ONU: L'Arabie saoudite réaffirme son soutien à l'indépendance de la Palestine

Le chargé d'affaires de la mission permanente de l'Arabie saoudite auprès de l'ONU, le conseiller Mohammed al-Ateeq (Photo, SPA).
Le chargé d'affaires de la mission permanente de l'Arabie saoudite auprès de l'ONU, le conseiller Mohammed al-Ateeq (Photo, SPA).
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Publié le Jeudi 28 avril 2022

ONU: L'Arabie saoudite réaffirme son soutien à l'indépendance de la Palestine

  • Le représentant saoudien auprès de l'ONU a lancé l'appel dans une allocution devant le Conseil de sécurité des Nations unies
  • Il a dénoncé l'assaut d'Al Aqsa par les forces israéliennes pendant le ramadan

NEW YORK: L'Arabie saoudite a réaffirmé mercredi à l'ONU sa position sur la Palestine, appelant à la fin de l'occupation israélienne, à la création d'un État palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale et à la garantie du droit de retour des réfugiés.
C'est le discours qu'a tenu Mohammed al-Ateeq, chargé d'affaires de la mission permanente de l'Arabie saoudite auprès des Nations unies, lors d'une session du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à l’examen de la situation au Moyen-Orient et en Palestine.
Al-Ateeq a souligné l'importance d'atteindre une paix durable dans l'ensemble du Moyen-Orient. L'envoyé saoudien a défendu la solution à deux Etats conformément à l'accord signé en 2002 par l'Initiative de paix arabe, qui demande également le retour des réfugiés et la fin de l'occupation par Israël de tous les territoires palestiniens.
«Le mois du Ramadan, sacré pour les musulmans a vu les forces d'occupation israéliennes prendre d'assaut la mosquée Al-Aqsa, fermer ses portes et attaquer les fidèles sans défense en son sein», a-t-il condamné.
Le diplomate saoudien a rappelé la ferme condamnation par Riyad des actions israéliennes, qu'il a qualifiées d'attaque flagrante contre une nation islamique et de violation des résolutions internationales.
Al-Ateeq a appelé la communauté internationale, et l'ONU en particulier, à tenir Israël entièrement responsable de ses agressions envers le peuple palestinien et ses territoires.
Il a également réitéré la condamnation de son pays des récentes attaques des Houthis, soutenus par l'Iran, contre des cibles civiles dans le Royaume. Il a déclaré à la session que son pays avait le droit souverain de prendre toutes les mesures nécessaires afin de défendre ses territoires et ses citoyens, conformément à ses obligations en vertu du droit international.
L’Arabie saoudite, a-t-il ajouté, a salué et soutenu le transfert du pouvoir de l'ancien président yéménite, Abed Rabbo Mansour Hadi, à un nouveau conseil présidentiel à Aden qui, espérons-le, contribuera à apporter la sécurité et la stabilité au Yémen.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".