Le prince héritier d'Abu Dhabi promet de soutenir le Yémen lors de son entretien avec le nouveau leader

Le cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane, prince héritier d'Abu Dhabi, s’est entretenu sur les différents aspects des relations bilatérales avec le président yéménite du Conseil présidentiel du leadership, le Dr Rachad al-Alimi. (WAM)
Le cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane, prince héritier d'Abu Dhabi, s’est entretenu sur les différents aspects des relations bilatérales avec le président yéménite du Conseil présidentiel du leadership, le Dr Rachad al-Alimi. (WAM)
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Publié le Lundi 02 mai 2022

Le prince héritier d'Abu Dhabi promet de soutenir le Yémen lors de son entretien avec le nouveau leader

  • Le prince héritier d'Abu Dhabi, Mohammed ben Zayed, a déclaré samedi dernier qu'il ne ménagerait aucun effort pour apporter tout le soutien possible au Yémen
  • Le Dr Al-Alimi a remercié les Émirats arabes unis pour leur «soutien continu au Yémen et à son peuple dans ces circonstances exceptionnelles»

LONDRES: Le prince héritier d'Abu Dhabi, Mohammed ben Zayed, a déclaré samedi dernier qu'il ne ménagerait aucun effort pour apporter tout le soutien possible au Yémen, saluant «les relations historiques qui unissent les deux nations», rapporte l'agence de presse étatique WAM.

Le cheikh Mohammed a également affirmé le soutien de son pays au Conseil présidentiel yéménite nouvellement établi «pour qu'il s'acquitte de ses responsabilités nationales en vue d’instaurer la stabilité ainsi que la sécurité au Yémen et de réaliser les aspirations de son peuple au développement et au progrès».

Il s'est exprimé lors d'une réunion avec les membres du conseil et le Dr Rachad al-Alimi, qui a été nommé à la tête du conseil le 7 avril, au moment où l'ancien président Abdrabbo Mansour Hadi lui a confié ses pouvoirs. Le transfert a eu lieu lors du dernier jour des pourparlers yéménites internes menés par le Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Riyad.

Le cheikh Mohammed a félicité Al-Alimi pour son accession à la tête du Yémen et il lui a souhaité «de réussir à servir son pays et son peuple, à surmonter les circonstances difficiles qu'il traverse et à avancer vers la stabilité et la paix», a rapporté WAM.

Le Dr Al-Alimi a remercié les Émirats arabes unis (EAU) pour leur «soutien continu au Yémen et à son peuple dans ces circonstances exceptionnelles» ainsi que pour leur participation active au sein de la coalition qui vise à restaurer la légitimité au Yémen et à soutenir les efforts qui ont pour but d’atteindre la stabilité économique, indique l'agence de presse yéménite Saba.

Il a rappelé que le Yémen fait partie intégrante du monde arabe et s’est engagé à «protéger la sécurité nationale arabe» et à «œuvrer au renforcement de ses relations avec ses partenaires», en particulier avec les membres de la coalition que sont l'Arabie saoudite et les EAU. Ces derniers «partagent avec le Yémen sa bataille nationale ainsi que les questions centrales de la restauration de l'État et de la lutte contre la mission destructrice de l'Iran au Yémen et dans la région».

Le Dr Al-Alimi, qui s'est également rendu en Arabie saoudite mercredi et s'est entretenu avec le roi et le prince héritier, a ajouté que le processus de reconstruction des institutions de l'État au Yémen et l’instauration d’une stabilité économique nécessitent la coopération et le soutien de tous les pays, précise l’agence Saba.

Lors de leur rencontre à Qasr al-Bahr, un quartier d’Abu Dhabi, les deux parties ont échangé des vœux pour l'Aïd al-Fitr, qui marque la fin du mois sacré du ramadan. Elles ont évoqué les moyens dont elles disposaient pour renforcer les relations et intensifier les efforts de réhabilitation du Yémen, ce pays déchiré par la guerre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.