Biden et Abdallah II d’accord pour désamorcer les tensions à Jérusalem

Le roi Abdallah de Jordanie a tenu un entretien téléphonique avec le président américain, Joe Biden. (Photo, Archives/Wikipédia)
Le roi Abdallah de Jordanie a tenu un entretien téléphonique avec le président américain, Joe Biden. (Photo, Archives/Wikipédia)
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Publié le Mardi 26 avril 2022

Biden et Abdallah II d’accord pour désamorcer les tensions à Jérusalem

  • Le roi Abdallah a mené une offensive diplomatique pour faire pression sur Israël
  • Lors d’une réunion tenue jeudi à Amman, la Jordanie et d’autres États arabes ont accusé Israël de restreindre le droit de culte des musulmans

AMMAN: Le roi Abdallah de Jordanie s’est mis d’accord avec le président américain, Joe Biden, sur la nécessité d’empêcher une répétition des récentes confrontations dans les lieux saints musulmans de Jérusalem, qui ont suscité des craintes d’un conflit plus large, selon les médias d’État.

Lors d’un appel téléphonique lundi, Abdallah a déclaré que la pierre angulaire de la paix était un règlement global arabo-israélien basé sur une solution à deux États, dans laquelle un État palestinien émergerait aux côtés d’Israël.

«Sa Majesté et le président Biden ont tous deux souligné l’importance d’une coordination et d’un travail continus à tous les niveaux pour empêcher la répétition d’attaques contre la ville de Jérusalem, ses lieux saints et ses habitants, ce qui compromettrait les chances de parvenir à la paix et augmenterait les tensions», a rapporté l’agence de presse étatique de Petra.

Abdallah, dont la dynastie hachémite est la gardienne des sites musulmans et chrétiens de la vieille ville, a lancé une offensive diplomatique pour faire pression sur Israël, qu’il tient pour responsable de l’escalade au complexe d’Aqsa, connu des juifs sous le nom de Mont du Temple et des musulmans sous celui de Noble Sanctuaire.

Les affrontements qui ont eu lieu depuis le début du mois sacré musulman du Ramadan, qui a coïncidé avec la Pâque, ont soulevé des passions religieuses, alors que la communauté internationale s’inquiète d’une rechute dans un conflit israélo-palestinien plus large.

Lors d’une réunion tenue jeudi à Amman, la Jordanie et d’autres États arabes ont accusé Israël de restreindre le droit de culte des musulmans en autorisant des juifs ultranationalistes sous protection policière à pénétrer dans l’enceinte de la mosquée.

Israël, qui nie être responsable de l’escalade de la violence, a déclaré jeudi qu’il appliquait une interdiction de longue date de la prière juive dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, rejetant une accusation de la Ligue arabe selon laquelle il autorisait la pratique de ce culte.

Comme les années précédentes, Israël a interrompu les visites juives pendant les derniers jours du Ramadan.

La mosquée Al-Aqsa se trouve sur le plateau de la vieille ville de Jérusalem-Est, qu’Israël a capturée lors de la guerre de 1967 et annexée sans reconnaissance internationale. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale du futur État qu’ils espèrent.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.