Un Palestinien tué en tentant de s'infiltrer en Israël, attaque à Jérusalem

Des soldats israéliens prennent position lors d'affrontements avec des Palestiniens dans le village d'Azzun, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 30 avril 2022. (Photo, AFP)
Des soldats israéliens prennent position lors d'affrontements avec des Palestiniens dans le village d'Azzun, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 30 avril 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 08 mai 2022

Un Palestinien tué en tentant de s'infiltrer en Israël, attaque à Jérusalem

  • Un Palestinien qui tentait d'entrer en Israël depuis la Cisjordanie occupée a été tué dimanche par des soldats israéliens
  • Ces nouvelles violences sont survenues quelques heures après l'annonce par Israël de l'arrestation, après plus de 48 heures d'une vaste chasse à l'homme, de deux Palestiniens soupçonnés d'avoir tué jeudi à la hache trois Israéliens

JÉRUSALEM: Un Palestinien tentant de s'infiltrer en Israël depuis la Cisjordanie occupée a été tué dimanche soir par l'armée israélienne tandis qu'un policier israélien a été blessé dans une attaque au couteau à Jérusalem, ont indiqué les forces israéliennes et des médecins.  

Ces nouvelles violences sont survenues quelques heures après l'annonce par Israël de l'arrestation, après plus de 48 heures d'une vaste chasse à l'homme, de deux Palestiniens soupçonnés d'avoir tué jeudi à la hache trois Israéliens dans la ville israélienne d'Elad. 

« Les deux terroristes qui ont assassiné trois civils israéliens lors de l'attaque dans la ville d'Elad ont été arrêtés », ont indiqué la police, l'armée et le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, dans un communiqué commun.  

Après l'attaque jeudi soir, la police a lancé une chasse à l'homme en diffusant les photos et les noms de deux Palestiniens soupçonnés de l'avoir commise: Assaad Youssef Al-Rifaï, 19 ans, et Sobhi Imed Abou Choukeir, 20 ans, originaires du village de Roummaneh dans la région de Jénine, en Cisjordanie occupée. 

Selon des témoins, les assaillants ont sauté d'une voiture et commencé à attaquer des passants avec des haches avant de s'enfuir à bord du véhicule. Trois Israéliens ont été tués et quatre blessés, dont l'un est dans un état critique. 

Il s'agissait de la sixième attaque visant des Israéliens depuis le 22 mars, en Israël et en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l'armée israélienne depuis 1967. 

« Echec » de l'armée  

Les suspects ont été retrouvés près de la ville d'Elad, située à proximité de la métropole de Tel-Aviv. Ils se sont rendus et ont fait des aveux, selon la même source.  

Ils étaient entrés en Israël à travers une barrière de séparation poreuse depuis la Cisjordanie quelques heures avant l'attaque, a ajouté la source militaire qualifiant leur infiltration d' »échec » pour l'armée israélienne. 

Dimanche soir, un Palestinien qui tentait d'entrer en Israël à travers la barrière de séparation depuis la Cisjordanie occupée a été tué par l'armée israélienne, ont indiqué l'armée et un hôpital.  

Dans un communiqué, l'armée a dit avoir « identifié une (personne) tentant de passer la barrière de sécurité (...) près de Tulkarem ». Des soldats lui ont »tiré dessus selon les procédures ». Un porte-parole de l'hôpital israélien Sheba a ensuite indiqué que le Palestinien était décédé des suites de ses blessures. 

Toujours en soirée, un homme a poignardé un policier israélien près de la Vieille ville de Jérusalem avant d'être blessé par balle par les forces israéliennes, ont indiqué la police israélienne et des médecins. Le policier a été transporté à l'hôpital. 

L'attaque à Elad jeudi a eu lieu le jour des célébrations du 74e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, qui pour les Palestiniens représente une « Nakba » (« catastrophe », en arabe) et est synonyme d'exode pour des centaines de milliers d'entre eux.  

Le Hamas --mouvement islamiste qui contrôle l'enclave palestinienne de Gaza sous blocus israélien-- et le Jihad islamique ont salué une attaque « héroïque », affirmant que c'est une conséquence des tensions autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville sainte occupé par Israël. 

Réagissant à l'arrestation des deux suspects, le Jihad islamique a assuré dimanche qu'elle ne « découragerait pas les combattants (...) à poursuivre la lutte contre l'occupation » israélienne des territoires palestiniens. 

Statu quo 

Ces dernières semaines, des heurts entre policiers israéliens et des Palestiniens ont fait quelque 300 blessés principalement sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est. Ce site, troisième lieu de l'islam, abrite la mosquée Al-Aqsa. 

Jeudi, après le retour de fidèles juifs sur l'esplanade, considérée également comme le lieu le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple, des accrochages avaient éclaté entre manifestants palestiniens et policiers israéliens. 

En vertu d'un statu quo tacite, les non-musulmans peuvent se rendre sur l'esplanade mais pas y prier.  

Un nombre croissant de juifs s'y rendent, et le fait que certains d'entre eux y prient suscite des craintes d'une remise en cause de ce statu quo chez de nombreux musulmans même si Israël a répété vouloir le maintenir. 

Au total, depuis le 22 mars, 18 personnes ont été tuées dans des attentats anti-israéliens en Israël et en Cisjordanie, perpétrés par des Arabes israéliens et des Palestiniens. 

Dans la foulée des premières attaques, les forces israéliennes ont mené des opérations en Cisjordanie, notamment dans la région de Jénine d'où étaient originaires des assaillants. Vingt-huit Palestiniens, dont des assaillants, ont été tués. 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.