Un fonds de développement franco-saoudien dédie 72 millions d'euros au Liban

Les protocoles d'accord ont été signés à Beyrouth (Photo, SPA).
Les protocoles d'accord ont été signés à Beyrouth (Photo, SPA).
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Publié le Jeudi 28 avril 2022

Un fonds de développement franco-saoudien dédie 72 millions d'euros au Liban

  • Au cours de la première phase de ce nouveau plan d'aide, Paris et Riyad contribueront 36 millions d'euros chacun
  • Les accords s'intègrent au partenariat franco-saoudien existant

BEYROUTH: La France et l'Arabie saoudite ont annoncé mardi la création d'un fonds de développement conjoint de 72 millions pour le Liban, pays traversé par une grave crise économique.
Ce fonds d'aide franco-saoudien est issu d'un accord signé entre l'Agence française de développement et le Centre d'aide et d'action humanitaire Roi Salmane (KSrelief).
«L'initiative vise à soutenir le travail humanitaire et de secours, et à assurer la stabilité et le développement au Liban en appliquant les normes les plus élevées de transparence et de responsabilité» a soutenu Walid Boukhari, ambassadeur saoudien au Liban.
Le financement conjoint vise à soutenir des projets dans six secteurs: la sécurité alimentaire, la santé, l'éducation, l'énergie, l'eau et les forces de sécurité intérieure.
«Une contribution monétaire de 36 millions d'euros sera fournie par KSrelief, tandis que la partie française apportera une somme similaire, ce qui porte le total à 72 millions d'euros», a détaillé Boukhari.
Les deux parties partagent «une responsabilité commune de maintenir la stabilité du Liban et de respecter sa souveraineté et son unité, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et aux résolutions internationales et arabes pertinentes», a-t-il ajouté.
«Nous remplissons nos obligations à l'égard du Liban sans faire de discrimination entre ses sectes et ses groupes, sur la base de notre devoir de fraternité arabe.»
L'ambassade de France au Liban a indiqué que la contribution française visait à soutenir «les personnes vulnérables au Liban et à répondre à leurs besoins les plus urgents dans les secteurs de la santé et de la sécurité alimentaire.
«Une partie de ce soutien ira principalement à l'hôpital gouvernemental de Tripoli afin de renforcer les services de soins de santé primaires, en plus d’apporter une aide d’urgence y compris alimentaire aux personnes les plus démunies.»
Le lancement du fonds commun pour les institutions civiles et sociales est en partie le résultat du manque de confiance de la communauté internationale dans les institutions étatiques libanaises. La classe dirigeante du pays ne parvient toujours pas à approuver les réformes requises par la communauté internationale comme condition préalable pour aider le Liban à se remettre de la crise économique qu'il traverse.
L'approbation du projet de loi sur le contrôle des capitaux et du budget 2022, la modification de la loi sur le secret bancaire, la mise en place d'un plan de redressement et la mise en œuvre de réformes structurelles, figurent parmi ces exigences.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, et son homologue saoudien, Faisal ben Farhane, sont convenus le 28 février que leurs pays apporteraient un soutien financier d'urgence à une série de projets humanitaires, suite à une décision prise par le président français, Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.
Boukhari a affirmé que le Royaume a jusqu'à présent fourni une aide d'une valeur d'environ 2,37 milliards d'euros aux projets humanitaires et de secours au Liban.
«Depuis sa création, KSrelief a lancé 1 940 projets humanitaires différents dans 80 pays du monde, pour un montant d'environ 5,3 milliards d'euros», a-t-il ajouté.
Boukhari a enfin soutenu que l'aide du Royaume s'inscrivait «dans la continuité de la démarche de solidarité entreprise par le Royaume envers le peuple libanais».


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.