L’ONU sollicite un appui international pour les groupes palestiniens de défense des droits de l’homme

Shawan Jabarin, directeur de l’organisation de défense des droits de l’homme Al-Haq, au siège de l’organisation à Ramallah, en Cisjordanie, le 23 octobre 2021. (Photo, AP)
Shawan Jabarin, directeur de l’organisation de défense des droits de l’homme Al-Haq, au siège de l’organisation à Ramallah, en Cisjordanie, le 23 octobre 2021. (Photo, AP)
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Publié le Jeudi 28 avril 2022

L’ONU sollicite un appui international pour les groupes palestiniens de défense des droits de l’homme

Shawan Jabarin, directeur de l’organisation de défense des droits de l’homme Al-Haq, au siège de l’organisation à Ramallah, en Cisjordanie, le 23 octobre 2021. (Photo, AP)
  • Les responsables ont critiqué Israël pour ne pas avoir fourni de preuves crédibles contre les organisations après les avoir interdites
  • Shawan Jabarin, directeur de l’organisation Al-Haq, basée à Ramallah, a qualifié la procédure d’appel contre l’interdiction de ces organisations de «message important de la part d’organismes professionnels qui jouissent d’un respect international»

RAMALLAH: Des responsables de l’ONU ont exhorté la communauté internationale à reconnaître l’absence de preuves contre les six organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme qu’Israël a sanctionnées et désignées comme «groupes terroristes» en octobre 2021, et ont appelé les gouvernements du monde entier à reprendre le financement de ces organisations. 

Les six groupes sont Al-Haq; l’Association Addameer de soutien aux prisonniers et de défense des droits de l’homme; Défense des enfants International, Palestine; le Centre Bisan pour la recherche et le développement; la Fédération palestinienne des comités d’action des femmes; et l’Union des comités du travail agricole. 

Les responsables ont critiqué Israël pour ne pas avoir fourni de preuves crédibles contre les organisations après les avoir interdites. Ils se sont également dit préoccupés par le fait qu’Israël abuse des lois antiterroristes pour cibler et persécuter les organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme et de la société civile. 

Shawan Jabarin, directeur de l’organisation Al-Haq, basée à Ramallah, a qualifié la procédure d’appel contre l’interdiction de ces organisations de «message important de la part d’organismes professionnels qui jouissent d’un respect international». «Bien qu’il ne soit pas contraignant, il révèle la fausseté du récit de l’occupation israélienne», ajoute-t-il.  

Il indique à Arab News que la décision d’Israël était politique et non juridique, et que la réponse des pays à cette décision était déterminée par leur relation avec Israël. 

M. Jabarin pense qu’Israël est irrité par les activités des groupes palestiniens de défense des droits civils, notamment Al-Haq, qui, selon lui, affronte Israël dans les instances internationales et expose les crimes commis par l’armée et les politiciens israéliens contre les Palestiniens, y compris les crimes de guerre punissables en vertu du droit international. 

«Il était plus facile pour Israël de prendre une décision politique et de nous considérer comme une organisation terroriste après avoir essayé pendant quinze ans de tarir nos ressources financières, d’attaquer nos ordinateurs et de faire pression sur nos bailleurs de fonds pour qu’ils cessent leur soutien», déclare M. Jabarin.  

Les institutions palestiniennes de défense des droits de l’homme, dont Al-Haq, ont joué un rôle essentiel dans la préparation des dossiers permettant à la Cour pénale internationale de poursuivre les crimes de guerre israéliens. 

Al-Haq a poursuivi les entreprises étrangères qui investissaient dans les colonies israéliennes et les a obligées à retirer ces investissements, jugés comme étant en violation du droit international. 

«Israël a un problème avec le travail des institutions palestiniennes des droits de l’homme parce qu’elles ont récemment réussi à embarrasser Israël au niveau international sur les questions de l’arrestation des enfants et de la torture. Il veut faire taire ces voix qui retournent l’opinion publique internationale contre lui», explique à Arab News le politologue palestinien Ghassan al-Khatib. 

Selon M. Al-Khatib, le harcèlement et la persécution de ces organisations ont donné à leur travail et à leurs activités une plus grande crédibilité au niveau international, surtout qu’Israël n’a pas tenu sa promesse de fournir des preuves de l’implication de ces organisations dans des activités terroristes. 

«Au début, Israël prétendait avoir un dossier secret prouvant l’implication des six institutions dans des activités terroristes, mais le monde a dit à Israël qu’un dossier secret ne peut pas être utilisé contre les institutions des droits de l’homme et que des preuves doivent être présentées», précise Sahar Francis, directrice de l’Association Addameer de soutien aux prisonniers et de défense des droits de l’homme, qui défend les Palestiniens emprisonnés. 

«Nous appelons les pays qui ont cessé de soutenir les institutions palestiniennes en raison des fausses accusations israéliennes à reprendre leur soutien», poursuit-elle. 

Mme Francis affirme que la plupart des pays ont continué à soutenir les six institutions, à l’exception des membres de l’Union européenne. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Les autorités saoudiennes consacrent 4,3 milliards de dollars à des projets urbains à La Mecque

La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
  • Les sites concernés sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour
  • La Mecque compte environ 2,7 millions d’habitants dans la région du Hedjaz

RIYAD : La Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints a annoncé le développement de sept sites à La Mecque dans le cadre du programme de développement des quartiers.

Ces sites couvrent plus de 4,4 millions de mètres carrés et représentent un investissement de 16,3 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars). Ils sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’annonce a été faite mercredi lors d’une cérémonie de signature des contrats d’attribution des projets, illustrant la confiance de la Commission dans l’avenir du développement urbain de La Mecque.

La Commission a indiqué que plusieurs promoteurs immobiliers et sociétés d’investissement participent à la réalisation de ces projets, notamment Maad International, AlRajhi United, ZOOD, Mohammad Abdulaziz Al-Habib and Sons Holding Co. et Jadwa Investment.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à améliorer l’environnement urbain de La Mecque, stimuler la croissance économique, renforcer la qualité de vie des habitants et promouvoir un développement durable dans la ville sainte, a ajouté la SPA.

La Mecque, située dans la région du Hedjaz et abritant plusieurs hauts lieux de l’islam, dont la Grande Mosquée, compte environ 2,7 millions d’habitants. Chaque année, près de 1,5 million de musulmans y accomplissent le pèlerinage du Hajj, tandis qu’environ 16 millions de fidèles y effectuent la Omra. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.