Affaire Ghosn: Le Liban a reçu une notice rouge d'Interpol

M. Ghosn, qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne, devait être jugé à Tokyo pour des malversations financières et vit à Beyrouth depuis sa fuite rocambolesque du Japon fin 2019. (Photo, AFP)
M. Ghosn, qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne, devait être jugé à Tokyo pour des malversations financières et vit à Beyrouth depuis sa fuite rocambolesque du Japon fin 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

Affaire Ghosn: Le Liban a reçu une notice rouge d'Interpol

  • « Le procureur général Ghassan Oueidat a reçu une notice rouge d'Interpol basée sur le mandat d'arrêt international émis par la France» le mois dernier, a déclaré une source libanaise sous couvert d'anonymat
  • Les notices rouges d'Interpol, qui ne sont pas des mandats d'arrêt internationaux, sont diffusées à la demande d'un pays membre aux services de police du monde entier pour arrêter provisoirement des personnes

BEYROUTH :Le Liban a reçu une notice rouge d'Interpol basée sur le mandat d'arrêt international émis par la justice française à l'encontre de Carlos Ghosn, ancien patron de l'alliance automobile Renault-Nissan qui vit au Liban, a indiqué jeudi à l'AFP une source judiciaire. 

M. Ghosn, qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne, devait être jugé à Tokyo pour des malversations financières et vit à Beyrouth depuis sa fuite rocambolesque du Japon fin 2019.

"Le procureur général Ghassan Oueidat a reçu une notice rouge d'Interpol basée sur le mandat d'arrêt international émis par la France" le mois dernier, a déclaré la source libanaise sous couvert d'anonymat.

Les notices rouges d'Interpol, qui ne sont pas des mandats d'arrêt internationaux, sont diffusées à la demande d'un pays membre aux services de police du monde entier pour arrêter provisoirement des personnes, avant une éventuelle extradition ou d'autres actions judiciaires.

La notice à l'encontre de M. Ghosn, 68 ans, constitue un test pour la coopération franco-libanaise. Le Liban n'extrade pas ses ressortissants et a déjà empêché de voyager l'homme d'affaires.

"Le procureur général va fixer dans les prochains jours la date de l'interrogatoire de M. Ghosn", a ajouté la source.

Il reviendra ensuite au procureur de décider si un mandat d'arrêt immédiat sera émis à son encontre ou s'il attendra que son dossier soit envoyé par la France à la justice libanaise.

"Le Liban ne va pas accepter d'extrader M. Ghosn, qui détient la nationalité libanaise, car c'est contraire à la loi", a estimé la même source.

Le mandat d'arrêt international émis en avril par la justice française à l'encontre de Carlos Ghosn est intervenu dans le cadre d'une enquête pour abus de biens sociaux, blanchiment en bande organisée et corruption.

Arrêté en novembre 2018 à Tokyo, il avait justifié son évasion en décembre 2019 en assurant avoir voulu "échapper à l'injustice", dénonçant un "complot" des autorités japonaises.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.