Maroc: Le parti arrivé en tête au Parlement veut interdire le mariage des mineurs

De jeunes hommes et femmes a attendent leur cérémonie de mariage lors du festival annuel d'Imilchil, dans le Haut Atlas, le 21 septembre 2019 (Photo, AFP).
De jeunes hommes et femmes a attendent leur cérémonie de mariage lors du festival annuel d'Imilchil, dans le Haut Atlas, le 21 septembre 2019 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 12 mai 2022

Maroc: Le parti arrivé en tête au Parlement veut interdire le mariage des mineurs

  • Les députés du parti du RNI souhaitent abroger l'article 20 de la Moudawana permettant, sous un régime dérogatoire, le mariage des mineurs
  • La justice serait expéditive dans le traitement des dossiers dont elle a la charge sur ce sujet

CASABLANCA: Les parlementaires du Rassemblement national des indépendants ont soumis une proposition de loi visant à supprimer l'article 20 de la Moudawana. Cette disposition du code de la famille permet aux juges, en dépit de l’interdiction du mariage des mineurs, de déroger à la règle, en les autorisant, après examen de la situation au cas par cas.

D’après le compte rendu du site internet de la chambre des représentants, le texte, dont le contenu n’a pas été rendu public dans son intégralité, a été déposé durant la dernière semaine du mois d’avril par le groupe parlementaire à l’initiative d’Idriss Chraibi.

À la première chambre, les députés du parti dont est issu le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, souhaitent, sans détours et selon l’intitulé, tel qu’énoncé, de la proposition de loi, abroger le texte permettant, sous conditions, le mariage des mineurs.

État des lieux

L’âge légal du mariage est fixé à 18 ans, mais la Moudawana adoptée en 2004, et saluée par l’écrasante majorité des associations féministes, au Maroc, prévoit une dérogation au principe général d’interdiction vivement critiquée aujourd’hui.

Le juge de la famille a le pouvoir d’autoriser le mariage du garçon et de la fille avant leurs dix-huit ans dans le cadre de loi prévoyant, par ailleurs, des garde-fous délimités par le législateur. Toute décision permettant de déroger à la règle d’interdiction du mariage des mineurs doit être motivée dans l’intérêt de ces derniers, après audition des parents ou du représentant légal, et après avoir sollicité une expertise médicale.

Le parti au pouvoir souhaite la suppression de ce régime dérogatoire, sans que l’on sache encore s’il veut lui en substituer un autre ou bien s’il a la volonté d’interdire toute dérogation aux conditions d’âge.

Étude

La récente étude dévoilée par la présidence du ministère public en partenariat avec l’Unicef fait état de la persistance du phénomène. Pire, la justice serait expéditive dans le traitement des dossiers dont elle a la charge sur ce sujet. Sur 80 599 autorisations délivrées entre 2015 et 2019, près de 46 000 ont été jugées en un temps record. Pour les associations féministes le régime dérogatoire est bafoué dans la mesure où il n’est pas appliqué dans le strict respect de la loi. En effet, le juge prenant la responsabilité d’autoriser ces mariages, n’exige, que très rarement des enquêtes sociales et ne sollicite qu’à titre exceptionnel une expertise médicale pertinente alors que ce sont, telles qu’édictées par la Moudawana, les conditions permettant d’autoriser exceptionnellement ce type d’unions.

Dans 57% des cas, les jugements ont été rendus au terme d’une seule audience selon le rapport de la présidence du ministère public en partenariat avec l’Unicef:

 

Dans cette étude présentée fin 2021, le principe d’une suppression pure et simple du mariage des mineures est envisagé.


Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
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  • L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban
  • "Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr"

BEYROUTH: Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu 

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'Ani. Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

 


Cisjordanie: 70 enfants palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes 

Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
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  • "La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef
  • Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau

GENEVE: Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes.

"Les enfants paient un prix intolérable en raison de l'escalade des opérations militaires et des attaques des colons menées dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré un porte-parole de l'Unicef, James Elder, lors d'un point presse à Genève.

"Ainsi, entre janvier 2025 et aujourd'hui, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem sous contrôle israélien. Cela représente 70 enfants palestiniens tués sur cette période, a-t-il ajouté, indiquant qu'il y a eu également 850 autres enfants blessés sur la même période.

Il a précisé que 93% des enfants tués l'ont été "par les forces israéliennes".

"La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef.

Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau, conformément au droit international".

"L'Unicef appelle également les États membres disposant d'une influence à user de leur poids pour garantir le respect du droit international", a-t-il dit.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d'Israël. En janvier 2025, l'armée israélienne a lancé une "opération antiterroriste" visant principalement les camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie.


Liban: six morts dans un bombardement israélien, selon l'agence officielle

Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
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  • Une frappe aérienne israélienne sur une maison à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, a fait six morts et sept blessés malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril
  • Israël poursuit ses bombardements tandis que le Hezbollah continue ses attaques contre des cibles israéliennes, alors que de nouvelles discussions entre les deux pays sont prévues à Washington cette semaine

BEYROUTH: L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) libanaise a annoncé la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'ANI mardi.

Par ailleurs, l'armée israélienne a ordonné sur les réseaux sociaux aux habitants de la petite ville de Sohmor, dans la vallée de la Bekaa (est), d'évacuer en prévision de bombardements.

Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre le 2 mars en attaquant Israël au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran. Israël a répondu en menant des frappes massives et une incursion terrestre dans le sud.

Le dernier bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s'élève à 2.869 morts depuis le début de la guerre, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

De nouvelles discussions sont prévues jeudi et vendredi à Washington entre le Liban et Israël.