Angleterre: la fin d'une ère pour Chelsea, transformé par Roman Abramovitch

Le propriétaire russe de Chelsea, Roman Abramovich, applaudit, alors que les joueurs célèbrent leur victoire en championnat à la fin du match de football de Premier League entre Chelsea et Sunderland à Stamford Bridge à Londres le 21 mai 2017. (AFP)
Le propriétaire russe de Chelsea, Roman Abramovich, applaudit, alors que les joueurs célèbrent leur victoire en championnat à la fin du match de football de Premier League entre Chelsea et Sunderland à Stamford Bridge à Londres le 21 mai 2017. (AFP)
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Publié le Samedi 07 mai 2022

Angleterre: la fin d'une ère pour Chelsea, transformé par Roman Abramovitch

  • S'il diversifie ses investissements, du pétrole à l'aluminium en passant par l'automobile, il tisse aussi rapidement des liens avec les principaux décideurs politiques
  • Resté fidèle au club, il avait anticipé les sanctions du gouvernement britannique après le début de la guerre en Ukraine en le mettant en vente, le 2 mars

LONDRES: L'accord pour la vente de Chelsea à l'homme d'affaires américain Todd Boehly et ses associés, annoncé samedi, marque la fin d'une ère pour les "Blues", propulsés au sein de l'élite européenne du football par le milliardaire russe Roman Abramovitch, devenu indésirable. En mettant la main sur le club londonien, en 2003, pour 140 millions de livres (170 millions d'euros), l'oligarque russe avait inauguré le règne des propriétaires-mécènes aux ressources financières illimitées qui ont changé la face du football européen et mondial.


Abramovitch n'était alors pas très connu, mais déjà immensément riche.Le milliardaire de 55 ans à la courte barbe blanche, qui possède une immense résidence de 15 chambres dans le quartier huppé de Kensington à Londres, s'était enrichi de manière fulgurante dans les années 1990 après la mise en place de l'économie de marché en Russie.


Né à Saratov dans le sud de la Russie, orphelin dès son plus jeune âge et élevé par son oncle, le jeune Roman a grandi en partie dans le Grand Nord russe et fait des études de mathématiques à Moscou avant de se lancer dans les affaires.
Il a à peine 30 ans quand le gouvernement russe cède la majorité des actions du vaste groupe pétrolier Sibneft pour 100 millions de dollars --une fraction de leur valeur réelle. Abramovitch les revendra en 2005 au géant public Gazprom pour 13 milliards de dollars.

Une ascension sportive rapide 


S'il diversifie ses investissements, du pétrole à l'aluminium en passant par l'automobile, il tisse aussi rapidement des liens avec les principaux décideurs politiques, finançant, avec d'autres hommes d'affaires, la campagne de réélection du président Boris Eltsine en 1996.Il entre alors dans le cercle de ces oligarques aux relations étroites avec l'entourage du président.


Mais il garde une saine distance avec les luttes d'influences, échappant ainsi au destin de son propre partenaire en affaires Boris Berezovski, féroce critique du pouvoir retrouvé mort chez lui en 2013, en Angleterre.En 2003, ce passionné de ballon rond décide de se lancer dans le sport.


Après avoir un temps convoité Tottenham, il opte pour Chelsea, club en grandes difficultés financières et qui n'a à son palmarès qu'un titre de champion vieux de 48 ans, et une poignée de coupes d'Angleterre ou de la Ligue.
L'ascension est rapide, avec un premier titre de champion d'Angleterre dès 2005 et un deuxième en 2006.


Un "miracle" qui s'explique par les sommes colossales dépensées, à l'image du salaire de 4,2 millions de livres (5 millions d'euros) offert en 2004 pour attirer José Mourinho, sacré en la Ligue des Champions avec Porto.
Le premier été, les Blues dépensent 170 millions d'euros en transferts et presque autant l'été suivant.
Des sommes encore importantes aujourd'hui mais qui sont, à l'époque, tout simplement ahurissantes et font grincer des dents.

Chelsea sur le toit du monde 


Abramovitch rayonne dans les loges de Stamford Bridge, mais il est aussi impitoyable dirigeant de club qu'homme d'affaires et 13 entraîneurs différents ont défilé en 19 années de présidence. Les résultats suivent avec trois titres de champions supplémentaires (2010, 2015, 2017), 5 Coupes d'Angleterre et 3 de la Ligue...


En 2012, Chelsea trône au sommet du football européen en remportant la Ligue des champions et à nouveau en 2021, sous les ordres de Thomas Tuchel.
Cet hiver, Chelsea s'est même assis sur le toit du monde en remportant le Mondial des clubs Fifa à Abou Dhabi.
Face aux autres propriétaires-milliardaire l'engagement financier d'Abramovitch ne s'est jamais démenti.

Sur le terrain, du moins, car le refus, par le gouvernement britannique, de renouveler son visa de travail en 2018, qui fait que le milliardaire russe n'a plus vu jouer son équipe à domicile depuis, a condamné les projets d'agrandissement de Stamford Bridge pourtant indispensables.

Resté fidèle au club, il avait anticipé les sanctions du gouvernement britannique après le début de la guerre en Ukraine en le mettant en vente, le 2 mars.

Ses largesses -- il a renoncé à être remboursé de près de 2 milliards d'euros que le club lui doit -- seront regrettées, mais son argent n'était plus le bienvenu à Londres et Chelsea va maintenant pouvoir regarder, non sans incertitudes, vers l'avant.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.