Législatives: le RN rêve d'une première victoire dans les Bouches-du-Rhône

Marine Le Pen, à Marignane, près de Marseille (Photo, AFP).
Marine Le Pen, à Marignane, près de Marseille (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 28 mai 2022

Législatives: le RN rêve d'une première victoire dans les Bouches-du-Rhône

  • En avril, ces communes composées à forte communauté pieds-noirs ont placé Marine Le Pen en tête
  • Avec son représentant départemental, le RN espère enfin déjouer les statistiques

MARIGNANE, France: Galvanisé par ses scores à la présidentielle à Marignane comme à Vitrolles, bastions de l'extrême droite dans les années 1990, le Rassemblement national espère enfin l'emporter en juin dans la 12e circonscription "maudite" des Bouches-du-Rhône, face au député sortant de droite.

"Si ceux qui ont voté à la présidentielle retournent dans les urnes pour les législatives, c'est bon pour nous", prophétise le candidat et chef de file du RN des Bouches-du-Rhône, Franck Allisio, lors d'une séance de tractage sur le marché de Marignane balayé par le bruit des avions de l'aéroport.

En avril, huit des neuf communes qui composent cette circonscription à forte communauté pieds-noirs ont placé Marine Le Pen en tête du second tour de la présidentielle, avec 53 à 70% des voix. 

Bien décidé à ne pas laisser retomber le soufflé de la présidentielle, Franck Allisio affronte huit autres candidats dans cette circonscription qui se déploie entre l'Etang de Berre-- où se concentrent les industriels de la pétrochimie-- et les rives de la Méditerranée, avec ses maisons chics et son casino à Carry-le-Rouet.

Pourtant l'envoi de poids lourds comme Jean-Pierre Stirbois en 1988, puis Bruno Mégret en 1993 et 1997, ou encore Jean-Lin Lacapelle en 2017, n'a jamais suffi au FN puis au RN pour remporter cette circonscription. 

Le parti d'extrême droite n'a même jamais eu de députés dans les Bouches-du-Rhône, sauf en 1986, grâce au scrutin proportionnel, avec quatre députés élus.

Les scores de la dernière présidentielle n'inquiètent donc pas le député sortant Eric Diard (LR), partant pour un quatrième mandat. D'autant plus que LREM a renoncé à présenter un candidat pour "faire barrage au Rassemblement national".

"L'extrême droite a toujours été forte ici aux élections nationales, mais localement cela ne se vérifie pas", veut croire l'ancien maire de Sausset-les-Pins, récent rapporteur d'une mission d'information à l'Assemblée nationale sur la radicalisation dans les services publics.

«Je viens te déloger»

Pour preuve, quatre villes de la circonscription sont dirigées par des maires de gauche, et notamment communistes, rappelle le député sortant, dont les tracts ne portent pas le logo du LR. Et de pointer les scores du RN aux municipales de 2020, entre 10 et 19% dans les cinq communes où il présentait des candidats.

"Franck Allisio vient de découvrir cette circonscription, c'est un parachuté, or les habitants veulent des élus qui connaissent leur territoire pour ces législatives, qui sont des élections locales, pas nationales", tacle le candidat à propos de Franck Allisio, ancien LR désormais président du groupe RN au conseil municipal à Marseille.

Avec son représentant départemental, le RN espère enfin déjouer les statistiques, malgré la concurrence du parti d'Eric Zemmour, avec Jacques Clostermann. 

"Je viens te déloger", a ainsi lancé Marine Le Pen à Eric Diard lors d'un déplacement à Marignane, une ville où l'on affiche de manière décomplexée son soutien aux idées du parti. 

A l'exemple de cette stèle en hommage à l'OAS, mouvement clandestin opposé à l'indépendance de l'Algérie, érigée sous l'ère du maire Daniel Simonpieri (1995-2008) avant d'être démontée sur ordre de la justice.  

"On est dans le Sud et les habitants considèrent le RN comme un parti comme les autres", estime Franck Allisio, apostrophé sur le marché par des passants ou un policier municipal qui lui confient leur déception de ne pas avoir vu Marine Le Pen emporter la présidence.  

"Le RN dit des bonnes choses, même si je voterai pour M. Diard car je le connais", explique Alain, retraité à Saint-Victoret et soucieux "des questions environnementales" qui entourent l'Etang-de-Berre, régulièrement épinglé par les associations environnementales. 

La candidate de la Nupes, Isabelle Chauvin, conseillère municipale LFI dans l'équipe du maire PS à Vitrolles, où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en seconde position au premier tour de la présidentielle, espère elle créer la surprise: "La coalition suscite des espoirs dans les quartiers populaires" à forte population maghrébine, qui disent "surtout pas le RN", rapporte cette professeure de lettres et d'histoire en lycée professionnel. 


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.