En Asie du Sud, les musulmans savourent la douce rupture du jeûne du ramadan

Sur cette photo prise le 3 avril 2022, des vendeurs ambulants attendent des clients sur un stand de nourriture dans un marché, le premier jour du mois de jeûne sacré du Ramadan à Dacca, au Bangladesh. (AFP).
Sur cette photo prise le 3 avril 2022, des vendeurs ambulants attendent des clients sur un stand de nourriture dans un marché, le premier jour du mois de jeûne sacré du Ramadan à Dacca, au Bangladesh. (AFP).
Short Url
Publié le Lundi 04 avril 2022

En Asie du Sud, les musulmans savourent la douce rupture du jeûne du ramadan

  • Le vieux marché de Chawkbazar, à Dacca, capitale du Bangladesh, est un lieu de rencontres nocturnes durant le ramadan, avec ses centaines d'échoppes d'alimentation et de stands ouverts pour l'occasion
  • En Inde, dans la capitale New Delhi, à la grande mosquée Jama Masjid, l'un des plus importants lieux de culte du pays, on vient savourer des dattes et des brioches sucrées, avec des infusions de noix de coco ou de cerises

DACCA: Les mosquées et les marchés grouillent de gens attirés par l'odeur des sucreries et le fumet des mets épicés dans les pays d'Asie du Sud où plus d'un demi-milliard de musulmans rompent le jeûne du ramadan après la tombée du jour. 

Le jeûne est une lutte spirituelle contre la tentation des plaisirs terrestres mais l'heure du repas nocturne, l'"iftar", est une fête pour les familles qui se réunissent. Les activités sociales sont traditionnellement intenses. 

Le vieux marché de Chawkbazar, à Dacca, capitale du Bangladesh, est un lieu de rencontres nocturnes durant le ramadan, avec ses centaines d'échoppes d'alimentation et de stands ouverts pour l'occasion, proposant de la viande grillée et des mets traditionnels. 

Des foules ont inondé le quartier dimanche pour la première fois depuis le début de la pandémie de coronavirus. 

"Je suis tellement heureux de voir les gens ici", a déclaré Ramzan Ali, qui cuisine des brochettes de caille sur le marché depuis quatre décennies, rappelant que ces "deux dernières années ont été douloureuses". 

Les classiques "pakoras" (beignets) et soupes de lentilles, mais aussi des kebabs de testicules de taureau ou de cervelle de chèvre frite, sont proposés entre autres viandes rôties et recettes à base de légumes. 

Frugal Afghanistan

Les musulmans pakistanais profitent aussi de la levée des restrictions sur les rassemblements publics depuis quelques semaines. 

Les mosquées sont éclairées par des lanternes et les marchés voisins s'animent de promeneurs venus goûter des pâtisseries grasses et sucrées, et faire des provisions destinés aux pauvres, les musulmans étant aussi invités à pratiquer l'aumône pendant le ramadan. 

En Inde, dans la capitale New Delhi, à la grande mosquée Jama Masjid, l'un des plus importants lieux de culte du pays, on vient savourer des dattes et des brioches sucrées, avec des infusions de noix de coco ou de cerises. 

Des soirées moins fastes sont organisées en Afghanistan, où la population souffre d'une crise humanitaire aiguë depuis le des troupes américaines en 2021, suivi du retour au pouvoir des talibans. 

Le plat de rupture du jeûne le plus populaire est le "kabuli pulao", riz safrané avec des fruits secs, dont des raisins noirs. 

Des pickles épicés spéciaux et des "jalebis", boules de pâte frites trempées dans un sirop, régalent les familles.

Mais pour beaucoup, les dépenses cette année ont été réduites au minimum en raison de la pénurie alimentaire que subit le pays. 

Shahbuddin, un habitant de Kaboul, se plaint que "les prix des denrées alimentaires (aient) tellement augmenté pendant le ramadan". 

L'islam est la deuxième religion en Asie du Sud après l'hindouisme. La région abrite environ un tiers des musulmans du monde. 


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.