La liberté de la presse est-elle vraiment en vigueur dans le monde?

Le bureau de l'Unesco à Beyrouth célèbre ce jeudi 28 avril la Journée mondiale de la liberté de la presse (Photo, AFP).
Le bureau de l'Unesco à Beyrouth célèbre ce jeudi 28 avril la Journée mondiale de la liberté de la presse (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 27 avril 2022

La liberté de la presse est-elle vraiment en vigueur dans le monde?

  • Le bureau de l'Unesco à Beyrouth célèbre ce jeudi 28 avril la Journée mondiale de la liberté de la presse à l'hôtel Radisson Blu, situé dans le quartier Verdun de Beyrouth
  • Ce sont surtout les femmes journalistes qui subissent le prix imposé par la censure: un peu partout dans le monde, ce sont elles qui paient le plus lourd tribut

BEYROUTH: Le bureau de l'Unesco à Beyrouth célèbre ce jeudi 28 avril la Journée mondiale de la liberté de la presse à l'hôtel Radisson Blu, situé dans le quartier Verdun de Beyrouth, dans le cadre de ses efforts continus pour sensibiliser à la sécurité des journalistes et promouvoir la liberté d'expression. Cet événement est organisé en collaboration avec le Social Media Exchange (Smex).

En 1993, l'Assemblée générale des nations unies a déclaré le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse afin de sensibiliser à l'importance de ce principe et de rappeler aux gouvernements qu’ils doivent respecter et défendre le droit à la liberté d'expression, consacré par l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée en 1948. 

La censure, un fléau

Ce sont surtout les femmes journalistes qui subissent le prix imposé par la censure: un peu partout dans le monde, ce sont elles qui paient le plus lourd tribut. Anastasia Edouardivna Babourova, assassinée le 19 janvier 2009 est une journaliste ukrainienne qui a travaillé pour le journal russe Novaïa Gazeta.

Le 24 mars dernier, alors qu’elle était en train de filmer les décombres causés par une précédente frappe sur un centre commercial du raïon (quartier administratif) de Podilskyï, dans le nord-ouest de la capitale ukrainienne, Oksana Baulina, une journaliste russe, a été tuée par une roquette. «Les menaces et la violence envers les journalistes constituent un problème croissant. Les femmes journalistes sont particulièrement menacées. Ces abus constituent une grave menace pour la liberté d'expression et le débat démocratique,» a averti l’ambassade de la Suède en Arménie.

Le meurtre d'un journaliste est toujours une mauvaise nouvelle. Même pour ceux qui l'ont causé (Photo, UNESCO).
Le meurtre d'un journaliste est toujours une mauvaise nouvelle. Même pour ceux qui l'ont causé (Photo, UNESCO).

«Les rapports montrent également que le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières est souvent un bon indicateur du degré de respect des autres droits humains. Ils montrent en outre que des journalistes et des manifestants qui ont attiré l'attention sur les émissions toxiques des usines ont été harcelés et assassinés lorsqu'ils ont critiqué le fait que les problèmes d'intérêts financiers prennent le pas sur la santé des personnes et les considérations environnementales», peut-on lire sur le site officiel de l’ambassade.

Une liberté «soumise»

En 2021, plusieurs attaques contre des journalistes ont été enregistrées partout dans le monde. Au Liban, au mois de novembre dernier, la direction de la sûreté générale a arrêté la journaliste américano-palestinienne Nada Homsi sous prétexte qu’une interdiction d’entrée au pays avait été émise contre elle. Elle a pris d’assaut son appartement et l’a emprisonnée pendant vingt-six jours. Elle a été détenue à l’aéroport de Beyrouth et menacée d’expulsion.

Des journalistes libanais allument des bougies et déposent des roses sur les lieux du meurtre du journaliste anti-syrien Samir Kassir à Beyrouth le 9 juin 2005 (Photo, AFP).
Des journalistes libanais allument des bougies et déposent des roses sur les lieux du meurtre du journaliste anti-syrien Samir Kassir à Beyrouth le 9 juin 2005 (Photo, AFP).

Le premier juge d'instruction à Beyrouth, Ghassan Oweidat, a délivré ce mercredi un mandat d'arrêt par contumace à l’encontre de la journaliste Maria Maalouf, dans le cadre du procès intenté contre elle par l'avocat Ashraf Al-Moussawi et un groupe d'avocats, pour diffamation et incitation contre le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah.

En Tunisie, la détention de la journaliste tunisienne Chahrazed Akacha, rédactrice en chef d'un site local d'information, a été un nouvel indicateur «d'un véritable recul de la liberté de la presse et de l'expression en Tunisie», a dénoncé le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). «Le pouvoir judiciaire continue à considérer les journalistes qui expriment leurs idées [...] comme des éléments dangereux dans la société», déplore le syndicat.

Des journalistes tunisiens participent à une manifestation pour la liberté de la presse le 25 mars 2022 à Tunis (Photo, AFP).
Des journalistes tunisiens participent à une manifestation pour la liberté de la presse le 25 mars 2022 à Tunis (Photo, AFP).

À la fin du mois de mars, le SNJT avait déjà accusé le pouvoir d'instrumentaliser les appareils de l'État pour «faire taire et intimider» les journalistes après le placement en détention d'un correspondant qui avait refusé de dévoiler ses sources.

En Europe, à la lumière de l’invasion russe en Ukraine, le réseau mondial IPI condamne aujourd'hui les efforts des autorités russes pour censurer les reportages des médias indépendants sur l'invasion de l'Ukraine ainsi que les multiples détentions de journalistes nationaux et internationaux qui couvraient les manifestations antiguerre à travers le pays.

Quelques heures après le début de l'invasion, le régulateur des communications et des médias contrôlés par le gouvernement russe, Roskomnadzor, a publié une déclaration inquiétante qui avertissait que les médias étaient «obligés» de ne publier que des données et des informations vérifiées sur le conflit provenant de «sources officielles russes». Peu après cet avertissement, des médias sociaux ont rapporté que des plates-formes médiatiques russes avaient été contactées directement par Roskomnadzor et qu’elles ont été «obligées» de retirer des articles ou de supprimer certaines informations ou certaines images qui provenaient d'articles publiés.

«Au moment où le régime continue d’arrêter des journalistes et de renforcer sa pression sur les médias, la situation de la liberté de la presse en Afghanistan ne doit pas échapper au radar de la communauté internationale», prévient Antoine Bernard, directeur des activités de plaidoyer et d’assistance chez Reporters sans Frontières.

Au moins cinquante professionnels des médias ont été arrêtés par la police et les services de renseignement afghans depuis la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans. Par ailleurs, plus de trois cents médias ont fermé leurs portes et de nombreux employés ont fui le pays. Reporters sans frontières a classé l’Afghanistan à la 122e place sur 180 pays dans son classement mondial de la liberté de la presse pour l’année 2021.


Trump dit qu'il ne lèvera le blocus qu'en cas d'«accord» avec l'Iran 

Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
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  • Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran
  • "Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme"

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran.

"LE BLOCUS, que nous ne lèverons pas tant qu'il n'y aura pas de +DEAL+, est en train de complètement détruire l'Iran. Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme", a écrit le président des Etats-Unis, dans un message qui critique violemment la couverture du conflit par les médias américains.

 

 


Iran: la délégation américaine sur le départ pour les pourparlers à Islamabad

Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit. (AFP)
Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit. (AFP)
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  • Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP ce départ imminent, alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis
  • L'ultimatum expire "mercredi soir, heure de Washington", a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant "très improbable" l'extension de la trêve. Elle devait s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran

TEHERAN: Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit.

Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP ce départ imminent, alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis, après plus d'un mois d'une guerre qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

L'ultimatum expire "mercredi soir, heure de Washington", a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant "très improbable" l'extension de la trêve. Elle devait s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran.

Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites d'ici là, "beaucoup de bombes exploseront", a ajouté le président américain, cette fois à la chaîne PBS, après avoir menacé plus tôt en avril d'anéantir "une civilisation entière".

L'Iran n'a pas "à ce stade" de "projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n'a été arrêtée à ce sujet", a fait savoir pour sa part le chef de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, mettant en doute "le sérieux" des Etats-Unis dans le processus diplomatique.

Il a ajouté que la saisie d'un cargo iranien par les Etats-Unis dans le golfe d'Oman, leur blocus naval des ports iraniens et les retards dans la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban constituaient autant de "violations manifestes du cessez-le-feu".

 "Pas de lumière" 

A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi pour la première fois depuis plusieur semaines, la vie a largement repris son cours, entre cafés bondés, sportifs et promeneurs en nombre dans les parcs.

Mais le fatalisme et l'épuisement semblent l'emporter chez les gens interrogés par une équipe de l'AFP basée à Paris. "Quoi qu'il arrive, les perdants sont le peuple iranien", soupire une biologiste de 30 ans qui ne donne pas son nom pour des raisons de sécurité.

Saghar, une femme de 39 ans, dresse quant à elle un tableau "terrible" dans le pays, qui recense plusieurs milliers de morts dans les frappes israélo-américaines.

"Il n'y a pas de lumière au bout du tunnel. La situation économique est horrible. Ils (le pouvoir, NDLR) arrêtent des gens pour rien. Les exécutions se multiplient. Que des mauvaises nouvelles", énumère cette femme qui dit n'avoir même plus "l'énergie de parler".

Ormuz, enjeu majeur 

Lundi, les cours du pétrole étaient en forte hausse après le regain des tensions dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Le détroit "doit rester ouvert", a insisté le président chinois Xi Jinping lors d'une conversation téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. M. Xi, cité par un média d'Etat, a également appelé à "un cessez-le-feu immédiat et global".

Selon plusieurs médias iraniens, une levée du blocus naval américain constituerait une condition préalable aux discussions avec Washington.

Une question rendue plus compliquée encore par l'annonce, dimanche, de la saisie par la marine américaine du cargo Touska, battant pavillon iranien, à laquelle Téhéran a promis de "riposter bientôt".

Face au maintien du blocus américain, l'Iran avait annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit, revenant sur sa décision de le rouvrir.

"On ne va probablement pas vers un accord. Chacun fait un blocus à des endroits différents, les Iraniens dans le coude du détroit, les Etats-Unis dans le Golfe d'Oman à la sortie", résume pour l'AFP le chercheur Pierre Razoux.

Islamabad sous haute sécurité 

Dans l'attente de possibles pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La délégation américaine doit être menée par le vice-président JD Vance, déjà présent le 11 avril pour de premières discussions à un niveau inédit depuis l'avènement de la République islamique en 1979, celles-ci s'étant conclues par un échec.

En annonçant dimanche cette nouvelle session au Pakistan, le président Trump a affirmé offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".

Outre les questions relatives au détroit d'Ormuz, les divergences restent fortes, notamment sur le volet nucléaire, au coeur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a de nouveau démenti Téhéran lundi.

L'Iran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.

Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties se sont accusées de violer.

 


L'Iran ne compte pas discuter à nouveau avec les Etats-Unis

Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu. (AFP)
Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu. (AFP)
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  • La télévision d'Etat iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis"
  • Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers

TEHERAN: Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu.

La télévision d'Etat iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis", tandis que l'agence officielle Irna a affirmé qu'il n'existe "aucune perspective claire de négociations fructueuses".

Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers.

Une question rendue encore plus compliquée avec l'annonce dimanche de la saisie par la marine américaine d'un cargo iranien dans le golfe d'Oman.

"Mal lui en a pris" 

Le cargo Touska, battant pavillon iranien, "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Téhéran, par la voix du porte-parole de l'état-major, a promis de son côté de "riposter bientôt" contre cet "acte de piraterie armée".

Malgré l'incertitude d'une participation iranienne, Donald Trump avait annoncé dimanche envoyer au Pakistan le vice-président JD Vance, qui avait déjà mené la délégation à Islamabad le 11 avril pour des discussions à un niveau inédit, celles-ci s'étant conclues par un échec.

Annonçant l'arrivée de la délégation pour lundi soir, le président américain a affirmé sur sa plateforme Truth Social offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".

Face au regain de tensions, les prix du pétrole se sont à nouveau envolés lundi en début d'échanges asiatiques, le baril de WTI bondissant notamment de plus de 8%.

Barricades 

Dans l'attente d'une confirmation ou non de la tenue des pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Au-delà des négociations, Washington et Téhéran continuent de s'affronter autour du détroit d'Ormuz, et de dénoncer réciproquement des violations du cessez-le-feu.

Avant l'annonce de la saisie du cargo, Donald Trump avait dénoncé des attaques attribuées à l'Iran contre plusieurs navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit.

Un navire de la CMA CGM a ainsi fait l'objet samedi de "tirs de semonce", a indiqué dimanche à l'AFP le groupe français de transport maritime.

L'Iran avait annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit, revenant sur sa décision de la veille de le rouvrir en raison du blocus américain.

Dimanche, les passages du détroit étaient réduits à zéro, selon le site Marine Traffic.

"Suspicion" 

Téhéran pensait, en ouvrant le détroit vendredi, que "les Etats-Unis répondraient en levant le blocus", relève Vali Nasr, professeur en relations internationales à l'université américaine Johns Hopkins.

Mais son maintien "n'a fait que nourrir la suspicion de l'Iran" sur le fait que les discussions d'Islamabad "ne sont qu'une ruse diplomatique avant une autre attaque militaire", ajoute-t-il sur X.

D'autant que les positions restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire, au coeur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a démenti Téhéran.

"Trump dit que l'Iran ne doit pas faire usage de ses droits nucléaires (...) Qu'est-ce qui lui prend de vouloir priver l'Iran de ses droits?", a lancé dimanche le président Massoud Pezeshkian, cité par l'agence Isna.

Téhéran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.

"Toute sa force" 

Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, que les deux parties se sont accusées de violer.

L'armée israélienne a reçu pour instruction d'utiliser "toute sa force" si les troupes faisaient l'objet d'une "quelconque menace", selon le ministre de la Défense, Israël Katz.

Il a affirmé à plusieurs reprises qu'Israël démolirait des maisons le long de la frontière en vue d'établir une "zone de sécurité" et de fait, les destructions se poursuivent dans des localités frontalières, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

"Nous ne savons pas ce qu'il va advenir, je ne sais pas si je dois réparer mon magasin ou si les bombardements vont reprendre", témoigne Ali Assi, dans sa boutique de vêtements à Nabatieh (sud).