Tunisie: la centrale syndicale rejette le dialogue proposé par Saied

Noureddine Taboubi (D), secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), préside la réunion de la commission administrative nationale de l'organisme à Hammamet le 23 mai 2022. (AFP)
Noureddine Taboubi (D), secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), préside la réunion de la commission administrative nationale de l'organisme à Hammamet le 23 mai 2022. (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 23 mai 2022

Tunisie: la centrale syndicale rejette le dialogue proposé par Saied

  • M. Saied a nommé un juriste proche de lui à la tête d'une commission chargée d'élaborer une Constitution pour «une nouvelle République» à travers un «dialogue national» dont les partis politiques sont exclus
  • L'UGTT estime que ce dialogue vise à «cautionner des conclusions décidées unilatéralement à l'avance et les faire passer par la force comme faits accomplis»

TUNIS:La puissante centrale syndicale tunisienne UGTT a refusé lundi de prendre part au dialogue proposé par le président Kais Saied dans le but de fonder une "nouvelle République" après s'être arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021.


M. Saied a nommé vendredi un juriste proche de lui --Sadok Belaïd-- à la tête d'une commission chargée d'élaborer une Constitution pour "une nouvelle République" à travers un "dialogue national" dont les partis politiques sont exclus.


Selon un décret présidentiel, cette commission présentera "un projet de Constitution" au président.


Elle le fera après la tenue d'un "dialogue national", auquel ont été invités les syndicats l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) et l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (UTAP), l'organisation patronale UTICA, les ONG la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) et l'Union nationale de la Femme tunisienne (UNFT).


Mais à l'issue d'une réunion de l'instance dirigeante de l'UGTT lundi sous la présidence de son secrétaire général Noureddine Taboubi, la centrale syndicale a infligé un camouflet au président Saied en annonçant qu'elle boycotterait le dialogue proposé.


L'UGTT "ne participera pas au dialogue national sous le format proposé par le président Kais Saied qui n'a pas fait l'objet de consultations préalables et ne répond pas aux attentes des forces nationales pour mettre en place un processus patriotique permettant de sortir de la crise", a déclaré la centrale syndicale dans un communiqué.


L'UGTT estime que ce dialogue vise à "cautionner des conclusions décidées unilatéralement à l'avance et les faire passer par la force comme faits accomplis". 

«Aggraver la crise»
Pour la centrale syndicale, "non seulement ce dialogue n'est pas de nature à sortir le pays de la crise mais il risque de l'aggraver et la prolonger".


"Ce dialogue n'est pas à la hauteur de la crise que connaît la Tunisie et ne dessine pas avenir meilleur", a déclaré M. Taboubi à la presse à l'issue de la réunion.


"Nous appelons à un dialogue national réel car celui proposé actuellement exclut des composantes politiques importantes dans le pays", a-t-il ajouté.


Acteur influent sur la scène politique en Tunisie, l'UGTT a reçu --avec l'UTICA, la LTDH et l'Ordre national des avocats du Quartette-- du Prix Nobel de la Paix en 2015 pour sa contribution à la transition démocratique en Tunisie, berceau du Printemps arabe où la démocratie semble vaciller depuis le coup de force de M. Saied en juillet.


M. Saied avait annoncé début mai l'instauration d'un "dialogue national" attendu depuis des mois, tout en s'en prenant aux partis politiques qu'il accuse d'avoir pillé le pays ces dernières années.


Dans une feuille de route censée sortir le pays de la crise politique, M. Saied a prévu un référendum sur des amendements constitutionnels le 25 juillet, avant des législatives le 17 décembre.


Après des mois de blocage politique, M. Saied, élu fin 2019, s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet 2021 en limogeant le Premier ministre et en suspendant le Parlement dominé par le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, sa bête noire, avant de le dissoudre en mars.


Outre l'impasse politique, la Tunisie connaît une grave crise socio-économique et est en pourparlers avec le Fonds monétaire international (FMI) dans l'espoir d'obtenir un nouveau prêt.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Short Url
  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
Short Url
  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.