Les États-Unis imposent des sanctions à la Force iranienne Al-Qods et au Hezbollah

Selon un communiqué publié mercredi par le département du Trésor américain, des responsables ont facilité la vente de centaines de millions de dollars de pétrole iranien pour la Force Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique et le Hezbollah. (Photo, AP)
Selon un communiqué publié mercredi par le département du Trésor américain, des responsables ont facilité la vente de centaines de millions de dollars de pétrole iranien pour la Force Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique et le Hezbollah. (Photo, AP)
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Publié le Vendredi 27 mai 2022

Les États-Unis imposent des sanctions à la Force iranienne Al-Qods et au Hezbollah

  • Les États-Unis continueront à appliquer strictement les sanctions contre le commerce illicite du pétrole iranien
  • Ruwan al-Rejoleh, experte et consultante de la région MENA basée à Washington, estime que ces sanctions constituent une «étape importante»

DUBAÏ: Les États-Unis ont qualifié un réseau dirigé par la Force Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de «réseau international de contrebande de pétrole et de blanchiment d’argent».

Selon un communiqué publié mercredi par le département du Trésor américain, des responsables ont facilité la vente de centaines de millions de dollars de pétrole iranien pour la Force Al-Qods et le Hezbollah.

Ce réseau constituait un élément essentiel des recettes pétrolières de l’Iran et soutenait ses groupes armés par procuration qui continuent de «perpétuer les conflits et les souffrances dans toute la région.»

Le sous-secrétaire du département du Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, Brian Nelson, a assuré que les États-Unis continueraient à appliquer strictement les sanctions contre le commerce illicite du pétrole iranien. 

Il a ajouté que des sanctions similaires seraient imposées à toute personne achetant du pétrole à l’Iran.

Ruwan al-Rejoleh, experte et consultante de la région MENA basée à Washington, estime que ces sanctions constituent une «étape importante».

«Soutenu par le Hezbollah, ce réseau pétrolier a été autorisé à fonctionner librement pendant trop longtemps. C’est une étape importante, mais l’administration doit continuer à écarter le Hezbollah et ses alliés», déclare-t-elle. «Le Hezbollah, qui contrôle le ministère libanais de l’Énergie, a récemment profité des problèmes énergétiques du Liban pour garantir l’accès préférentiel au marché libanais de leurs maîtres à Téhéran.» 

Elle a rappelé que le départ de Sonatrach, une entreprise publique algérienne qui était responsable de l’envoi de fioul au Liban, avait «exacerbé les problèmes énergétiques déjà accablants» du pays.

La procureure générale du Mont-Liban, Ghada Aoun, avait lancé des procédures à motivation politique contre Sonatrach, provoquant ainsi le départ des Algériens, a-t-elle ajouté.

"Le Hezbollah a profité de ce chaos pour permettre à l’Iran d’accéder au marché énergétique de Beyrouth.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.