Tunisie: des tapis à partir de fripes, un savoir-faire écologique avant l'heure

Une vendeuse arrange des tapis tissés par des femmes dans l'oasis de Nefta, dans le sud-ouest de la Tunisie, dans un magasin géré par Shanti, une entreprise sociale qui aide les artisans de tout le pays d'Afrique du Nord, dans la capitale Tunis, le 15 avril 2022.  (Fethi Belaid/AFP)
Une vendeuse arrange des tapis tissés par des femmes dans l'oasis de Nefta, dans le sud-ouest de la Tunisie, dans un magasin géré par Shanti, une entreprise sociale qui aide les artisans de tout le pays d'Afrique du Nord, dans la capitale Tunis, le 15 avril 2022. (Fethi Belaid/AFP)
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Publié le Dimanche 17 avril 2022

Tunisie: des tapis à partir de fripes, un savoir-faire écologique avant l'heure

  • «J'ai appris à tisser toute petite avec ma mère, des couettes ou des kashabiyas (jellabas)», raconte Najet, 52 ans. Aujourd'hui, elle se consacre aux kilims
  • Au début, M. Baccouche a essuyé des moqueries: «cet art populaire» de recyclage des fripes était qualifié de «travail de vieilles dames»

NEFTA, Tunisie : Najet effiloche un jean qui sera bientôt un tapis design: le savoir-faire traditionnel, écologique avant l'heure, des mères tunisiennes consistant à recycler les fripes, est au cœur d'un projet social et solidaire qui a essaimé dans tout le pays.

«J'ai appris à tisser toute petite avec ma mère, des couettes ou des kashabiyas (jellabas)», raconte Najet, 52 ans. Aujourd'hui, elle se consacre aux kilims: «je gagne bien ma vie et je travaille chez moi».

C'est son neveu, Mehdi Baccouche, un Franco-Tunisien de 33 ans, qui a eu l'idée en 2014 de lui commander des tapis pour des amis. De simple page sur Facebook («El Mensej», le métier à tisser), le projet a grossi, donnant naissance en 2016 à l'association Shanti qui achète les tapis à l'avance et se charge de la revente.

Aujourd'hui, il fait vivre ou apporte un revenu à 12 artisanes de l'oasis pauvre de Nefta, à 500 km au sud de Tunis.

En insérant la laine dans la trame, Najet montre les motifs avec fierté: «cela sort de mon imagination, j'ai préparé des lignes de couleurs et ils (Shanti) les ont acceptées».

Les vieux bonnets ou chaussettes qui lui servent de matière première pour un beau tapis noir, beige et or, proviennent de fripes du marché local.

Shanti a aussi ouvert à Nefta une mercerie où les artisanes s'approvisionnent gratuitement en pelotes multicolores, issues de vêtements d'occasion ou d'invendus d'industriels. Pas de risque de pénurie: le secteur textile tunisien compte 1.600 fabricants, sous-traitants de marques européennes.

- Un regard différent -

Selon Fatima Alhamal, 25 ans, accompagnatrice pour Shanti à Nefta, la mercerie «fait une énorme différence»: avant, «les artisanes devaient trouver et payer toute la matière première, gagnant 40 ou 50 dinars (12 à 15 euros) avec un kilim».

Chaque tapis standard (1,80 m sur 2) leur rapporte désormais 120 dinars.

L'association améliore aussi leur espace de travail, par exemple en installant l'air conditionné dans cette région torride l'été.

Grâce à leur activité, ces femmes voient aussi leur rôle social revalorisé: «les gens les regardent différemment» et des formations avec des designers leur apportent une ouverture sur l'extérieur, selon Fatima.

Au début, M. Baccouche a essuyé des moqueries: «cet art populaire» de recyclage des fripes était qualifié de «travail de vieilles dames».

«Ca a été important de démontrer qu'on peut être une dame qui n'a pas fait d'études, ne sait pas utiliser internet, mais qui peut avoir une activité et en vivre», souligne-t-il, rappelant le faible taux d'occupation des femmes dans le sud.

L'association commande au maximum quatre tapis par mois par femme pour éviter toute surcharge, et veille à ce que le travail «ne soit pas trop bouleversant pour l'équilibre familial».

L'argent des tapis n'est pas versé en liquide mais sur des comptes postaux à leur nom. Pour éviter que leur mari ne les charge de «payer les courses, l'électricité ou la scolarité des enfants», selon M. Baccouche.

- «Au goût du jour» -

En capitalisant sur «ces apprentissages opérés chemin faisant», Shanti a appliqué son système de pré-achat à d'autres produits de l'artisanat, proposés dans une boutique solidaire à Tunis: «L'Artisanerie».

Cet espace héberge aussi les créateurs et les coordinateurs, qui accompagnent de plus en plus d'artisans d'autres régions comme Ain Draham (ouest) pour des meubles en rotin, Tabarka (nord) pour la poterie ou Mahdia (est) pour la broderie.

En quatre ans, 200 artisans ont trouvé des débouchés pour leurs créations et 60 travaillent au quotidien pour L'Artisanerie.

«On essaye de montrer qu'on peut faire du 100% tunisien, avec des matières premières et savoir-faire tunisiens, mais un design adapté au goût du jour», souligne M. Baccouche.

Les articles «co-créés» par Shanti avec les artisans sont vendus aux «Tunisiennes amatrices de déco» ou expédiés à l'étranger. Des institutions et entreprises passent aussi de grosses commandes (164 tapis en jean recyclé l'an passé pour Indigo, fournisseur de Mango ou Zara).

«C'est toute une chaîne de production et logistique éco-responsable qu'on essaie de mettre en place», explique M. Baccouche.

Pour le moment, les ventes ne couvrent pas les charges, d'où la nécessité pour Shanti d'être aidée par des partenaires comme Oxfam ou le Danemark. D'autant que l'incubateur vient d'étendre ses projets à l'agriculture durable et l'écotourisme.


Israël accusé de vouloir étendre Jérusalem vers la Cisjordanie

Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967. (AFP)
Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967. (AFP)
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  • Ces mesures ont été qualifiées d'"illégales" par l'ONU et nombre de capitales arabes et occidentales, alors que la croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée atteint un niveau record
  • Le ministère de la Construction et du Logement a annoncé le 3 février un projet d'extension vers l'ouest de la colonie de Geva Binyamin, ou Adam, située en Cisjordanie occupée, qui aboutirait à la création d'un nouveau quartier en bordure de Jérusalem-Est

JERUSALEM: Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967, à l'heure où les critiques se multiplient face à une annexion rampante du territoire.

Ce projet, encore au stade initial, a été publié début février alors que différentes mesures gouvernementales visant à renforcer le contrôle israélien sur la Cisjordanie font redouter une annexion par Israël de ce territoire palestinien.

Ces mesures ont été qualifiées d'"illégales" par l'ONU et nombre de capitales arabes et occidentales, alors que la croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée atteint un niveau record.

Le ministère de la Construction et du Logement a annoncé le 3 février un projet d'extension vers l'ouest de la colonie de Geva Binyamin, ou Adam, située en Cisjordanie occupée, qui aboutirait à la création d'un nouveau quartier en bordure de Jérusalem-Est, la partie de la ville sainte occupée et annexée par Israël en 1967 après la conquête de la Cisjordanie.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, dont l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, la capitale du futur Etat auquel ils aspirent.

Un projet "symbolique" 

Le nouveau projet, selon le ministère, prévoit la construction de "2.780 unités de logement et une vaste modernisation des infrastructures" dans le cadre de l'extension de Geva Binyamin, pour un montant d'environ 120 millions de shekels (33 millions d'euros).

Mais selon l'ONG La Paix maintenant, opposée à la colonisation, ce projet reviendrait à "une extension" pure et simple de Jérusalem en Cisjordanie, sans précédent depuis 1967.

"Le nouveau quartier sera partie intégrante de la ville de Jérusalem et en particulier de la colonie de Neve Yaakov, construite dans le nord de Jérusalem", a expliqué mardi à l'AFP Lior Amihai, directeur exécutif de La Paix maintenant.

"Ce qui est unique dans ce cas, c'est que le quartier sera relié directement à Jérusalem (...) mais se trouvera intégralement sur le territoire de la Cisjordanie, adjacent à Jérusalem", a-t-il ajouté, en voyant dans ce projet une dimension "symbolique".

"Tout changement touchant à Jérusalem est sensible, pour l'opinion israélienne mais aussi pour les Palestiniens", souligne-t-il.

"Comme des habitants de Jérusalem" 

Aviv Tatarsky, un chercheur de l'ONG Ir Amim, qui travaille sur la place de Jérusalem dans le conflit israélo-palestinien, affirme lui aussi que ce projet équivaut dans les faits à une expansion de la ville.

"Si des gens y vivent, ils vivront là comme des habitants de Jérusalem", a-t-il déclaré à l'AFP. "Dans la pratique, ce n'est pas la colonie qui sera étendue, mais Jérusalem".

A l'heure où une annexion formelle reste difficilement réalisable, "il est beaucoup plus facile de créer une situation de fait sur le terrain", ajoute le chercheur.

La Paix maintenant a souligné, dans un communiqué illustré par une carte, que le nouveau quartier serait séparé de la colonie d'Adam par le mur érigé par Israël dans les années 2000, qui longe la quasi-totalité de la frontière avec la Cisjordanie mais dont le tracé à cet endroit ne suit pas exactement la limite administrative et dévie vers l'est en contournant une colline.

Il n'existera donc "aucune connexion territoriale" entre la nouvelle colonie et celle d'Adam, ajoute l'ONG.

Hormis Jérusalem-Est, plus de 500.000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.

La colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, de gauche comme de droite depuis 1967. Elle s'est nettement intensifiée sous l'actuel gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023.

L'expansion de la colonisation juive en Cisjordanie est considérée par l'ONU, avec la poursuite des violences entre populations locales palestiniennes, colons juifs et armée israélienne, comme l'un des principaux obstacles à la résolution du conflit israélo-palestinien.

La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport de l'ONU.


Syrie: les autorités évacuent le camp de proches de jihadistes d'al-Hol

Les autorités syriennes ont commencé à transférer mardi les habitants restants du camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus. (AFP)
Les autorités syriennes ont commencé à transférer mardi les habitants restants du camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus. (AFP)
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  • Selon un responsable gouvernemental ayant requis l'anonymat, les autorités ont commencé à transférer les familles d'al-Hol vers le camp d'Akhtarin, au nord d'Alep
  • Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie, était contrôlé par les forces kurdes jusqu'à fin janvier. Elles s'en sont retirées sous pression militaire du pouvoir central, qui a ensuite repris la main

DAMAS: Les autorités syriennes ont commencé à transférer mardi les habitants restants du camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus.

"L'évacuation a commencé aujourd'hui", a déclaré à l'AFP le responsable intérimaire du camp, Fadi al-Qassem, ajoutant: "le camp va être entièrement évacué d'ici une semaine, et il ne restera personne".

"Nous avons évalué les besoins du camp et avons constaté qu'il manquait les conditions essentielles pour y habiter, et avons donc décidé en urgence de transférer" la population vers "des camps existants à Alep", a-t-il ajouté.

Selon un responsable gouvernemental ayant requis l'anonymat, les autorités ont commencé à transférer les familles d'al-Hol vers le camp d'Akhtarin, au nord d'Alep.

Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie, était contrôlé par les forces kurdes jusqu'à fin janvier. Elles s'en sont retirées sous pression militaire du pouvoir central, qui a ensuite repris la main.

Entre temps, des milliers de femmes et d'enfants de jihadistes étrangers se sont enfuis du camp qui abritait quelque 24.000 personnes, dont environ 6.300 étrangers, pour une destination inconnue.

Des sources humanitaires et des témoins avaient indiqué la semaine dernière à l'AFP que l'Annexe, une section de haute sécurité du camp où étaient détenues les familles de jihadistes étrangers, était désormais presque vide.

L'Annexe comptait des familles de 42 nationalités, dont un grand nombre originaires de Russie, du Caucase et des républiques d'Asie centrale, que leurs pays respectifs refusent de rapatrier.

"Diminution significative" 

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a constaté "une diminution significative du nombre de résidents dans le camp d'Al-Hol au cours des dernières semaines", a précisé sa porte-parole Céline Schmitt.

"Il reste important que le gouvernement puisse identifier les ressortissants étrangers partis afin que les processus de rapatriement appropriés puissent être poursuivis", a-t-elle souligné, précisant que le HCR avait aussi été informé par les autorités du plan de transfert vers le camp d'Akhtarin.

Les forces kurdes avaient été le fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, avec l'appui de la coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis. Elles avaient incarcéré des milliers de jihadistes dans des prisons, et placé leurs familles dans des camps.

Après la prise de contrôle par les forces gouvernementales de vastes pans du nord et du nord-est de la Syrie et le retrait des Kurdes, les Etats-Unis ont transféré plus de 5.700 jihadistes de 61 nationalités vers l'Irak voisin.

Parmi eux figurent 3.543 Syriens, 467 Irakiens et 710 ressortissants d'autres pays arabes, ainsi que plus de 980 autres étrangers, notamment des Européens (Allemagne, Pays-Bas, France, Belgique, entre autres), des Américains et des Australiens.

Ces détenus transférés en Irak "risquent la disparition forcée, des procès inéquitables, la torture, les mauvais traitements et des violations du droit à la vie", a prévenu mardi Human Rights Watch dans un communiqué.

Les forces kurdes gardent pour le moment le contrôle d'un camp plus petit, Roj, où sont détenus des proches de jihadistes, pour la plupart des étrangers dont des Occidentaux, parmi lesquels des Français.

Lundi, les autorités kurdes avaient libéré 34 Australiens, proches de jihadistes, mais ils ont dû revenir dans ce camp en raison d'un problème de papiers. L'Australie a affirmé qu'elle ne leur fournirait aucune aide.


Un imam de la mosquée Al-Aqsa affirme qu'Israël lui a refusé l'accès

Des centaines de milliers de fidèles palestiniens sont attendus sur l'esplanade des Mosquées, où se trouve la mosquée, durant le mois de jeûne musulman de ramadan qui doit commencer cette semaine. (AFP)
Des centaines de milliers de fidèles palestiniens sont attendus sur l'esplanade des Mosquées, où se trouve la mosquée, durant le mois de jeûne musulman de ramadan qui doit commencer cette semaine. (AFP)
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  • "J'ai été interdit d'entrer dans la mosquée pendant une semaine et cette interdiction peut être reconduite", a déclaré à l'AFP l'imam, Cheikh Muhammad al‑Abbasi
  • L'imam a ajouté qu'il était revenu à Al‑Aqsa "il y a un mois après avoir passé un an à l'hôpital à la suite d'un grave accident de voiture"

JERUSALEM: L'un des principaux imams de la mosquée Al‑Aqsa de Jérusalem-Est a annoncé mardi que les autorités israéliennes lui avaient refusé l'entrée sur ce site, à quelques jours du début du ramadan.

"J'ai été interdit d'entrer dans la mosquée pendant une semaine et cette interdiction peut être reconduite", a déclaré à l'AFP l'imam, Cheikh Muhammad al‑Abbasi, précisant qu'aucune explication ne lui avait été donnée.

L'imam a ajouté qu'il était revenu à Al‑Aqsa "il y a un mois après avoir passé un an à l'hôpital à la suite d'un grave accident de voiture".

"Cette interdiction est une affaire grave pour nous, car notre âme est liée à Al-Aqsa. Al-Aqsa, c'est notre vie", a-t-il ajouté.

Des centaines de milliers de fidèles palestiniens sont attendus sur l'esplanade des Mosquées, où se trouve la mosquée, durant le mois de jeûne musulman de ramadan qui doit commencer cette semaine.

Le site, troisième lieu saint de l'islam, se trouve à Jérusalem-Est, la partie de la ville occupée et annexée par Israël en 1967. Si ce lieu saint musulman est administré par la Jordanie, Israël y impose des restrictions, notamment sur le nombre de fidèles pouvant y accéder ou leur âge.

Au coeur du conflit israélien palestinien, ce site très sensible, appelé Mont du Temple par les juifs, est aussi le lieu le plus sacré du judaïsme, bien que les juifs ne soient pas autorisés à y prier en vertu d'un statu quo datant de 1967.

La police israélienne avait annoncé lundi avoir recommandé une limite de 10.000 autorisations délivrées pour le ramadan à des Palestiniens de Cisjordanie occupée, qui ne peuvent se rendre à Jérusalem sans permis.

Le Gouvernorat de Jérusalem, une entité administrative  palestinienne n'exerçant qu'un rôle très limité dans la ville, avait de son côté dit avoir été informé que les permis ne seraient délivrés qu'aux hommes de plus de 55 ans et aux femmes de plus de 50 ans, comme cela avait été le cas en 2025.