Accord avec LFI: Hollande met en garde contre «une disparition» du PS

L'ancien président français François Hollande répond aux questions des journalistes après avoir voté pour le second tour de l'élection présidentielle dans un bureau de vote à Tulle, le 24 avril 2022 (Photo, AFP).
L'ancien président français François Hollande répond aux questions des journalistes après avoir voté pour le second tour de l'élection présidentielle dans un bureau de vote à Tulle, le 24 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 28 avril 2022

Accord avec LFI: Hollande met en garde contre «une disparition» du PS

  • L'ex-président socialiste François Hollande a mis en garde jeudi contre le risque d'«une disparition» du PS en cas d'accord avec LFI
  • François Hollande a aussi pointé du doigt le fait que le PS soit «sans incarnation», soulignant ne pas parler d'Anne Hidalgo mais de «la direction du PS»

PARIS: L'ex-président socialiste François Hollande a mis en garde jeudi contre le risque d'"une disparition" du PS en cas d'accord avec LFI qui prévoirait son effacement aux élections législatives de juin.

Ce serait "une remise en cause de l'histoire même du socialisme, de François Mitterrand et ses engagements européens, de Lionel Jospin et sa crédibilité économique et ses avancées sociales", a-t-il alerté sur franceinfo, disant son souhait de voir cet éventuel accord "revu ou repoussé de manière à ce que le Parti socialiste puisse, avec ses partenaires écologistes, communistes, commencer à envisager une autre union".

"Ce n'est pas une discussion qui est en cause, c'est une disparition. Discuter c'est nécessaire, disparaître c'est impossible", a-t-il souligné au lendemain de premiers échanges du PS avec LFI, qui négocie par ailleurs avec EELV et le PCF en vue du scrutin des 12 et 19 juin.

"Je pense que cet accord ne sera pas accepté car il est précisément inacceptable", avec "pour la première fois dans l'histoire de la gauche (...) la disparition de toute candidature socialiste dans les deux tiers ou les trois quarts des départements", a souligné M. Hollande. 

"Jamais dans l'histoire de la gauche on a eu ce type de comportement, y compris quand le Parti socialiste faisait 25-30% et ses alliés, supposés ou réels, faisaient 5-6%", a-t-il fait valoir.

Or "dans l'état actuel des négociations", "le prochain gouvernement (s'il était dirigé par LFI, ndlr) serait amené à mettre en cause les traités européens, à leur désobéir (...), à quitter l'Otan, n'aiderait plus les Ukrainiens en leur fournissant des équipements militaires", porterait la retraite à 60 ans alors que "tout le monde sait que c'est impossible financièrement", a-t-il dénoncé.

Alors que le premier secrétaire du PS Olivier Faure a enjoint mardi ceux qui ne seraient pas d'accord de quitter le parti, François Hollande a jugé que c'était "une curieuse manière". "Le premier devoir d'un responsable politique qui dirige une formation, c'est de rassembler d'abord les siens avant de penser se rassembler avec les autres", a-t-il ajouté.

Et s'il a reconnu avoir "forcément une part de responsabilité" dans l'état actuel du PS, l'ancien numéro un du PS de 1997 à 2008 a déploré que "depuis cinq ans", son parti n'ait pas engagé de "travail programmatique".

François Hollande a aussi pointé du doigt le fait que le PS soit "sans incarnation", soulignant ne pas parler d'Anne Hidalgo mais de "la direction du PS": "un chef se présente d'abord devant les électeurs" et il y avait pour cela "les élections européennes, régionales, pour entraîner les autres", a-t-il remarqué, ciblant encore Olivier Faure sans jamais le nommer.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.