Israël approuve près de 4 500 logements dans des colonies en Cisjordanie, dont 2 700 définitivement

Le site des logements qu'Israël projette de construire à Jérusalem-Est. (Photo, AFP)
Le site des logements qu'Israël projette de construire à Jérusalem-Est. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 12 mai 2022

Israël approuve près de 4 500 logements dans des colonies en Cisjordanie, dont 2 700 définitivement

Le site des logements qu'Israël projette de construire à Jérusalem-Est. (Photo, AFP)
  • Israël a approuvé jeudi près de 4 500 logements dans des colonies en Cisjordanie
  • Au total, 2 791 logements ont reçu un feu vert final du comité de planification de l'Administration civile tandis que 1 636 ont reçu une autorisation préalable, d'après «La paix maintenant»

JÉRUSALEM: Israël a approuvé jeudi près de 4 500 logements dans des colonies en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'Etat hébreu, dont plus de 2 700 définitivement, selon l'organisation israélienne anticolonisation « La paix maintenant ». 

Au total, 2 791 logements ont reçu un feu vert final du comité de planification de l'Administration civile israélienne tandis que 1 636 ont reçu une autorisation préalable, d'après « La paix maintenant ».  

Trois colonies dites « sauvages », construites sans l'accord d'Israël, doivent être approuvées, a précisé cette source. 

Aujourd'hui, environ 475 000 colons israéliens résident en Cisjordanie, où vivent 2,9 millions de Palestiniens. 

La colonisation israélienne, illégale au regard du droit international, s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967.  

Elle s'est accélérée ces dernières années sous l'impulsion de l'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Son successeur Naftali Bennett, ancien dirigeant d'une organisation de colons, est depuis juin 2021 à la tête d'une coalition hétéroclite allant de la droite radicale à des partis de gauche. 

Sa ministre de l'Intérieur, Ayelet Shaked, une de ses proches, a estimé jeudi sur Twitter qu'il s'agissait d'un « jour de fête pour le mouvement de colonisation en Judée et Samarie », le terme utilisé par les autorités israéliennes pour parler de la Cisjordanie. 

« C'est une mauvaise nouvelle pour Israël et cela renforce l'occupation, rendant une paix future encore plus difficile à atteindre », a de son côté commenté Hagit Ofran, de l'ONG « La paix maintenant » qui suit de près l'évolution de la colonisation israélienne. 

« C'est décevant que ce gouvernement qui avait promis du changement suive des politiques similaires à celles du gouvernement Netanyahu », a-t-elle ajouté. 

La Jordanie a elle dénoncé une « violation flagrante » du droit international par la voix de son porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Haitham Abou Al-Foul.  

« Les pratiques unilatérales d'Israël (...) telles que la construction et l'expansion des colonies, la confiscation de terres et le déplacement de Palestiniens sont illégales, illégitimes, rejetées et déplorées », a-t-il affirmé. 

La semaine dernière, Washington avait dénoncé le plan israélien. « L'administration (du président américain Joe) Biden a été claire dès le départ: nous nous opposons fermement à l'expansion des colonies qui exacerbe les tensions et affaiblit la confiance entre les parties », a déclaré la porte-parole adjointe du département d'Etat, Jalina Porter. 

L'approbation des nouveaux logements intervient au lendemain de la mort de la journaliste de la chaîne Al Jazeera Shireen Abu Akleh, tuée en Cisjordanie alors qu'elle couvrait un raid israélien dans la ville de Jénine (nord). L'annonce de son décès a suscité une vive émotion et des milliers de Palestiniens lui ont rendu hommage jeudi à Ramallah. 

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com