Netflix s'approche de la saturation, mais reste en tête de course

Le géant du streaming, Netflix, a rallié quelque 2,2 millions de nouveaux adeptes de juillet à septembre, soit un peu moins que ses propres prévisions, et beaucoup moins qu'il y a un an (Photo, AFP)
Le géant du streaming, Netflix, a rallié quelque 2,2 millions de nouveaux adeptes de juillet à septembre, soit un peu moins que ses propres prévisions, et beaucoup moins qu'il y a un an (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 octobre 2020

Netflix s'approche de la saturation, mais reste en tête de course

  • « Le nombre d'abonnés aux États-Unis est resté stable, ce qui montre la saturation de Netflix dans le pays »
  • Le mouvement pourrait sembler audacieux alors que son nouveau tout jeune, mais déjà majeur, rival Disney+ propose des abonnements à partir de 7 dollars par mois aux Etats-Unis

SAN FRANCISCO: Netflix a fait le plein de nouveaux adeptes pendant le confinement lié à la pandémie, et a donc vu sa croissance ralentir en termes d'utilisateurs cet été, notamment sur ses marchés matures, mais la plate-forme qui s'approche des 200 millions d'abonnés, garde, pour l'instant, une longueur d'avance sur ses concurrents.

Le géant du streaming a rallié quelque 2,2 millions de nouveaux adeptes de juillet à septembre, soit un peu moins que ses propres prévisions (2,5 millions), et beaucoup moins qu'il y a un an : 6,8 millions au troisième trimestre 2019, d'après son communiqué de résultats publié mardi.

Son titre perdait près de 6 % dans les échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York, le groupe californien ayant aussi déçu en termes de bénéfice net par action, à 1,74 dollar au lieu des 2,13 dollars attendus par le marché.

«C'est principalement dû à nos résultats record du premier semestre», a souligné Netflix, qui a accumulé plus de 28 millions de nouveaux abonnements payants de janvier à septembre 2020, soit un peu plus que pendant toute l'année 2019.

«La rétention reste solide et l'engagement par membre du foyer était en hausse sur un an», assure aussi la plate-forme.

L'essentiel de la croissance de sa base d'abonnés est venu d'Asie, notamment de Corée du Sud et du Japon. Le service veut maintenant mettre les bouchées doubles en Inde.

Le juste prix

«Le nombre d'abonnés aux États-Unis est resté stable, ce qui montre la saturation de Netflix dans le pays», observe l'analyste Ross Benes de eMarketer. 

Avec ce ralentissement «la progression des revenus viendra sans doute d'une augmentation des prix», ajoute-t-il.

La plate-forme a récemment augmenté légèrement ses prix au Canada, de 14 à 15 dollars par mois pour l'option «standard» et de 17 à 19 dollars pour l'option premium. Aux États-Unis, les essais gratuits ont disparu.

Interrogés à ce sujet lors de la conférence aux analystes, les dirigeants du groupe n'ont pas donné de réponse ferme.

«Si nous faisons du bon boulot et que nous offrons plus de valeur, avec toujours plus de productions originales (...) alors il peut y avoir une opportunité, occasionnellement, de demander aux membres de payer un petit peu plus dans certains pays», reconnaît cependant Greg Peters, le chef des opérations de la plate-forme.

Le mouvement pourrait sembler audacieux alors que son nouveau tout jeune, mais déjà majeur, rival Disney+ propose des abonnements à partir de 7 dollars par mois aux États-Unis. Pour 13 dollars, Hulu et ESPN+ (sports) sont inclus. 

Or le service de streaming lancé par l'empire du divertissement a déjà 60 millions d'abonnés dans le monde, dix mois après son lancement.

Chez Netflix, qui n'a pas l'immensité des catalogues Disney, les prix commencent à 9 dollars (résolution plus faible et un seul écran). Pour 16 dollars mensuels, les utilisateurs ont la très haute définition et jusqu'à 4 écrans simultanés.

TikTok, YouTube, Fortnite

Mais la société se montre confiante. D'une part, elle a largement bénéficié des mesures de distanciation physique, malgré l'émergence de concurrents de poids à la même période, dont Disney+.

D'autre part, ses services de production sont de nouveau opérationnels «quasiment partout dans le monde», malgré la pandémie, et toutes les sorties prévues pour 2021 sont confirmées. 

Et dès la mi-novembre, elle peut compter sur la troisième saison de The Crown, une série sur le règne d'Elizabeth II, pour augmenter les compteurs.

«Nous sommes en compétition avec tellement d'autres services, (l'appli) TikTok et YouTube, aussi bien que HBO ou encore (le jeu) Fortnite», rappelle Reed Hastings, le patron du groupe. 

«Pour nous le critère c'est la qualité de notre offre et à quelle fréquence, combien de soirs vous vous dites “Oh mon Dieu j'ai trop envie d'aller voir la dernière série sur Netflix”».

La plate-forme compte désormais un peu plus de 195 millions d'abonnés dans le monde. Au quatrième trimestre, elle prévoit de remporter 6 millions de nouveaux abonnés payants, à nouveau en dessous des 8,8 millions accumulés d'octobre à décembre 2019.

Son chiffre d'affaires est ressorti légèrement supérieur aux prévisions des analystes, à 6,4 milliards de dollars, et son bénéfice net a atteint les 790 millions, contre 665 millions il y a un an.

«La pandémie et ses conséquences continuent de rendre toutes les projections très incertaines, mais si le monde se remet en 2021 comme nous l'espérons, nous tablons sur une croissance d'un niveau comparable à ceux d'avant la Covid-19», précise le groupe.


BMW révise à la baisse ses objectifs à cause du Moyen-Orient et du marché chinois

Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains. (AFP)
Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains. (AFP)
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  • Selon un communiqué, le groupe basé à Munich prévoit désormais une baisse "significative" de son bénéfice avant impôts, contre une baisse modérée auparavant, ainsi qu'un "léger" recul des livraisons contre une stagnation plus tôt
  • Sa marge opérationnelle devrait s'établir à un niveau très faible de 1 à 3%, et non dans une fourchette de 4 à 6% comme indiqué précédemment

BERLIN: Le constructeur automobile allemand BMW a annoncé mardi revoir à la baisse ses objectifs pour 2026, en raison du conflit au Moyen-Orient et des difficultés sur le marché chinois, et a laissé entendre qu'il pourrait bientôt instaurer un plan d'économies.

Selon un communiqué, le groupe basé à Munich prévoit désormais une baisse "significative" de son bénéfice avant impôts, contre une baisse modérée auparavant, ainsi qu'un "léger" recul des livraisons contre une stagnation plus tôt.

Sa marge opérationnelle devrait s'établir à un niveau très faible de 1 à 3%, et non dans une fourchette de 4 à 6% comme indiqué précédemment.

La dégradation du marché automobile chinois s’est encore accélérée au deuxième trimestre, notamment pour les segments non électrique, note le constructeur.

De plus, les prix de l'énergie demeurent élevés, dans le sillon de la guerre en Iran, et la confiance des consommateurs dans le monde est en berne.

Ces deux effets pèseront "significativement" sur les résultats au deuxième trimestre, prévient le groupe.

Par ailleurs, BMW va "intensifier et accélérer ses initiatives en cours de réduction des coûts" via des mesures de restructuration, qui ne sont néanmoins pas détaillées.

Celles-ci entraîneront un "impact ponctuel négatif" au deuxième semestre et auront des effets sur les prochaines années, prévient le constructeur.

Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains.

En mai, le patron de BMW Oliver Zipse notait une conséquence positive du conflit au Moyen-Orient sur l'activité: la hausse de la demande de véhicules électriques en Europe en réponse à la flambée du carburant.

Mais cela ne soulage pas pour autant l'industrie automobile allemande, pilier de la première économie européenne, qui est prise en tenaille entre la rude compétition chinoise et les droits de douane américains.


Carrefour s'engage à retirer 5.000 tonnes de plastique de ses rayons d'ici à 2030

Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017. (AFP)
Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017. (AFP)
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  • Carrefour veut aussi favoriser les "ventes de produits consignés" avec des prix "en moyenne 5% moins chers au litre que leur équivalent non réutilisable" et "plus de 1.000 références"
  • Objectif: 50 millions de bouteilles réutilisables ainsi commercialisées d'ici à 2030

PARIS: Bouteilles réutilisables, recharges pour les produits d'hygiène... Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017.

Cette annonce survient dans "contexte de fortes tensions sur le prix et la disponibilité du plastique", dérivé du pétrole renchéri avec la guerre au Moyen-Orient, selon un communiqué du distributeur.

Le groupe compte ainsi économiser 5 millions d'euros qui seront réinvestis dans des baisses de prix pouvant aller jusqu'à 10%, est-il ajouté.

"La forte instabilité des marchés pétroliers et la hausse des éco-contributions (payées par les producteurs et distributeurs, NDLR) associées au prix des emballages ont entraîné une hausse de la tonne de plastique vierge de 50%", résume Carrefour.

Cinq actions sont prévues "dans des rayons" où le plastique reste "encore trop souvent la norme", avec l'objectif d"'initier une transformation complète" via de "nouveaux standards de marché", explique le groupe dirigé depuis 2017 par Alexandre Bompard.

Après de précédentes mesures de "déplastification" concernant les fruits et légumes, les piles, les ampoules et le textile, le distributeur promet de supprimer le suremballage plastique sur les lots promotionnels dès 2028 pour ses produits en marque propre et dès 2030 pour ceux des marques nationales.

Il entend réduire de 30% les emballages plastiques des produits d'hygiène et d'entretien "via le développement de format recharges en plastique recyclé, à un prix 10 à 20% moins cher" ou encore "de grands contenants", pour "2.000 tonnes de plastique" en moins.

Egalement au programme, un "emballage 100% papier" pour le papier hygiénique, pour une réduction de 1.500 tonnes.

Carrefour veut aussi favoriser les "ventes de produits consignés" avec des prix "en moyenne 5% moins chers au litre que leur équivalent non réutilisable" et "plus de 1.000 références". Objectif: 50 millions de bouteilles réutilisables ainsi commercialisées d'ici à 2030.

Enfin, de nouveaux emballages "associant boîte carton et fenêtre plastique" sont prévus pour les pâtisseries et viennoiseries "au rayon traditionnel".

Ces dernières semaines, des associations ont dénoncé l'omniprésence du plastique dans les supermarchés et leur recours encore trop faible à la consigne du verre pour réemploi.

Le gouvernement envisage par ailleurs la mise en place d'une consigne sur les bouteilles en plastique pour recyclage, objet d'une réunion de concertation mardi.


À Dubaï, L’Oréal accélère sa transition durable entre climat, économie circulaire et beauté inclusive

L’Oréal Middle East a réuni à Dubaï des représentants du gouvernement, des experts du développement durable et des partenaires de l’industrie à l’occasion du L’Oréal For the Future Summit 2026. (Photo: fournie)
L’Oréal Middle East a réuni à Dubaï des représentants du gouvernement, des experts du développement durable et des partenaires de l’industrie à l’occasion du L’Oréal For the Future Summit 2026. (Photo: fournie)
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  • L’Oréal Middle East a signé le UAE Climate-Responsible Companies Pledge avec le ministère du Changement climatique et de l’Environnement, consolidant son engagement en faveur de la stratégie Net Zero 2050 des Émirats arabes unis
  • Le groupe annonce l’extension de ses initiatives de beauté durable grâce au développement des solutions de recharge, tout en renforçant l’inclusion avec le don de plus de 30 dispositifs Lancôme HAPTA au centre Al Noor

DUBAÏ: L’Oréal Middle East a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement durable à l’occasion de la troisième édition du L’Oréal For the Future Summit, organisée dans ses bureaux récemment rénovés à Dubaï. Réunissant représentants gouvernementaux, experts du développement durable, partenaires du commerce de détail et acteurs de l’industrie, l’événement a été marqué par la signature du UAE Climate-Responsible Companies Pledge avec le ministère du Changement climatique et de l’Environnement (MOCCAE).

Cette signature formalise l’engagement de L’Oréal Middle East dans la stratégie nationale de décarbonation des Émirats arabes unis et dans l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Réalisée en présence de l’ingénieure Aisha Mohamed Al Abdooli, directrice du département du Développement vert et des Affaires environnementales au sein du ministère, cette initiative illustre la volonté du groupe d’inscrire ses actions climatiques dans un cadre mesurable et transparent. 

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L’ingénieure Aisha Mohamed Al Abdooli, directrice du département du Développement vert et des Affaires environnementales au ministère du Changement climatique et de l’Environnement des Émirats arabes unis, lors du L’Oréal For the Future Summit 2026 à Dubaï. (Photo: fournie)

Pour L’Oréal, les Émirats arabes unis occupent une place centrale dans le déploiement de ses initiatives environnementales. Le pays constitue aujourd’hui un laboratoire régional pour tester et accélérer des solutions de beauté durable conciliant impact environnemental et performance économique.

Le sommet s’est tenu dans les bureaux rénovés de L’Oréal Middle East à Dubaï, conçus pour refléter concrètement les ambitions du programme « L’Oréal For the Future ». Efficacité énergétique, pratiques de travail responsables et choix de matériaux durables font de cet espace un exemple tangible de la transformation environnementale engagée par le groupe.

Lors de l’événement, L’Oréal Middle East a également annoncé le renforcement prochain de ses partenariats avec plusieurs acteurs du commerce de détail afin d’étendre l’accès aux stations de recharge de produits de beauté à travers les Émirats arabes unis.

Après une première collaboration avec BinSina Pharmacy, de nouvelles alliances stratégiques doivent permettre d’accélérer l’adoption de modèles de consommation plus circulaires et de réduire les déchets plastiques. Les solutions rechargeables sont désormais disponibles dans l’ensemble des catégories du groupe, des soins de la peau aux parfums, en passant par le maquillage et les soins capillaires.

Parmi les exemples mis en avant, le parfum rechargeable Prada Paradoxe permet de réduire l’utilisation de matériaux de 44 % pour le verre, 67 % pour le plastique, 100 % pour les métaux et 61 % pour le carton, par rapport aux formats traditionnels.

Le groupe indique également que l’ensemble de ses supports promotionnels en point de vente sont désormais éco-conçus, tandis qu’un travail est mené avec les fournisseurs pour mesurer et réduire les émissions de CO₂ tout au long de la chaîne de valeur.

Au-delà de ses ambitions environnementales, L’Oréal Middle East a réaffirmé son engagement en faveur de l’inclusion. Dans ce cadre, l’entreprise a annoncé le don de plus de 30 dispositifs Lancôme HAPTA au centre de formation Al Noor.

Présenté comme le premier applicateur de maquillage informatisé portable au monde, HAPTA a été développé pour accompagner les personnes souffrant de troubles de la motricité, d’arthrite, de la maladie de Huntington ou de séquelles liées à un accident vasculaire cérébral. Grâce à ses capteurs avancés et à sa technologie de stabilisation du mouvement, l’appareil facilite l’accès au maquillage et favorise l’autonomie des utilisatrices.

« La signature du UAE Climate-Responsible Companies Pledge démontre notre volonté de contribuer concrètement à l’ambitieux programme de durabilité des Émirats arabes unis. L’expansion de nos initiatives de recharge et de nos partenariats dans le commerce de détail permettra également de rendre les choix de beauté durable plus accessibles à un plus grand nombre de consommateurs », a déclaré Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Middle East.

À travers ce sommet, L’Oréal Middle East entend démontrer que leadership environnemental, innovation et croissance économique peuvent avancer de concert, tout en accélérant la transition vers une industrie de la beauté plus responsable dans la région.