plaque tournante du trafic de drogue dont une partie transiterait par ses ports vers l'Europe.

Comme au Brésil, en Guyane française et au Guyana, de nombreux orpailleurs opèrent dans ce pays de manière clandestine ou sans respecter les législations sur l'environnement.


Affrontements jeudi soir dans le centre de Rennes, 4 interpellations

Philippe Astruc , Procureur de la République à Rennes (Photo, AFP).
Philippe Astruc , Procureur de la République à Rennes (Photo, AFP).
Short Url
  • La maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a condamné les événements de jeudi soir
  • «Il y a eu quatre interpellations, des dégradations et une barricade dressée»

RENNES: Des affrontements ont éclaté jeudi soir dans le centre de Rennes lors d'une manifestation non déclarée de l'ultra gauche, aboutissant à quatre arrestations, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture, du parquet et de la mairie.

Jeudi soir, "200 manifestants environ étaient présents dans le centre de Rennes, il y a eu quatre interpellations, des dégradations et une barricade dressée. Le préfet condamne ces violences", a indiqué la préfecture d'Ille-et-Vilaine vendredi matin à l'AFP.

Philippe Astruc, procureur de la République à Rennes, a précisé que les quatre jeunes hommes, nés en 2002, 2003, 2004 et 2007, avaient été placés en garde à vue "pour des faits notamment de violences avec arme sur personnes dépositaires de l’autorité publique et participation à un attroupement armé".

"Trois policiers ont été légèrement blessés dans les affrontements qui font suite à la volonté des policiers de mettre fin à un tapage au square Ligot (dans le centre, ndlr) à Rennes après avoir été sollicités vers 22H30 par des riverains", a indiqué M. Astruc à l'AFP.

Vendredi soir, le procureur a précisé les suites judiciaire pour les quatre interpellés, parmi lesquels figure "un  mineur, sans antécédent".

Ce dernier s’est vu délivrer une convocation devant le tribunal pour enfants le 10 novembre "pour des faits d’outrages à personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion, port d’arme de catégorie D et participation à un groupement armé".

"Il a reconnu les faits reprochés", a ajouté le magistrat.

"Un majeur SDF de nationalité roumaine, a reconnu avoir jeté des cannettes sur les fonctionnaires de police et avoir ramassé des poubelles pour que les autres manifestants y mettent le feu", a expliqué M. Astruc.

"Il est poursuivi devant le tribunal correctionnel le 10 août 2023 pour des faits de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, de participation à un attroupement armé et de complicité de destruction par moyen dangereux", a ajouté le procureur.

"Il était en train de s’alcooliser lorsque les violences ont débuté et a décidé d’y prendre part", a poursuivi M. Astruc précisant que "deux autres gardes à vue de deux étudiants ont été levées pour poursuite d’enquête, des vérifications étant nécessaires".

Cette manifestation non déclarée s'est déroulée le jour de rassemblements, à l'appel de la CGT, FSU et Solidaires et d'organisations de jeunesse, pour réclamer des hausses de salaires et donner un coup de semonce sur les retraites, au moment où l'exécutif précise sa méthode pour réformer.

La maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a condamné les événements de jeudi soir.

"Je condamne les violences insupportables et les dégradations commises par un groupe de casseurs cette nuit dans le centre-ville de Rennes", a indiqué la maire dans un communiqué transmis à l'AFP, adressant son "soutien aux trois agents de police qui ont été blessés".

De source policière, des manifestants ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont répliqué en utilisant des grenades lacrymogènes. Une dizaine de fusées de feu d'artifice en tirs tendus de mortiers ont visé les policiers. La situation est retournée au calme vers 01H00 du matin dans la capitale bretonne.

Vendredi matin, des traces de brasier étaient encore visibles sur cette place tout comme sur la place de la mairie, a constaté un journaliste de l'AFP, ainsi que des tags hostiles à la police ou appelant à la violence.


Ukraine: Macron «condamne fermement l’annexion illégale» de quatre régions par la Russie

Emmanuel Macron condamne l'annexion illégale par la Russie de quatre régions ukrainiennes, selon l'Élysée. (AFP).
Emmanuel Macron condamne l'annexion illégale par la Russie de quatre régions ukrainiennes, selon l'Élysée. (AFP).
Short Url
  • «Le Président de la République condamne fermement l’annexion illégale par la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson»
  • «La France s’y oppose et se tient aux côtés de l’Ukraine pour faire face à l’agression de la Russie et recouvrer sa pleine souveraineté sur l'ensemble de son territoire», réagit l'Elysée

PARIS : Emmanuel Macron a condamné vendredi "fermement l'annexion illégale" par la Russie de quatre régions d'Ukraine, qui représente "une violation grave du droit international", a indiqué la présidence française.

"Le Président de la République condamne fermement l’annexion illégale par la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson. Il s’agit là d’une grave violation du droit international comme de la souveraineté ukrainienne. La France s’y oppose et se tient aux côtés de l’Ukraine pour faire face à l’agression de la Russie et recouvrer sa pleine souveraineté sur l'ensemble de son territoire", réagit l'Elysée après la signature par le président Vladimir Poutine de cette annexion.