La technologie est en plein essor dans le CCG, mais les femmes risquent d'en être exclues

Alors que les startups technologiques du Moyen-Orient sont en plein essor, les femmes arabes restent peu représentées dans le secteur, selon les analystes (Photo fournie).
Alors que les startups technologiques du Moyen-Orient sont en plein essor, les femmes arabes restent peu représentées dans le secteur, selon les analystes (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 18 mai 2022

La technologie est en plein essor dans le CCG, mais les femmes risquent d'en être exclues

  • Les États-Unis et l'Arabie saoudite ont des taux similaires de femmes dans le secteur des technologies, mais les experts estiment qu'il faut faire davantage pour accroître la diversité
  • Comment les femmes du Moyen-Orient peuvent-elles tirer profit du boom technologique du CCG ? C'est ce qui a été discuté au Forum des femmes arabes

DUBAÏ: La technologie est l'un des secteurs à la croissance la plus rapide au monde, et le Golfe arabe est de plus en plus considéré comme l'un de ses centres mondiaux. Au cœur de la scène technologique de la région se trouve Dubaï, surnommé le «centre technologique du monde arabe».
Le capital commercial des Émirats arabes unis a continué de croître au cours de la pandémie de la Covid-19, en partie, peut-être, à cause de sa décision de garder ses frontières ouvertes alors que la majeure partie du monde est entrée dans des périodes de confinement prolongées.
Mais cette croissance ne s’arrête pas car elle est le résultat du nombre croissant de start-ups technologiques attirées par les EAU, de l'encouragement de Dubaï pour les entrepreneurs et de sa capacité à séduire les sociétés internationales de capital-risque.
Selon la plateforme de recherche Wamda, basée à Dubaï, les investissements dans les entreprises technologiques du Moyen-Orient, à l'exclusion de celles d'Israël, ont quadruplé pour atteindre 2,87 milliards de dollars l'année dernière (1$ = 0.94), dont près de la moitié, dans les Émirats arabes unis.
Dubaï abrite aujourd'hui plusieurs start-ups technologiques valant au moins un milliard de dollars, connues dans le monde des affaires sous le nom de «licornes» pour leur rareté statistique.
Il s'agit notamment de Vista Global, une plateforme d'aviation privée, de Kitopi, une plateforme de cuisine en nuage, et d'Emerging Markets Property Group, qui gère des sites web de petites annonces en Égypte, aux Émirats arabes unis et ailleurs.
Pourtant, malgré le succès florissant des start-ups technologiques au Moyen-Orient, les femmes arabes restent peu représentées dans ce secteur.
Malgré la participation féminine à la mission Emirates Mars, qui a placé avec succès une sonde en orbite autour de la planète rouge en février 2021, «le manque de présence dans cette région des femmes dans la technologie est très visible», a déclaré à Arab News le Dr Nour E. Raouafi, scientifique de projet pour la mission Parker Solar Probe de la NASA.
«Si vous regardez certains domaines, comme l'espace où je travaille, la participation des femmes n'est pas au niveau où elle devrait être», a ajouté Raouafi, avant de participer à un panel au Forum des femmes arabes, qui a eu lieu à Dubaï le 17 mai.
Selon Endeavor Insight, l'Arabie saoudite et les États-Unis affichent un taux de participation similaire des femmes dans les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques, appelés STEM, soit 28 %. Ce taux est plus élevé que celui du Royaume-Uni, qui n'est que de 22 %.
Néanmoins, les experts estiment qu'il reste encore beaucoup à faire afin d’encourager davantage de femmes à poursuivre des études et des carrières dans les domaines des STEM, tant dans le monde arabe que dans le reste du monde.
«Nous devrions nous efforcer d'atteindre l'égalité à tous les niveaux, de la direction à la base, et la meilleure façon d'y parvenir est de commencer par la base, les collèges et les écoles, et d'encourager les jeunes femmes à travailler dans le domaine de l'espace et dans d'autres domaines technologiques en leur offrant des bourses et d'autres incitations», a souligné Raouafi.
Il y a des raisons d'être optimiste. Les mesures destinées à améliorer l'environnement des affaires dans le Golfe et à éliminer la discrimination sexuelle sur le lieu de travail font déjà avancer les choses dans la bonne direction.
«Les jeunes professionnels, femmes et hommes, affluent désormais au Moyen-Orient alors qu'ils travaillent pour des entreprises technologiques basées en Europe ou aux États-Unis», a déclaré Philippe Blanchard, fondateur de Futurous, à Arab News.
«Des actions concrètes ont été prises par les dirigeants du CCG, pour soutenir le secteur des technologies de l'information, pour mettre en place un système éducatif efficace, ainsi que pour s'attaquer à l'écart de rémunération entre les sexes, comme aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et au Bahreïn».
Cependant, les perceptions sociales restent un obstacle. «La technologie est toujours considérée comme un monde d'hommes, mais il existe des opportunités pour changer les mentalités», a avisé Blanchard.
Blanchard, a ainsi soutenu «s'assurer que les parents, les enseignants des écoles et les professeurs d'université n'imposent pas la mise en place de programmes spécifiques basés sur le genre, comme les infirmières pour les jeunes femmes et les ingénieurs pour les jeunes hommes», a soutenu

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Les autorités saoudiennes consacrent 4,3 milliards de dollars à des projets urbains à La Mecque

La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
  • Les sites concernés sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour
  • La Mecque compte environ 2,7 millions d’habitants dans la région du Hedjaz

RIYAD : La Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints a annoncé le développement de sept sites à La Mecque dans le cadre du programme de développement des quartiers.

Ces sites couvrent plus de 4,4 millions de mètres carrés et représentent un investissement de 16,3 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars). Ils sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’annonce a été faite mercredi lors d’une cérémonie de signature des contrats d’attribution des projets, illustrant la confiance de la Commission dans l’avenir du développement urbain de La Mecque.

La Commission a indiqué que plusieurs promoteurs immobiliers et sociétés d’investissement participent à la réalisation de ces projets, notamment Maad International, AlRajhi United, ZOOD, Mohammad Abdulaziz Al-Habib and Sons Holding Co. et Jadwa Investment.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à améliorer l’environnement urbain de La Mecque, stimuler la croissance économique, renforcer la qualité de vie des habitants et promouvoir un développement durable dans la ville sainte, a ajouté la SPA.

La Mecque, située dans la région du Hedjaz et abritant plusieurs hauts lieux de l’islam, dont la Grande Mosquée, compte environ 2,7 millions d’habitants. Chaque année, près de 1,5 million de musulmans y accomplissent le pèlerinage du Hajj, tandis qu’environ 16 millions de fidèles y effectuent la Omra. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.