Festival international du film de Marrakech, post Covid-19

L’acteur Robert Redford récompensé pour l’ensemble de sa carrière à la 18e édition du Festival international du Film de Marrakech en décembre 2019 (Fadel SENNA/AFP)
L’acteur Robert Redford récompensé pour l’ensemble de sa carrière à la 18e édition du Festival international du Film de Marrakech en décembre 2019 (Fadel SENNA/AFP)
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Publié le Dimanche 19 juillet 2020

Festival international du film de Marrakech, post Covid-19

  • Le Festival international du film de Marrakech est devenu le rendez-vous du cinéma national et international
  • Avec la pandémie, les frontières fermées, les rassemblements limités, est-il possible que le festival ait lieu aux dates annoncées, c’est à dire du 13 au 21 novembre prochain ?

MARRAKECH : La plus grande arène du cinéma international au Maroc a lieu tous les ans, au Palais des congrès de Marrakech, au début du mois de novembre. À la suite de la crise de la Covid-19, la direction du festival réfléchit encore à un éventuel report de l’édition 2020, à son annulation ou à son maintien sous une forme alternative.

Tapis rouge, compétition de premiers et seconds films, sections parallèles, avant-premières, master class, soirées gala, le Festival international du film de Marrakech est devenu le rendez-vous du cinéma national et international. Des festivals comme Cannes, Annecy ou encore Locarno ont annoncé l’annulation des événements et leur report à l’année prochaine alors que d’autres, comme le Krakow Film Festival en Pologne, ont décidé de faire une édition digitale à distance. Le Festival international du film francophone de Namur a promis une édition uniquement belge, voire européenne, limitée à un certain nombre de personnes. Sous quelle forme le Festival de Marrakech pourrait avoir lieu et dans quelles conditions ? « Nous ne pouvons pas nous prononcer pour le moment » a signalé Sarim Fassi Fihri, directeur du Centre cinématographique marocain et vice-président de la fondation du festival. Le comité d’organisation ne peut se prononcer, pour l’heure, sur l’avenir du festival. 

Entre rêves et réalités

« J’ai deux sentiments contradictoires par rapport au festival de Marrakech cette année… Je suis à la fois très impatiente à l’idée d’un événement qui nous sorte de notre marasme que la crise provoque après quatre mois d’enfermement ; je suis sûre que nous sommes nombreux à ressentir cela... Nous avons hâte de participer à un festival pour nous immerger de nouveau dans le milieu et échanger avec les gens du métier sur la situation. La création et la bonne humeur sont contagieuses et un festival constitue souvent le lieu idéal pour cela » explique Lamia Chraibi, productrice et habituée du festival, puisque les films qu’elle produit sont souvent en compétition ou en lice dans des sections parallèles.

« C’est aussi une arène où l’on choisit des projets à développer, où l’on prend des décisions de coproduction sur nos projets, de ventes de nos projets... on doit garder la foi, même si la période complique les choses. L’enthousiasme et le plaisir du métier sont communicatifs et on en a besoin », poursuit Lamia Chraibi, qui reste néanmoins réaliste. « D’un autre côté, si je dois être sincère, nous naviguons à vue d’une manière générale, avec une incertitude totale sur la reprise ou l’éventualité d’un autre confinement… Organiser un festival, c’est beaucoup d’anticipation et de travail de préparation, je ne suis pas certaine que ce soit envisageable. »

Un collaborateur du festival, qui travaille dans la partie production et logistique de l’événement et qui souhaite conserver l’anonymat, est plus pessimiste. Pour lui, il sear compliqué de préserver l’événement, dans la mesure où les sponsors ne peuvent pas s’engager après une telle crise, et que les hôtels ne peuvent pas se permettre d’héberger les équipes après autant de mois de confinement. « Cela me parait bien compliqué, hélas. »

Cependant, les artistes demeurent optimistes. « Nous sommes des gens qui créons des rêves auxquels nous croyons et c'est ce qui fait de nous des cinéastes. Le Festival international du film de Marrakech (FIFM) est un lieu de rencontre annuel où nos rêves fixés sur des supports numériques se croisent et se projettent sur un grand écran. Des rêves autour desquels des grands débats se créent. Rien que pour cette raison, je ne me contente pas de me demander si ce festival devrait avoir lieu ou non, mais je souhaiter seulement, je rêver qu’il se déroule, certes dans des conditions difficiles », confie Mohamed Mouftakir, cinéaste et réalisateur de Pégase, et de L’Orchestre des aveugles (en compétition au FIFM) ainsi que de L’Automne des Pommiers.

« C'est le cinéaste que je suis qui le dit, le pense, le souhaite et le rêve ! Mais d'autres facteurs dépassent de loin nos rêves, nos pensées et nos souhaits, et relèvent d'un autre domaine dont nous ne détenons ni les secrets ni les rouages. Le monde vit un grand bouleversement dont nous ne pouvons prédire ni le début ni la fin… Cela ne nous empêchera pas de continuer de penser, de rêver et de souhaiter que ces rencontres ne disparaissent subitement après que des liens si solides, si étroits se sont tissés au fil de ces vingt dernières années. » Selon l’organisation, le sort du festival se décidera dans les semaines à venir…


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.