Quinze ans après la disparition de Maddie, ses parents gardent espoir

Sur cette photo d'archive prise le 28 avril 2017, Kate (G) et Gerry (D) McCann, dont la fille Madeleine a disparu d'un appartement de vacances au Portugal en 2007, lors d'une interview avec Fiona Bruce de la BBC à Prestwold Hall à Loughborough. (AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 28 avril 2017, Kate (G) et Gerry (D) McCann, dont la fille Madeleine a disparu d'un appartement de vacances au Portugal en 2007, lors d'une interview avec Fiona Bruce de la BBC à Prestwold Hall à Loughborough. (AFP)
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Publié le Vendredi 22 avril 2022

Quinze ans après la disparition de Maddie, ses parents gardent espoir

  • Le ministère public portugais a annoncé jeudi soir la mise en examen à sa demande d'un suspect en Allemagne, sans préciser son identité ou la nature des soupçons qui pèsent sur lui
  • Madeleine McCann, aussitôt désignée par la presse britannique sous le surnom de "Maddie", avait disparu le 3 mai 2007, peu avant son quatrième anniversaire

LONDRES: Presque quinze ans après la disparition de la Britannique Madeleine McCann dans le sud du Portugal, ses parents ont salué l'annonce par la justice portugaise de la mise en examen d'un suspect allemand et assuré qu'ils n'avaient "pas perdu espoir" de retrouver leur enfant.

"Même si la possibilité est peut-être mince, nous n'avons pas abandonné l'espoir que Madeleine soit toujours en vie et que nous la retrouverons", ont écrit Kate et Gerry McCann dans une déclaration publiée sur le site internet dédié à leur enfant. 

Ils soulignent que le suspect "n'a pas encore été inculpé d'un crime spécifique lié à la disparition de Madeleine".

Le ministère public portugais a annoncé jeudi soir la mise en examen à sa demande d'un suspect en Allemagne, sans préciser son identité ou la nature des soupçons qui pèsent sur lui, dans le cadre d'une enquête portant sur la disparition de Maddie et menée "en coopération avec les autorités anglaises et allemandes".

Les réactions recueillies vendredi par l'AFP auprès du parquet de Brunswick et de l'avocat de "Christian B.", pédophile multirécidiviste identifié par les enquêteurs allemands en 2020 comme principal suspect du meurtre de la fillette britannique, ne laissaient pourtant aucun doute sur le fait qu'il est également devenu le suspect N.1 du parquet portugais.

"Il est évident qu'au Portugal aussi on a des soupçons à son égard", mais "je serais surpris qu'ils soient du jour au lendemain plus avancés dans leur enquête que nous ici", a déclaré Hans Christian Wolters, le porte-parole du parquet de Brunswick, chargé du volet allemand de cette retentissante affaire, dans un entretien avec l'AFP.

"Il ne faut pas surestimer cette mesure prise par les autorités portugaises", a pour sa part réagi le représentant de "Christian B.", Friedrich Sebastian Fülscher, avocat à Kiel dans le nord de l'Allemagne.

Risque de prescription 

"Au Portugal, même un meurtre est prescrit au bout de 15 ans. Dans le cas de Maddie, si elle est décédée en mai 2007, ce sera le cas dans quelques semaines. Je suppose que la prescription a été interrompue par cette mesure", a-t-il ajouté.

"Ce qui s'est passé est lié à la prescription. (...) Au fond, il s'agit d'une astuce de procédure de la part du ministère public" pour garder le dossier ouvert, renchérit Gonçalo Amaral, un ancien inspecteur portugais chargé de l'affaire, limogé de la police après avoir accusé les parents de la fillette de l'avoir tuée par accident, puis d'avoir dissimulé son cadavre.

Madeleine McCann, aussitôt désignée par la presse britannique sous le surnom de "Maddie", avait disparu le 3 mai 2007, peu avant son quatrième anniversaire, à Praia da Luz, une station balnéaire de la région de l'Algarve, où elle se trouvait en vacances avec sa famille.

Sa disparition avait donné lieu à une exceptionnelle campagne internationale menée par ses parents pour essayer de la retrouver. Les photos de la petite Maddie, avec ses cheveux châtain clair et ses grands yeux clairs, avaient alors fait le tour du monde.

 Viols et agressions sur enfants 

Après 14 mois d'investigations controversées marquées notamment par la mise en examen, puis la mise hors de cause, des parents, la justice portugaise avait classé l'affaire en 2008, avant de rouvrir le dossier cinq ans plus tard en raison de l'apparition de "nouveaux éléments".

Cependant, l'affaire n'a pas connu de réelle avancée jusqu'en juin 2020, quand le parquet de Brunswick a dit avoir la certitude que la fillette était morte, ajoutant que ses soupçons se portaient sur un homme, alors en détention à Kiel pour une autre affaire.

"Christian B.", qui purge actuellement une peine de prison pour le viol d'une Américaine de 72 ans en 2005 dans le sud du Portugal, vivait à l'époque de la disparition de Maddie à quelques kilomètres de l'hôtel de Praia da Luz où elle a disparu, ont établi les enquêteurs allemands.

Le parquet de Brunswick a également entamé des poursuites contre lui dans une autre affaire de viol, celui d'une Irlandaise, et pour des agressions d'enfants au Portugal.

"Mes collègues travaillent plutôt sur ces autres cas afin de pouvoir clore ce chantier dans un avenir proche. Quand ce sera terminé, nous nous occuperons exclusivement de Maddie", a précisé à l'AFP Hans Christian Wolters, le porte-parole du parquet de Brunswick.


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
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  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.