Davos 2022: un intérêt grandissant pour les MNBC

Les banquiers centraux et les régulateurs ont souligné que de nombreuses cryptomonnaies ne sont pas vraiment à la hauteur de la partie «monnaie» de leur nom. (AFP)
Les banquiers centraux et les régulateurs ont souligné que de nombreuses cryptomonnaies ne sont pas vraiment à la hauteur de la partie «monnaie» de leur nom. (AFP)
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Publié le Mercredi 03 avril 2024

Davos 2022: un intérêt grandissant pour les MNBC

  • Quelles sont les implications macroéconomiques et géopolitiques entourant le déploiement des MNBC?
  • Les panélistes ont souligné qu'il faudra du temps pour que les monnaies numériques évoluent et deviennent plus courantes

BEYROUTH: Une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) est une forme numérique de la devise officielle d’un pays, qui engage directement la banque centrale. Le concept de MNBC s'est fortement développé ces dernières années. Les experts abordent ce sujet avec Julia Chatterley de CNN lors d'une table ronde au Forum économique mondial à Davos lundi.

Quelles sont les implications macroéconomiques et géopolitiques entourant le déploiement des MNBC? Comment les secteurs public et privé peuvent-ils coordonner pour s'assurer que le développement des MNBC serve directement les consommateurs et minimise les risques de stabilité financière?

Les banquiers centraux et les régulateurs ont souligné que de nombreuses cryptomonnaies ne sont pas vraiment à la hauteur de la partie «monnaie» de leur nom.

«Le bitcoin peut être appelé une pièce de monnaie, mais ce n'est pas de l'argent. Ce n'est pas une réserve de valeur stable», a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international.

Georgieva a déclaré que certaines cryptomonnaies s'apparentent davantage à un système pyramidal à l'ère numérique, car elles ne sont pas adossées à des actifs réels. En contrepartie, elle a déclaré que les MNBC soutenues par les gouvernements peuvent, en fait, être stables.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque centrale de France, considère que «les cryptomonnaies ne sont pas un moyen de paiement fiable». «Quelqu'un doit être responsable de la valeur et elle doit être acceptée universellement comme moyen d'échange. Or, ce n'est pas le cas», a-t-il affirmé, soulignant que les «citoyens ont perdu confiance dans la crypto» en raison de la volatilité massive.

Il a ajouté que les gouvernements qui cherchent à adopter les monnaies numériques doivent le faire en partenariat avec les grandes banques commerciales.

Quel est le vrai rôle des cryptos?

D'autres panélistes se sont demandé quels devraient être les objectifs à long terme des monnaies numériques.

Sethaput Suthiwartnarueput, gouverneur de la Banque de Thaïlande, a déclaré que la Thaïlande expérimentait dans le monde des monnaies numériques. «Nous ne voulons pas le voir comme un moyen de paiement», a déclaré Suthiwartnarueput, ajoutant que les cryptos sont plus un investissement qu'un moyen d'échange. 

Villeroy a mentionné que l'expérience d'El Salvador visant à utiliser le bitcoin comme monnaie légale montre à quel point l’adoption de la cryptomonnaie présente un grand risque.

Cela dit, Georgieva a noté que l'argent numérique peut être un «bien public mondial» qui peut aider les gens à envoyer des fonds au-delà des frontières. La clé est l'interopérabilité, de sorte qu'il est tout aussi facile de transférer des devises numériques que des devises sur papier comme le dollar et l'euro.

Mais les panélistes ont souligné qu'il faudra du temps pour que les monnaies numériques évoluent et deviennent plus courantes pour les consommateurs, les grandes institutions financières et les gouvernements. Les législateurs aux États-Unis ainsi que la Réserve fédérale débattent également des avantages et des inconvénients des devises adossées au numérique.

«Il n'y a pas de solution miracle», a déclaré Axel Lehmann, président du Credit Suisse.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.