Qui paiera les dettes du Liban ?

Un homme se dirige vers la Banque du Liban (Photo, AP).
Un homme se dirige vers la Banque du Liban (Photo, AP).
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Publié le Mardi 05 avril 2022

Qui paiera les dettes du Liban ?

  • Le vice-Premier ministre libanais annonce que l’État et la BDL sont en faillite
  • Un haut fonctionnaire de la Banque mondiale met en garde contre une «situation économique désastreuse»

BEYROUTH: Selon le vice-Premier ministre libanais, l'État et la Banque du Liban sont en faillite.
«L’État est en faillite...tout comme la Banque du Liban», a déclaré Saadé Chami lundi. «Il y a eu des pertes, et nous chercherons à les réduire pour [aider] le peuple.»
«La répartition des pertes sera imputée aux acteurs concernés, à savoir l'État, la BDL, les banques et les déposants», a-t-il poursuivi.
«Nous ne pouvons pas vivre dans le déni. Il est impossible d’autoriser les retraits à toutes les personnes qui ont des dépôts en banque», a-t-il indiqué.
Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) négocie actuellement avec le gouvernement libanais un plan de redressement financier.
Plusieurs  groupes d'économistes libanais ont émis des réserves quant au plan présenté au FMI qui impliquerait de soulager l'État de sa responsabilité et d'imposer aux épargnants et aux banques de régler la dette. Cette mesure se traduirait selon eux par de lourdes pertes pour l'économie et la société libanaises.
Après s'être entretenus avec Ernesto Ramirez-Rigo, chef de la mission du FMI, ces groupes ont affirmé que l'argent des épargnants avait été gaspillé à cause de la fixation du taux de change, des différences de taux d'intérêt et des dépenses de l'État.
Les économistes ont enjoint à ne pas se cantonner à des «solutions faciles, qui consistent à adopter une méthode comptable qui élimine les pertes sans aucune considération particulière.»
Ils ont également insisté sur la nécessité de préserver les droits des épargnants ainsi que la pérennité du système bancaire.
Pour Saroj Kumar Jha, directeur régional pour le Moyen-Orient de la Banque mondiale, «la situation économique du Liban est désastreuse. Le ralentissement économique a atteint environ 60% depuis 2021.»
Il s'exprimait lors de la quatrième réunion du cadre de Réforme, de Redressement et de Reconstruction du Liban (3RF) avec le Premier ministre libanais Najib Mikati.
«Si le programme national de réforme n'est pas bien mis en œuvre, cela constituera une plus grande contraction de l'économie et entraînera une détérioration plus grave encore des conditions économiques et sociales», a également averti Jha.
Il a rappelé qu'il était urgent d'avoir un «plan de réforme comprenant un programme financier, le remboursement de la dette, la restructuration du secteur financier et bancaire ainsi que le développement des systèmes de protection sociale.»
Dans un contexte de crise économique, le délai de dépôt des listes électorales concurrentes pour les élections législatives du 15 mai a expiré lundi à minuit.
Plus de 77 listes ont été enregistrées et les analystes politiques attendent de voir si le Parlement adoptera le projet de loi sur le contrôle des capitaux avant les prochains scrutins.
Entre temps, les répercussions de la crise économique se font sentir à grande échelle. Les diplomates libanais à l'étranger n'ont pas reçu leur salaire en dollars le mois dernier, alors que la livre libanaise continue de perdre de sa valeur.
Les syndicats des professions libérales ont organisé un rassemblement de solidarité avec les professeurs de l'Université libanaise (UL) devant le Musée national à Beyrouth.
Interrogé par Arab News, l'un des membres de l'UL a dit que le salaire d'un professeur universitaire ne dépassait plus 150 dollars, alors que les professeurs de l'enseignement public touchent 180 dollars parce qu'ils bénéficient d'une aide étrangère.
Par ailleurs, le budget de l'université a été réduit à 17 millions de dollars environ (15,5 millions d'euros), alors qu'il s'élevait auparavant à 240 millions de dollars (218,7 millions d'euros), selon le même interlocuteur.
L'activité pédagogique de l'université est d'ailleurs interrompue depuis trois semaines en raison des grèves menées par les professeurs et les autres employés pour protester contre la suppression de l'assurance sociale et médicale résultant de l'effondrement de la monnaie nationale et de la dollarisation du secteur hospitalier.
Les professeurs se sont également plaints de l'ingérence flagrante des politiciens qui désignent les doyens de l'université en fonction de quotas sectaires et politiques.
D’autre part, les montagnes d'ordures qui s'accumulent dans de nombreux quartiers de Beyrouth en raison de la grève des travailleurs de la société City Blue illustrent également la faillite de l'État.
Cette grève est en effet la conséquence d'un retard dans le règlement des salaires depuis que la Banque du Liban a cessé de payer les cotisations de l'entreprise l'année dernière.
La femme de l'un des grévistes s'est plainte sur les réseaux sociaux que les travailleurs n'étaient pas en mesure de subvenir aux besoins de leur famille.
Plusieurs municipalités dans le sud de Beyrouth ont sollicité l'aide du Hezbollah pour enlever les ordures qui couvrent les rues.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)