Irak: 15 corps exhumés dans un charnier de l'ère Saddam

Les dépouilles de 15 victimes ont été exhumées dans une fosse commune datant des années 1990 et mise au jour dans le sud de l'Irak (Photo, AFP).
Les dépouilles de 15 victimes ont été exhumées dans une fosse commune datant des années 1990 et mise au jour dans le sud de l'Irak (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 14 mai 2022

Irak: 15 corps exhumés dans un charnier de l'ère Saddam

  • Depuis le début de la guerre Iran-Irak en 1980, les conflits se sont succédé en Irak
  • Le groupe Etat islamique, vaincu en Irak fin 2017, a laissé derrière lui plus de 200 charniers qui pourraient renfermer jusqu'à 12000 corps

NAJAF: Les dépouilles de 15 victimes ont été exhumées dans une fosse commune datant des années 1990 et mise au jour dans le sud de l'Irak, a indiqué samedi un responsable estimant que le site pourrait renfermer une centaine de corps.

Le charnier, près de la ville sainte chiite de Najaf, a été découvert en avril lors de la construction d'un complexe immobilier. Il daterait de l'ère du dictateur Saddam Hussein, qui réprima dans le sang en 1991 un soulèvement de la communauté chiite, majoritaire dans le Sud, faisant près de 100 000 morts.

Devant des immeubles en béton qui attendent d'être terminés, un correspondant de l'AFP a vu samedi dans un périmètre délimité des crânes et des ossements humains numérotés.

"Il pourrait y avoir 100 victimes dans ce charnier. C'est une estimation, le chiffre pourrait être plus élevé, vu l'étendue de la scène du crime", a indiqué à l'AFP Abdul Ilah al-Naïli, directeur de la Fondation des martyrs, instance gouvernementale chargée de l'ouverture des fosses communes et du processus d'identification.

"Le charnier remonte au soulèvement populaire de 1991", a-t-il ajouté, précisant que des "dizaines" de charniers pourraient ne pas avoir été encore découverts.

Il s'exprimait en marge d'une cérémonie organisée sur le site pour marquer en avance la journée nationale des fosses communes (16 mai).

Depuis le début de la guerre Iran-Irak en 1980, les conflits se sont succédé en Irak. 

Selon les autorités, durant les années 1980 et 1990, le régime de Saddam Hussein, renversé en 2003 par l'invasion américaine, a fait disparaître plus d'un million de personnes, dont les proches ne connaissent toujours pas le sort pour un grand nombre.

Par ailleurs, le groupe Etat islamique (EI), vaincu en Irak fin 2017 après avoir contrôlé une grande partie du territoire, a laissé derrière lui plus de 200 charniers qui pourraient renfermer jusqu'à 12 000 corps, selon l'ONU.

En décembre, les Peshmergas --armée dans la région autonome du Kurdistan dans le nord de l'Irak-- ont découvert un charnier contenant au moins 11 corps appartenant à des policiers qui auraient été tués par l'EI.

En mars dernier, les autorités irakiennes ont exhumé dans une fosse commune à Mossoul, ex-"capitale" de l'EI en Irak, les restes de 85 combattants jihadistes et de leurs proches tués lors de la reconquête de la grande métropole du nord.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.