Un Suédois menacé d'exécution en Iran est «otage», selon Amnesty

Cette photo publiée par l'ONG Amnesty International le 19 mai 2022 montre Ahmadreza Djalali, un citoyen irano-suédois, dans un lieu tenu secret. (Photo, AFP)
Cette photo publiée par l'ONG Amnesty International le 19 mai 2022 montre Ahmadreza Djalali, un citoyen irano-suédois, dans un lieu tenu secret. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 19 mai 2022

Un Suédois menacé d'exécution en Iran est «otage», selon Amnesty

Cette photo publiée par l'ONG Amnesty International le 19 mai 2022 montre Ahmadreza Djalali, un citoyen irano-suédois, dans un lieu tenu secret. (Photo, AFP)
  • Ahmadreza Djalali a été condamné à la peine de mort en 2017 sur des accusations d'espionnage, des allégations rejetées par la Suède et ses soutiens
  • Les médias iraniens assurent qu'il pourrait être pendu d'ici le 21 mai

PARIS: L'universitaire irano-suédois Ahmedreza Djalali, dont l'exécution est prévue en mai, est pris en « otage » et sert de « pion » pour Téhéran, qui cherche à l'échanger contre deux cadres iraniens en Belgique et en Suède, affirme jeudi l'ONG Amnesty International. 

« Les preuves s'accumulent montrant que les autorités iraniennes détiennent (...) Djalali comme otage et menacent de l'exécuter afin de faire pression sur des parties tierces et de l'échanger pour d'anciens responsables iraniens condamnés ou poursuivis par la justice à l'étranger », précise l'organisation humanitaire basée à Londres. 

Ahmadreza Djalali a été condamné à la peine de mort en 2017 sur des accusations d'espionnage, des allégations rejetées par la Suède et ses soutiens. Les médias iraniens assurent qu'il pourrait être pendu d'ici le 21 mai, une sentence que des responsables iraniens ont dit vouloir appliquer. 

M. Djalali, qui était basé à Stockholm où il travaillait pour l'Institut médical Karolinska, a été arrêté lors d'une visite en Iran en 2016. En février 2018, pendant sa détention, la Suède a accordé à l'universitaire la nationalité suédoise. 

Dans un cas sans précédent, un tribunal suédois a engagé des poursuites visant Hamid Noury, un ancien responsable pénitentaire iranien, en raison de son implication supposée dans des massacres dans des prisons iraniennes en 1988, et le verdict est attendu le 14 juillet. 

Hamid Nouri a été arrêté en Suède en novembre 2019, et est poursuivi au nom du principe de la justice universelle. 

Par ailleurs, un ancien diplomate iranien, Assadollah Assadi, a été condamné à 20 ans de prison en Belgique pour son implication dans un attentat à la bombe déjoué en 2018 en France visant un groupe d'opposants iraniens en exil. 

« Les autorités iraniennes jouent de la vie de Djalali comme d'un pion dans un marchandage politique cruel, menaçant de l'exécuter en représailles au fait que leurs demandes ne sont pas acceptées », affirme Diana Eltahawy, directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord de l'ONG. 

Selon Amnesty, les autorités iraniennes « conditionnent » au moins depuis la fin 2020 le sort de l'universitaire à un « accord » avec la Belgique et la Suède visant à l'échanger pour les deux responsables iraniens. 

Plus d'une douzaine d'Occidentaux, majoritairement binationaux, sont actuellement détenus en Iran qui est soupçonné de vouloir les monnayer en échange de concessions de l'Occident.  

Deux ressortissants français ont été arrêtés ce mois-ci en Iran. 

Par ailleurs, un ressortissant allemand, Jamshid Sharmahd, et un Suédois, Habib Chaab, sont actuellement jugés en Iran où ils font face à une possible condamnation à mort. 

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.