Herzog: «  L’Iran compromet systématiquement la stabilité de la région  »

Le président israélien Isaac Herzog s’adressant à l’assemblée lors du Forum économique mondial (WEF) annuel à Davos, le 25 mai 2022. (AFP)
Le président israélien Isaac Herzog s’adressant à l’assemblée lors du Forum économique mondial (WEF) annuel à Davos, le 25 mai 2022. (AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 26 mai 2022

Herzog: «  L’Iran compromet systématiquement la stabilité de la région  »

Le président israélien Isaac Herzog s’adressant à l’assemblée lors du Forum économique mondial (WEF) annuel à Davos, le 25 mai 2022. (AFP)
  • Herzog: Israël a proposé de mener une enquête conjointe sur les circonstances de cet «événement tragique», mais les Palestiniens ont refusé de coopérer
  • Bien que le Royaume soit un «pays très important dans la région», le processus d’adhésion aux accords d’Abraham «doit prendre son temps», estime-t-il
Le président israélien, Isaac Herzog, souriant avant son discours au Forum économique mondial 2022 (WEF) dans la ville alpine de Davos, en Suisse, le 25 mai 2022. (Reuters)
Le président israélien, Isaac Herzog, souriant avant son discours au Forum économique mondial 2022 (WEF) dans la ville alpine de Davos, en Suisse, le 25 mai 2022. (Reuters)

DAVOS: L’Iran compromet systématiquement la stabilité de la région et Israël ne peut pas accepter que l’Iran cherche à se doter de capacités nucléaires, a affirmé le président israélien Isaac Herzog lors du Forum économique mondial mercredi.

«Le régime iranien compromet systématiquement la stabilité de la région. Israël et tous les pays du monde ne peuvent pas accepter le fait que l’Iran cherche à se doter de capacités nucléaires, compte tenu de la menace qu’il représente pour Israël et l’ensemble du Moyen-Orient», a déclaré M. Herzog.

Tout pays ou toute région infiltré(e) par l’Iran a vu «son peuple et sa terre se vider de leur vie», dit-il, ajoutant que Téhéran répand la haine, la douleur et la souffrance.

«La prospérité, la liberté humaine, la créativité et la croissance sont toutes effacées», regrette le président, rappelant ce qui s’est passé en Irak, au Yémen, à Gaza, en Syrie et au Liban.

«Israël est désireux de partager sa prospérité et ses succès avec tous ses voisins afin de faire tomber les barrières imposées par l’influence de l’Iran. Je crois sincèrement que si nous choisissons seulement les forces de la lumière, le chemin vers un avenir radicalement différent et plus radieux est plus proche que nous ne pouvons l’imaginer», poursuit M. Herzog.

Il assure que les Israéliens tendront toujours la main à leurs voisins pour faire la paix, «du Levant au Golfe, du Maghreb au Machrek, de nos voisins immédiats les Palestiniens à l’ensemble du monde musulman, à l’ensemble du continent africain et à l’ensemble du Moyen-Orient».

À la question de savoir si l’Arabie saoudite suivrait les traces de ses voisins du Golfe (les Émirats arabes unis et Bahreïn) en normalisant ses relations avec Israël, M. Herzog répond que, bien que le Royaume soit un «pays très important dans la région», le processus d’adhésion aux accords d’Abraham «doit prendre son temps».

«Je pense que le Royaume d’Arabie saoudite est un pays très important dans la région. Nous aimerions voir la situation évoluer dans cette direction, mais c’est un processus qui doit prendre son temps, je suppose», commente M. Herzog.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, réitère la position du Royaume concernant la normalisation des relations avec Israël lors du WEF mardi, affirmant que rien n’a changé, malgré les récents articles de presse non confirmés qui laissent entendre le contraire.

«J’ai abordé cette question à plusieurs reprises auparavant et rien n’a changé dans notre façon de voir le sujet. Je pense que nous avons toujours considéré la normalisation comme le résultat final, mais le résultat final d’un parcours», déclare le prince Faisal lors du WEF.

«Nous avons toujours envisagé une normalisation complète avec Israël, et j’ai déjà mentionné auparavant qu’une normalisation complète entre nous et Israël, entre la région et Israël, apporterait d’immenses avantages. Cependant, nous ne pourrons pas en tirer profit si nous ne traitons pas de la question de la Palestine», indique le ministre des Affaires étrangères.

 

1
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a réitéré la position du Royaume concernant la normalisation des relations avec Israël lors du WEF mardi. (Photo fournie)

M. Herzog évoque également la mort de la journaliste palestino-américaine chevronnée Shireen Abu Akleh, qui a été tuée le 11 mai à Jénine alors qu’elle couvrait les raids israéliens sur un camp de réfugiés en Cisjordanie.

«Bien entendu, c’est un événement très triste. Il me fait de la peine, comme il en fait à de nombreux Israéliens», dit le président.

Il mentionne qu’Israël a proposé aux Palestiniens de mener une enquête conjointe sur les circonstances de cet «événement tragique», mais que les Palestiniens ont refusé de coopérer.

«Ils ont pris le corps, ils ont pris la balle, et il est impossible d’étayer l’un ou l’autre des scénarios sans ces faits. Israël a fait preuve d’ouverture et de transparence et a également proposé aux États-Unis de se joindre à ce processus d’enquête, car nous accordons une grande importance à la liberté d’expression et au travail des journalistes et des médias, et nous les respectons», ajoute-t-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Short Url
  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
Short Url
  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.