Un média algérien crée la polémique pour avoir interviewé Zemmour

Le candidat présidentiel du parti d'extrême droite français Eric Zemmour s'adresse aux partisans du parti à Paris le 10 avril 2022 (Photo, AFP).
Le candidat présidentiel du parti d'extrême droite français Eric Zemmour s'adresse aux partisans du parti à Paris le 10 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 11 avril 2022

Un média algérien crée la polémique pour avoir interviewé Zemmour

  • Face à la polémique suscitée par cette interview, la chaîne Berbère Tv s’est justifié
  • Le média algérien a offert au candidat français d’extrême droite une tribune

PARIS : Suite à la parution d’un entretien avec Eric Zemmour, Berbère télévision ou Berbère Tv, une chaîne de télévision privée consacrée à la communauté Amazigh algérienne, de nombreux téléspectateurs et internautes ont exprimé leur mécontentement et leur incompréhension face à ce choix de reportage qu’ils jugent « inapproprié et mal venu ». 

En effet, il y a deux jours de cela, le média algérien a offert au candidat français d’extrême droite une tribune afin de s’exprimer sur son programme présidentiel. Notamment en ce qui concerne les berbères et leur avenir en France.

Loin de ses propos provocateurs et xénophobes habituels, le candidat à l’Élysée s’est tout d’abord montré lisse, et a abordé un thème récurent de sa campagne : l’assimilation.

Il affirme au journaliste venu le questionner que  «les premières vagues d’immigrés venues pour travailler en France d’Algérie dans les années 1960 furent essentiellement les Berbères, ce sont des gens qui ont travaillé et qui, effectivement, se sont assimilés à la culture française, se sont approprié l’histoire de France, exactement comme ma famille ». 

En participant à cette interview, le chef de parti Reconquête, dont les espoirs de devenir président ont été réduit à l’état de poussière avec à peine 7% des voix, s’échinait à collecter les votes des immigrés Amazighs résidant en France, lui-même étant d’origine Nord africaine. Et de rappeler, « Pour les Berbères, la France a été un libérateur de la colonisation arabe ou ottomane, il ne faut jamais oublier cela». 

Eric Zemmour avait de plus, promis que s'il devenait chef d’état, son premier voyage présidentiel sera dans les pays du Maghreb afin de renégocier certains accords. Ainsi, il entend « supprimer tous les accords privilégiés, par exemple le fameux accord franco-algérien de 1968 qui facilite l’immigration en France, tout ça doit être supprimé, la période est passée, nous ne sommes plus dans l’après-indépendance », a-t-il expliqué. 

Ce dernier a également abordé la question de l’immigration clandestine, exhortant les gouvernements maghrébins à «  reprendre leurs clandestins et leurs délinquants, qui sont leurs ressortissants. Je ne comprends même pas qu’ils ne le fassent pas ; signer les fameux laissez-passer pour les reprendre chez eux, ça me paraît le moindre respect pour la France ». Avant d’ajouter du, ton menaçant  « S’ils ne le font pas, la France usera de ses moyens de pression, ce qu’elle ne fait jamais ». 

Droit de réponse 

« Quel Berbère qui se respecte, est d’accord avec cet individu ? », « Berbère télévision fait du larbinisme » ou encore « J’en reviens que vous donnez de la visibilité à cette personne »… Les réseaux sociaux de la chaîne télévisée sont depuis deux jours inondés de messages d’indignation face au choix, peu ordinaire, de donner la parole à un candidat qui a toujours ouvertement exprimé son mépris à l’égard de l’Algérie. 

Face à la polémique suscitée par cette interview, la chaîne Berbère Tv à rendu public, ce dimanche 10 avril, un communiqué de presse où elle explique et justifie ce choix de reportage. 

Dans cette déclaration écrite, le média explique que « cette invitation s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale. Berbère télévision est une société de droit français, donc régie par les lois qui encadrent ce scrutin et exige la parité dans le temps de parole durant toute la campagne électorale. »

Donc ce même contexte, Berbère TV assure avoir adressé des invitations aux douze candidats à la présidentielle. Lesquels auraient tous répondu favorablement. 

« Certains sont venus en personne comme Jean Lassalle et Eric Zemmour. Valérie Pécresse devait être sur le plateau de Berbère télévision également, mais suite à sa contamination à la COVID, l’émission a dû être annulée. Tous les autres ont envoyé des représentants qui ont défendu leurs programmes devant nos caméras. »

La chaîne télévisée privée s’est par ailleurs, défendu en invoquant la liberté de la presse et en en rappelant que « tous les propos tenus par les candidats ou leurs représentants n’engagent en rien Berbère Télévision. Comme dans tout ce que nous entreprenons, nous ne tenons que notre rôle de média ouvert au débat politique contradictoire et à l’éclairage de l’opinion ». 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.