Syrie: HRW appelle à sanctionner les attaques contre les civils à Idleb

Dans un rapport de 167 pages intitulé «Cibler la vie à Idleb», l'ONG a documenté 46 attaques aériennes et terrestres contre des infrastructures civiles à Idlib qui échappe encore à Damas. 
Dans un rapport de 167 pages intitulé «Cibler la vie à Idleb», l'ONG a documenté 46 attaques aériennes et terrestres contre des infrastructures civiles à Idlib qui échappe encore à Damas. 
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Publié le Jeudi 15 octobre 2020

Syrie: HRW appelle à sanctionner les attaques contre les civils à Idleb

  • Human Rights Watch a affirmé que l'offensive syro-russe contre les civils d'Idleb peuvent constituer des crimes contre l'humanité
  • «Les frappes de l'alliance syro-russe contre les hôpitaux, les écoles et les marchés d'Idleb témoignent d'un mépris impitoyable pour la vie civile»

BEYROUTH: Les attaques menées contre des cibles civiles lors d'une offensive syro-russe dans la région syrienne d'Idleb peuvent constituer des crimes contre l'humanité, a affirmé jeudi Human Rights Watch, appelant à des sanctions internationales contre les hauts commandants des opérations militaires. 

Dans un rapport de 167 pages intitulé «Cibler la vie à Idleb», l'ONG a documenté 46 attaques aériennes et terrestres contre des infrastructures civiles dans cette région du nord-ouest de la Syrie qui échappe encore à Damas. 

Ces attaques «s'apparentent à des crimes de guerre et peuvent constituer des crimes contre l'humanité», souligne HRW. 

Elles ont été menées par l'armée syrienne et son allié russe entre avril 2019 et mars 2020, tuant au moins 224 civils, ajoute l'ONG basée à New York, précisant qu'elles ne représentent qu'une fraction de l'ensemble des attaques menées contre la population civile pendant cette période.

«Les frappes de l'alliance syro-russe contre les hôpitaux, les écoles et les marchés d'Idleb témoignent d'un mépris impitoyable pour la vie civile», a déclaré Kenneth Roth, directeur de HRW. 

«Les attaques illégales récurrentes semblent faire partie d'une stratégie militaire délibérée visant à détruire les infrastructures civiles et à chasser la population, pour permettre au gouvernement syrien de reprendre le contrôle plus facilement», a-t-il ajouté. 

L'opération militaire contre Idleb, dernier bastion hostile au régime de Bachar al-Assad qui abrite trois millions d'habitants, a contraint environ un million de personnes à fuir la région. 

Une trêve conclue début mars a permis, dans une large mesure, de mettre fin aux hostilités.  

HRW s'est basée dans son rapport sur des entretiens avec plus de 100 victimes et témoins, ainsi que sur l'analyse d'images satellitaires et de centaines de photographies et vidéos prises sur les sites des attaques.   

L'organisation de défense des droits humains a appelé à une résolution des Nations unies, exhortant les Etats membres à imposer des sanctions ciblées contre les responsables de ces attaques meurtrières contre la population civile. 

L'ONG a nommé dix responsables civils et militaires syriens et russes au sommet de la chaîne de commandement, comme responsables des attaques contre les hôpitaux, les écoles et autres infrastructures civiles. 

«Des efforts internationaux concertés sont nécessaires pour démontrer qu'il y a des conséquences aux attaques illégales, pour dissuader contre d'autres atrocités à l'avenir et pour montrer que personne ne peut échapper, quel que soit son rang ou sa position, à l'obligation de rendre des comptes pour des crimes graves», a conclu M. Roth. 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.