Les États-Unis appellent les dirigeants libanais à travailler «de toute urgence» pour sauver l'économie

Le porte-parole du département d'État, Ned Price, a déclaré que les dirigeants libanais doivent travailler rapidement à résoudre la crise économique. (Twitter/Capture d'écran/Photo d'archives)
Le porte-parole du département d'État, Ned Price, a déclaré que les dirigeants libanais doivent travailler rapidement à résoudre la crise économique. (Twitter/Capture d'écran/Photo d'archives)
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Publié le Samedi 21 mai 2022

Les États-Unis appellent les dirigeants libanais à travailler «de toute urgence» pour sauver l'économie

  • Le Hezbollah et ses alliés ont perdu la majorité parlementaire aux élections
  • Price a exprimé les inquiétudes des États-Unis à la suite de la diffusion de vidéos montrant des partisans du Hezbollah échanger des bulletins de vote et en déchirer d'autres

LONDRES: Les États-Unis se sont félicités vendredi du fait que les élections législatives au Liban se sont tenues à la date fixée et sans incidents de sécurité majeurs, tout en exhortant les dirigeants du pays à former rapidement un gouvernement pour résoudre la crise économique actuelle.

Les élections du week-end dernier ont fait perdre au Hezbollah et à ses alliés la majorité parlementaire.

«Nous félicitons le peuple libanais pour sa participation en dépit des circonstances difficiles. Nous reconnaissons également le rôle important que les Forces armées libanaises et les Forces de sécurité intérieure ont joué dans le soutien du processus et le maintien de la sécurité», a déclaré le porte-parole du département d'État, Ned Price.

«Alors que le Liban regarde vers l'avenir, nous exhortons les élus et les dirigeants politiques du pays à tenir compte de l'appel du peuple libanais pour un changement et à travailler sérieusement et de toute urgence pour prendre les mesures nécessaires visant à sauver l'économie», a-t-il ajouté.

Price a affirmé que les États-Unis appelaient à la formation rapide d'un nouveau gouvernement capable de mener à bien le «travail ardu nécessaire pour le rétablissement de la confiance du peuple libanais et de la communauté internationale».

Price a exprimé les inquiétudes des États-Unis à la suite de la diffusion de vidéos montrant des partisans du Hezbollah échanger des bulletins de vote, en déchirer d'autres et saccager des isoloirs à Baalbek.

«Nous partageons les inquiétudes soulevées par nos partenaires de la communauté internationale concernant les allégations d'achat de voix, de clientélisme et d'actes d'intimidation», a-t-il déclaré.

Le gouvernement libanais a adopté vendredi un plan de relance économique destiné à sortir le pays d'un effondrement financier de trois ans.

Les ministres ont approuvé les mesures en ce sens lors de la dernière session du cabinet, juste avant de perdre leur pouvoir décisionnel à la suite des élections, sachant que devra bientôt être désigné un nouveau Premier ministre.

La Banque mondiale a qualifié la crise financière du Liban de l'une des pires que le monde ait connues depuis plus de cent cinquante ans.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.