Journaliste américano-palestinienne tuée en Cisjordanie: Paris, Washington et l'UE exigent une enquête

La journaliste américano-palestinienne d'Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, tuée par balle mercredi alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée. (Photo, AFP)
La journaliste américano-palestinienne d'Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, tuée par balle mercredi alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 12 mai 2022

Journaliste américano-palestinienne tuée en Cisjordanie: Paris, Washington et l'UE exigent une enquête

La journaliste américano-palestinienne d'Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, tuée par balle mercredi alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée. (Photo, AFP)
  • «Il est essentiel qu'une enquête approfondie et indépendante clarifie dès que possible toutes les circonstances de ces incidents et que les responsables soient traduits en justice», a déclaré le porte-parole de Josep Borrell
  • Les Etats-Unis veulent qu'une enquête soit menée de manière transparente

PARIS/ BRUXELLES/ NATIONS UNIES: La France a « exigé » mercredi une enquête sur la mort « profondément choquante » de la journaliste américano-palestinienne d'Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, tuée par balle mercredi alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée. 

« La France exige qu'une enquête transparente s'engage dans les meilleurs délais pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un point de presse électronique. 

« La France réaffirme son engagement constant et déterminé, partout dans le monde, en faveur de la liberté de la presse et de la protection des journalistes et de tous ceux dont l'expression contribue à une information libre et au débat public », a-t-elle ajouté. 

L'UE exige une « enquête indépendante» sur la mort de Shireen Abu Akleh

L'Union européenne a condamné mercredi la mort de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, tuée d'une balle dans la tête pendant une opération de l'armée israélienne en Cisjordanie occupée, et a exigé une enquête indépendante sur les circonstances de son décès. 

« Il est essentiel qu'une enquête approfondie et indépendante clarifie dès que possible toutes les circonstances de ces incidents et que les responsables soient traduits en justice », a déclaré Peter Stano, porte-parole de Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, dans un communiqué. 

Shireen Abu Akleh, une des journalistes les plus connues de la chaîne panarabe al-Jazeera, portait un gilet pare-balles siglé « Presse » lorsqu'elle a été tuée. Des journalistes présents sur place ont fait état de tirs de l'armée israélienne et dans un communiqué, la chaîne al-Jazeera a affirmé que Shireen Abu Akleh avait été tuée « de sang froid » par les forces israéliennes. 

« L'armée mène une enquête sur ces événements et envisage la possibilité que les journalistes ont été atteints par des hommes armés palestiniens », a déclaré pour sa part l'armée israélienne. 

« Selon les informations que nous avons réunies, il semble probable que des Palestiniens armés, qui ont ouvert le feu sans discernement à ce moment, sont responsables de la mort malheureuse de la journaliste », a plus tard renchéri le Premier ministre israélien Naftali Bennett. 

Washington veut une enquête transparente, selon l'ambassadrice américaine à l'ONU

Les Etats-Unis veulent qu'une enquête soit menée de manière « transparente » sur la mort de la journaliste américano-palestinienne d'Al-Jazeera, Shireen Abu Akleh, tuée par balle mercredi alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée, a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield. 

« Cela doit être étudié de manière transparente. Nous encourageons les deux parties à participer à cette enquête afin que nous puissions comprendre pourquoi cela s'est produit », a dit l'ambassadrice devant quelques journalistes avant une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Bosnie. 

Linda Thomas-Greenfield a précisé avoir accordé un entretien à cette journaliste en novembre dernier à l'occasion d'un séjour dans la région et ajouté qu'elle avait « un respect extraordinaire à son égard ». 

« Elle nous manquera à tous » et « nous appelons à une enquête transparente sur son meurtre », a insisté la diplomate américaine, en affirmant l'importance « que les journalistes puissent faire leur travail sans crainte ». 

La « priorité absolue » des Etats-Unis est « la protection des citoyens américains et des journalistes », a assuré Linda Thomas-Greenfield. 

La mort de Mme Abu Akleh survient dans un contexte très tendu. 

Depuis le 22 mars, Israël a été la cible d'une série d'attaques ayant fait au moins 18 morts. Deux de ses attaques ont été perpétrées par des Arabes israéliens, et quatre d'entre elles par des Palestiniens, dont trois jeunes originaires de Jénine, où l'armée israélienne a multiplié les opérations ces dernières semaines.  

Dans la foulée de ces attaques anti-israéliennes, 31 Palestiniens incluant des assaillants et un jeune de 18 ans mercredi près de Ramallah, ont été tués dans des incidents avec l'armée israélienne. 

Les pays arabes à l'ONU veulent «une enquête internationale indépendante»

Le groupe des pays arabes à l'ONU a réclamé mercredi dans un communiqué "une enquête internationale indépendante" sur "l'assassinat" de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh de la chaîne Al Jazeera, tuée par balle mercredi, a annoncé l'ambassadeur palestinien aux Nations unies, Riyad Mansour.

"Le groupe arabe de New York a adopté une déclaration condamnant dans les termes les plus fermes cet acte criminel des autorités d'occupation israéliennes et exigeant une enquête internationale indépendante sur ce crime", a déclaré à des journalistes le diplomate palestinien.

Il s'agit aussi que "ceux qui sont responsables de ce crime" en assument les conséquences devant la justice, a-t-il ajouté, en masquant difficilement son émotion à l'égard de la mort d'une journaliste qu'il connaissait personnellement.

La demande d'une "enquête internationale indépendante" figure aussi dans trois lettres identiques envoyées au secrétaire général de l'ONU, au Conseil de sécurité et au président de l'Assemblée générale des Nations unies, a ajouté Riyad Mansour, qui avait à ses côtés le président koweïtien du groupe arabe et l'ambassadeur représentant la Ligue arabe à New York.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.