Le chef du Conseil présidentiel du Yémen soutient la prolongation de la trêve négociée par l'ONU

Rashad Al-Alimi. (AFP)
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Publié le Dimanche 22 mai 2022

Le chef du Conseil présidentiel du Yémen soutient la prolongation de la trêve négociée par l'ONU

Rashad Al-Alimi. (AFP)
  • Des manifestants bloquent la route sortant de Taïz pour souligner l'implacable siège des Houthis
  • Al-Alimi : L'initiative saoudienne de 2021 visant à mettre fin à la guerre au Yémen sera la pierre angulaire des plans pour parvenir à la paix au Yémen

 

AL-MUKALLA : Le président du Conseil présidentiel du Yémen, Rashad Al-Alimi, a promis samedi de soutenir les efforts actuels des médiateurs internationaux pour prolonger la trêve négociée par l'ONU, lutter contre la corruption et unifier les unités militaires et de sécurité.  

Dans un discours télévisé prononcé à la veille du 32e anniversaire de la Journée de l'unification, M. Al-Alimi a déclaré que le Conseil soutenait les actions continues de l'ONU et de l'envoyé américain pour le Yémen en vue de renouveler la trêve qui doit expirer le 2 juin. Il a appelé le monde à faire pression sur les Houthis pour qu'ils cessent de violer la trêve et qu'ils en appliquent les dispositions, notamment en levant le siège de la ville de Taïz.

« Au nom des membres du Conseil des dirigeants, nous affirmons notre soutien continu aux efforts inlassables des envoyés de l'ONU et des États-Unis pour prolonger la trêve humanitaire », a déclaré Al-Alimi, soulignant qu’elle ouvrirait la voie à la paix, sauverait des vies et le pays de la famine.

Il a précisé que l'initiative saoudienne de 2021 visant à mettre fin à la guerre au Yémen serait la pierre angulaire des plans pour parvenir à la paix au Yémen.

« Nous renouvelons également notre adhésion à l'initiative des frères du Royaume d'Arabie saoudite que nous considérons comme une base juste pour un processus de paix global. »

Al-Alimi est arrivé au pouvoir en avril lorsque l'ancien président du Yémen, Abed Rabbo Mansour Hadi, a cédé son autorité au Conseil présidentiel de leadership, composé de huit membres, chargé de diriger le pays et d'entamer des pourparlers de paix avec les Houthis.

Samedi, le nouveau président s'est engagé à résoudre les problèmes économiques à Aden et dans les autres provinces, à lutter contre la corruption, à augmenter les revenus et à rassembler les différents groupes armés sous le commandement du conseil sur la base de l'accord de Riyad.

« Nous allons fermement avancer pour unifier l'establishment militaire et sécuritaire ».

La trêve entrée en vigueur le 2 avril a largement réduit les violences et le nombre de victimes dans tout le pays, malgré des centaines de violations par les Houthis, et a permis aux vols commerciaux de décoller de l'aéroport de Sanaa avec l’arrivée d’au moins une douzaine de navires de carburant dans le port de Hodeidah.

La promesse du président yéménite de soutenir la prolongation de la trêve est intervenue alors que le gouvernement yéménite et les Houthis se préparent à participer à des discussions sur l'ouverture de routes à Taïz et dans les autres provinces.

Les médias des Houthis ont déclaré dimanche que leur délégation avait quitté Sanaa pour la capitale jordanienne à bord d'un avion de l'ONU.

Un responsable gouvernemental a déclaré samedi à Arab News que leurs négociateurs avaient reçu l'ordre de se préparer à se rendre à Amman pour la réunion.  

Dans la ville assiégée de Taïz, des dizaines de personnes ont organisé dimanche une rare manifestation près d'une route bloquée qui relie la province de Hodeidah, à l'ouest de la ville, pour attirer l'attention sur le siège des Houthis.

Ces personnes se sont tenues en file sur la route, portant des affiches qui appelaient à mettre fin à l'assaut des Houthis.

« Taïz a payé une lourde facture humanitaire en raison du siège de la milice houthie », pouvait-on lire sur l'une des affiches.

Les Houthis assiègent la ville de Taïz depuis 2015 pour forcer les troupes gouvernementales qui défendent la ville à se rendre.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.


Le Conseil des ministres saoudien condamne les attaques iraniennes et affirme le droit du Royaume à se défendre

La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
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  • Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles

RIYAD : Le Conseil des ministres d’Arabie saoudite a fermement condamné mardi les attaques iraniennes visant le Royaume, les États du Golfe et d’autres pays de la région, affirmant qu’elles menacent la sécurité régionale et violent le droit international.

La session du Conseil, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence, a réaffirmé le droit de l’Arabie saoudite de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité, sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles et des drones ayant tenté de viser des sites et des installations dans le pays.

Le prince héritier a informé le Conseil des récents entretiens téléphoniques qu’il a eus avec les dirigeants de plusieurs pays dans le cadre de consultations en cours sur les évolutions régionales et leurs répercussions sur la stabilité régionale et internationale.

Dans une déclaration à l'agence de presse saoudienne, le ministre de l’Information Salmane bin Yousef Al-Dossari a indiqué que le Conseil avait également examiné les efforts de l’Arabie saoudite pour renforcer la coordination et la coopération avec ses partenaires du Golfe et du monde arabe afin de faire face aux défis régionaux actuels.

Le Conseil a salué les déclarations issues des récentes réunions entre le Conseil de coopération du Golfe et l’Union européenne, ainsi que celles de la Ligue arabe, qui ont condamné les attaques iraniennes. 

Le Conseil a également évoqué la prochaine Journée du drapeau saoudien, célébrée le 11 mars, la décrivant comme un symbole de l’histoire du Royaume, de son identité nationale et de ses principes fondateurs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com