« Extraordinaire » présidence saoudienne du W20, selon la chef de la délégation australienne

Erin Lynn, présidente de la délégation australienne au W20, au centre, estime qu'une société idéale est une société où les gens ont la possibilité de réaliser leur potentiel (Photo, fournie).
Erin Lynn, présidente de la délégation australienne au W20, au centre, estime qu'une société idéale est une société où les gens ont la possibilité de réaliser leur potentiel (Photo, fournie).
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Publié le Mercredi 21 octobre 2020

« Extraordinaire » présidence saoudienne du W20, selon la chef de la délégation australienne

  • La pandémie de coronavirus met en lumière l'autonomisation des femmes, selon Erin Lynn
  • « L'autonomisation des femmes dans le domaine économique est la pierre angulaire d'une croissance inclusive »

RIYAD: La chef de la délégation australienne pour le Women 20 (W20), l'unité d'engagement des femmes du Groupe des vingt (G20), a qualifié la présidence saoudienne du groupe d'« extraordinaire ».

Erin Lynn a ajouté que la pandémie de coronavirus a entraîné certains effets positifs en mettant en évidence et en accélérant l'autonomisation des femmes.06

Elle a déclaré à Arab News : « Je dois dire que la présidence saoudienne du W20 grâce au Dr Thoraya Obaid et à Salma Al-Rashid et l'équipe a été extraordinaire en termes de gestion et d'organisation du W20 cette année. Je pense qu'elle a été exceptionnelle. Le mérite revient donc en grande partie à leur direction ».

« Avant la pandémie, l'autonomisation des femmes était une nécessité impérative. Les femmes sont surreprésentées dans les emplois à temps partiel peu rémunérés et exigeant peu de qualifications. L'autonomisation des femmes dans le domaine économique est donc la pierre angulaire d'une croissance inclusive. La pandémie ne fait donc qu'accélérer cette progression et mettre en lumière ce problème », ajoute-t-elle.

D'après Lynn, les femmes ont été accablées par le travail domestique non rémunéré et ont été contraintes de concilier leurs responsabilités professionnelles et familiales.

Le G20 a besoin de mesurer les évolutions en termes de parité hommes-femmes dans l'économie. Une fois que vous aurez mesuré les données, vous pourrez alors disposer d'interventions politiques que vous pourrez évaluer. Je pense que l'Agence australienne pour l'égalité des sexes sur le lieu de travail est un exemple que d'autres pays peuvent suivre.

Erin Lynn, chef de la délégation australienne au W20

Lynn explique qu'en Australie, le nombre de documents universitaires soumis aux revues a augmenté, mais la proportion de femmes qui les soumettent a diminué.

« Les hommes peuvent contribuer davantage pendant cette période parce qu'ils travaillent à domicile. Mais les femmes qui travaillent à la maison doivent équilibrer les responsabilités domestiques, de sorte que leur contribution dans le domaine des connaissances diminue », affirme-t-elle.

Pour elle, l'une des positions clés que la délégation australienne a promues au sein du W20 est le recours aux données. « Vous ne pouvez pas identifier vos points faibles et vous ne pouvez pas mesurer les progrès si vous ne recueillez pas de données ».

Lynn affirme que « le G20 a besoin de mesurer les évolutions en termes de parité hommes-femmes dans l'économie. Une fois que vous évaluez les données, il est possible d'avoir des interventions politiques que vous pouvez mesurer. Je pense que l'Agence australienne pour l'égalité des sexes sur le lieu de travail est un exemple que d'autres pays peuvent suivre ».

Lynn estime que la pandémie a favorisé la conciliation de la famille et du travail, et que les femmes continuent de faire beaucoup plus de travaux ménagers non rémunérés que les hommes. « Il est donc important d'encourager les hommes à faire preuve de plus de flexibilité. Je pense que la pandémie a montré à certains hommes que c'est possible. Et nous constatons une plus grande intégration des hommes dans la famille », affirme-t-elle.

Pour Lynn, l'égalité concerne à la fois les hommes et les femmes et il doit toujours y avoir un certain équilibre entre la prise en charge des enfants et le travail, « mais la façon dont vous répartissez cet équilibre entre les différentes personnes d'un ménage, c'est important ».

Sa vision d'une société idéale est celle d'une société où les gens ont le choix et la liberté de mener la vie qu'ils veulent et ont la possibilité de réaliser leur potentiel. « Cela peut sembler ambitieux et idéaliste, mais quand on y pense, cela se résume à être économiquement et politiquement autonome et à pouvoir faire des choix dans sa vie ».

Bien que le G20 soit différent cette année après être passé au numérique, il a été facile pour les délégués d'assister aux événements, explique Lynn. « Nous pouvons participer comme nous ne l'avons jamais fait auparavant. Nous nous sommes réunis beaucoup plus régulièrement parce que les réunions se déroulent en ligne et nous avons été beaucoup plus concentrés que jamais sur les résultats de chaque réunion ».

Ces réunions régulières ont été bénéfiques pour le W20, a-t-elle ajouté.

Lynn a débuté sa carrière en tant qu'analyste du marché du travail. Elle a écrit de nombreux articles sur le genre, le travail, l'emploi et l'entrepreneuriat, mais une grande partie de son travail au sein du G20 a été axée sur les femmes. « Je suppose que ma carrière a été centrée sur le domaine des relations internationales. C'est donc une carrière un peu hybride. C'est formidable de pouvoir contribuer à l'élaboration des politiques internationales par le biais du G20 », affirme-t-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.