Levée de l'immunité parlementaire du chef d'un parti d'opposition en Algérie

Mohcine Belabbas, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) lors d’une conférence de presse de l'alternative démocratique (PAD) dans la capitale Alger, le 10 octobre 2020 (Photo, AFP)
Mohcine Belabbas, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) lors d’une conférence de presse de l'alternative démocratique (PAD) dans la capitale Alger, le 10 octobre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 octobre 2020

Levée de l'immunité parlementaire du chef d'un parti d'opposition en Algérie

  • En juin, M. Belabbas avait été convoqué par les gendarmes à la suite d'un accident de travail ayant fait un mort sur un chantier de construction lui appartenant
  • « M. Bellabas est disposé à répondre aux convocations de la justice. Il attend la convocation et va s'y rendre »

ALGER : Le Parlement algérien a levé mardi l'immunité de Mohcine Belabbas, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), à la demande du ministère de la Justice, a-t-on appris auprès de ce parti d'opposition. 

Un ancien ministre sous le président déchu Abdelaziz Bouteflika, Abdelkader Ouali, député du Front de libération nationale (FLN), a également perdu son immunité parlementaire sans que les deux cas ne soient liés.

Réagissant dans un communiqué à la levée de l'immunité de M. Belabbas, la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH) a dénoncé « ces attaques qui ciblent les militant(e)s de l'opposition ».

Selon la LADDH, elles « interviennent sur fond de campagne de restrictions généralisées des libertés et ne feront qu'envenimer plus un climat déjà délétère ».

Le mois dernier, les médias algériens avaient fait état de la demande du ministère de la Justice de lever l'immunité parlementaire de Mohcine Belabbas et d'Abdelakder Ouali. Accusé de corruption, M. Ouali a renoncé de lui-même à son immunité avant la séance de vote.

En revanche, aucune précision n'a été donnée quant aux motifs de la demande visant le chef du RCD.

En juin, M. Belabbas avait été convoqué par les gendarmes à la suite d'un accident de travail ayant fait un mort sur un chantier de construction lui appartenant. 

Selon le parquet, « les investigations avaient montré que l'ouvrier décédé n’avait pas de permis de travail légal et que la construction avait été édifiée sans respect des normes urbanistiques ».

Le leader du RCD doit être prochainement convoqué par la justice. 

« M. Bellabas est disposé à répondre aux convocations de la justice. Il attend la convocation et va s'y rendre », a déclaré le porte-parole du RCD, Atmane Mazouz.

Parti laïc, le RCD rejette le projet de révision de la Constitution, présenté par le régime et qui sera soumis à un référendum le 1er novembre prochain, en le qualifiant de « fuite en avant et d'impasse ».


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.