Akrame Benallal, un chef étoilé bien dans son époque

« Mes origines me permettent d’avoir une diversité en termes de goûts et une maîtrise des saveurs » (Photo, Fournie)
« Mes origines me permettent d’avoir une diversité en termes de goûts et une maîtrise des saveurs » (Photo, Fournie)
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Publié le Dimanche 18 octobre 2020

Akrame Benallal, un chef étoilé bien dans son époque

  • «Les restaurants sont des lieux de vie, de partage, de plaisir. Depuis une dizaine d’années, le bien-manger est devenu une préoccupation majeure et cela perdurera»
  • «Après Vivanda Burger à l’aéroport d’Istanbul, nous allons ouvrir à Doha puis en Arabie saoudite des restaurants Shirvan. Ce concept est influencé par la route de la soie, avec une cuisine d’inspiration méditerranéenne»

PARIS: « Les restaurants sont des lieux de vie, de partage, de plaisir. Depuis une dizaine d’années, le bien-manger est devenu une préoccupation majeure et cela perdurera ».

À la tête de sept établissements, Akrame Benallal est plutôt confiant dans l’avenir. Malgré les dernières annonces du président français, Emmanuel Macron, qui instaurent un couvre-feu à 21 h dans les grandes métropoles, dont Paris, ce chef étoilé n’est pas inquiet. « Il faut rester vif et fort psychologiquement, prendre son mal en patience et surtout ne pas baisser les bras ».

Loin d’être abattu donc, ce conquérant a même mille projets en tête. « Après Vivanda Burger à l’aéroport d’Istanbul, nous allons ouvrir à Doha puis en Arabie saoudite des restaurants Shirvan. Ce concept, créé il y a trois ans et demi, est influencé par la route de la soie, avec une cuisine d’inspiration méditerranéenne. Je crois très fort au développement dans le Moyen-Orient, une région du monde où les consommateurs aiment sortir ».

Plus rien n’arrête le natif de Maisons-Laffitte, qui a passé ses premières années à Oran. De cette enfance en Algérie, il garde une palette de goûts riche et variée. « Mes origines me permettent d’avoir une diversité en termes de goûts et une maîtrise des saveurs », confie celui qui se définit humblement comme un aubergiste et compte parmi ses maîtres les plus grands, Ferran Adria, Alain Ducasse, Jean-Philippe Derenne, Pierre Gagnaire ou Michel Guérard.

Avec une approche toujours radicale de la gastronomie, Akrame Benallal a su réactualiser sa carte tout en gardant ses plats totémiques (Photo, Fournie)
Avec une approche toujours radicale de la gastronomie, Akrame Benallal a su réactualiser sa carte tout en gardant ses plats totémiques (Photo, Fournie)

Deux étoiles au Michelin

Les grandes lignes de sa cuisine identitaire seraient-elles de plus en plus axée sur le végétal? En tout cas, cet homme d’affaires passionné peut aussi bien esquisser une assiette en nuances de noir, proche de l’univers de Soulages, que des plats hauts en couleurs, inspirés par les œuvres de Cézanne ou Kandinsky.
Dès ses débuts, sa force de caractère lui permet de rebondir après le dépôt de bilan de sa première adresse, L’Atelier d’Akrame, à Tours. De retour à Paris, en 2011, il ouvre le restaurant gastronomique Akrame, consacré « Grand de demain 2011 » par Gault et Millau puis couronné par deux étoiles au Michelin en 2012 et 2014. Dès lors, ce chef ambitieux se lance sans cesse de nouveaux défis. Se développer en Asie (Hong Kong, Manille, Bakou) avec les burgers de l’Atelier Vivanda. Il s’essaie à tout: paninis (Panivanda), madeleines (Mad’leine), bars à vin (Brut, à Paris et Manille).

Sur tous les fronts, il explore l’univers des brasseries (Devèz) et celui des créations éphémères, avec un pop-up restaurant. Aujourd’hui, à presque 40 ans, le voilà qui se lance dans une nouvelle aventure. En effet, depuis le début du mois de septembre, il réalise et supervise des repas particuliers servis dans les neuf suites de l’hôtel de Pourtalès, classé monument historique. « Cette collaboration, l’hôtel de Pourtalès et Akrame, est très cohérente, puisque nos deux univers s’accordent à merveille. J’imagine des menus pour les clients qui ont la chance de pouvoir déjeuner ou dîner dans ces suites magnifiques. C’est un service ultraexclusif, totalement en adéquation avec les attentes sur mesure des consommateurs et les nouvelles contraintes qu’impose la crise sanitaire ».

Cuisine méditerranéenne de partage

Fidèle à ses origines et à la personnalité rayonnante de sa mère Louisa, Akrame a également profité du confinement pour parfaire ses autres adresses parisiennes. Il a dévoilé la nouvelle carte de la maison-mère, située rue Tronchet. Elle s’articule autour de deux menus – dont un végétarien – de sept séquences.

Avec une approche toujours radicale de la gastronomie, Akrame Benallal a su réactualiser sa carte tout en gardant ses plats totémiques comme le homard en bouteille, l’ananas au charbon ou le pigeon en meringue. Il prend plaisir à concocter des plats automnaux, toujours dans l’esprit de partage de la cuisine méditerranéenne. À la carte? Tempura d’aubergine, pastilla de homard, épaule d’agneau en croûte de lait ou tandir de poulet fermier.

Renouveau aussi pour Shirvan Café Métisse, place de l’Alma, qui a rouvert ses portes après travaux avec une nouvelle terrasse et une cuisine ouverte sur la salle. L’Atelier Vivanda de la rue du Cherche-Midi, lui, laisse place au Vivanda Burger, un concept qui a déjà fait ses preuves dans les aéroports d’Istanbul et d’Orly. Au menu? Quatre burgers, dont un végétarien, et les glaces Ice’Kram.

https://www.akramehome.com/


Tom Holland livre sa meilleure performance à ce jour dans « Spider-Man: Brand New Day »

Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
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  • Tom Holland livre sa performance la plus aboutie dans un Spider-Man plus sombre, vulnérable et profondément humain
  • Grâce à la réalisation de Destin Daniel Cretton, le film renouvelle la franchise avec une approche émotionnelle, portée par une excellente alchimie entre Holland et Zendaya

DUBAÏ : « Spider-Man: Brand New Day » est l'épisode le plus sombre et le plus introspectif à ce jour consacré au sympathique héros de quartier de Marvel. Destin Daniel Cretton (« Short Term 12 », « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », « Wonder Man ») s'impose comme un choix étonnamment parfait pour ce virage tonal. Depuis longtemps salué pour son travail avec les acteurs dans des drames intimistes, Cretton apporte cette même sensibilité à une superproduction, permettant à Tom Holland de livrer une interprétation brute et profondément incarnée qui entraîne le personnage dans des territoires véritablement troublants.

Dans la continuité des séquelles émotionnelles de « No Way Home », le film retrouve Peter Parker dans un état de profond déracinement. Avec l'aide de Doctor Strange, il a effacé des mémoires du monde entier le secret de son identité. Son meilleur ami, Ned Leeds (Jacob Batalon), et l'amour de sa vie, MJ (Zendaya), poursuivent désormais leur existence comme s'il n'avait jamais existé. Le cœur brisé et totalement seul, Parker consacre ses jours et ses nuits à combattre le crime, comme si l'épuisement pouvait combler le vide laissé par sa vie d'autrefois.

Le récit s'appuie pleinement sur cette solitude, qui devient le moteur thématique central du film. Le scénario interroge Peter Parker sur ce qu'il se refuse à vivre lorsqu'il choisit d'ignorer ce qui le rend profondément humain : ses relations avec les autres. Et à mesure qu'il se replie sur lui-même, son corps comme son esprit commencent à se transformer d'une manière qu'il ne maîtrise plus totalement. C'est une métaphore audacieuse du choix du confort de la solitude face à l'inconfort de l'intimité et du changement, flirtant avec le body horror et le thriller psychologique. Mais la mise en scène maîtrisée de Cretton et la vulnérabilité de Holland empêchent l'ensemble de basculer dans le ridicule.

Pendant ce temps, Spider-Man affronte un tout nouvel adversaire, capable de prendre possession du corps de simples civils et déterminé à mettre la main sur un élément conservé au sein de l'agence gouvernementale Damage Control, dirigée par William « Bill » Metzger, brillamment incarné par Tramell Tillman, révélé dans « Severance ». Peter reçoit également l'aide de quelques visages familiers — dont nous ne révélerons pas l'identité — tandis qu'un nouveau personnage fait son apparition, interprété par Sadie Sink (« Stranger Things »). L'actrice s'empare pleinement de son rôle, qui bouleverse la franchise de façon spectaculaire.

Si Tom Holland signe une prestation remarquable, tout en justesse et en intensité, Zendaya brille tout autant dans la peau d'une MJ désormais adulte. La complicité entre les deux acteurs est toujours aussi évidente, et chacune de leurs scènes dégage une énergie irrésistible.

Au final, Destin Daniel Cretton signe l'un de ces rares films de super-héros qui paraissent profondément humains, tandis que Tom Holland livre sans doute sa meilleure interprétation de Peter Parker à ce jour. Si vous hésitez encore à acheter votre billet en vous demandant si vous avez vraiment besoin d'un nouveau film de super-héros, n'hésitez plus. Faites le grand saut. Faites confiance à Spider-Man pour amortir votre chute. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com