Algérie: Karim Tabbou, figure du Hirak, toujours en état d'arrestation

Un manifestant algérien défile avec une pancarte appelant à libérer l'homme politique Karim Tabbou lors d'une manifestation contre la classe dirigeante dans la capitale Alger, le 27 septembre 2019. (AFP)
Un manifestant algérien défile avec une pancarte appelant à libérer l'homme politique Karim Tabbou lors d'une manifestation contre la classe dirigeante dans la capitale Alger, le 27 septembre 2019. (AFP)
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Publié le Samedi 30 avril 2022

Algérie: Karim Tabbou, figure du Hirak, toujours en état d'arrestation

  • «Jusqu'à présent, mon frère, Karim Tabbou, n'a pas été libéré. Il a été arrêté d'une manière terrifiante, sans lui donner le droit de contacter ni sa famille ni un avocat», a déploré son frère Djaffar
  • La dernière activité publique de M. Tabbou a été sa participation jeudi aux obsèques du militant du Hirak, Hakim Debbazi

ALGER : L'opposant Karim Tabbou, l'une des figures du mouvement pro-démocratie en Algérie, est toujours détenu samedi, sans explications sur les raisons de son arrestation la veille, ont déploré son frère et des défenseurs des droits humains.

"Jusqu'à présent, mon frère, Karim Tabbou, n'a pas été libéré. Il a été arrêté arbitrairement et d'une manière terrifiante, sans lui donner le droit de contacter ni sa famille ni un avocat", a déploré son frère Djaffar, sur Facebook.

La Ligue algérienne de défense des droits de l'homme LADDH a également regretté qu'il n'ait "pas été relâché". "Aucune nouvelle sur les raisons de cette nouvelle arrestation. A quoi joue encore le pouvoir, à quoi répond cette nouvelle escalade?", s'est interrogé la LADDH sur Facebook.

La dernière activité publique de M. Tabbou a été sa participation jeudi aux obsèques du militant du Hirak, Hakim Debbazi.

Le décès après deux mois de détention de M. Debbazi, 55 ans, a suscité une vague d'émotion en Algérie.

Dans une autre publication samedi, la LADDH a réitéré sa demande d'une enquête sur la mort de M. Debbazi. "La LADDH attend toujours la vérité sur les circonstances de la mort de Debbazi en prison". 

Dans un post sur Facebook daté du 26 avril, M. Tabbou avait rendu les autorités responsables de son décès alors qu'il était détenu depuis la fin février pour des publications sur les réseaux sociaux.

"Morts physiquement, les martyrs des causes justes sont plus que vivants", indiquait M. Tabbou dans sa publication, avant d'ajouter: "Bien sûr que le pouvoir demeure et demeurera le seul et unique responsable de sa mort".

Karim Tabbou, 47 ans, a purgé une peine d'un an de prison en 2020 pour "atteinte à la sûreté nationale", en raison d'une vidéo sur le compte Facebook de son parti où il critiquait l'ingérence de l'armée dans les affaires politiques.

Chef d'un petit parti d'opposition non agréé par les autorités, l'Union démocratique et sociale (UDS), il est l'un des visages les plus populaires du Hirak, marqué par d'importantes manifestations de février 2019 jusqu'à début 2020.

Selon le CNLD (Comité national pour la Libération des détenus), environ 300 personnes sont encore emprisonnées en Algérie en lien avec le Hirak ou la défense des libertés individuelles.


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.