Avatars et paillettes: les fans conquis par le spectacle d'ABBA à Londres

 Dans l'une des retrouvailles les plus attendues de l'histoire de la musique, les légendes de la pop suédoise ABBA reviennent sur scène le 27 mai 2022 à Londres - sous la forme d'avatars ressemblant à leurs homologues de 1979. (AFP).
Dans l'une des retrouvailles les plus attendues de l'histoire de la musique, les légendes de la pop suédoise ABBA reviennent sur scène le 27 mai 2022 à Londres - sous la forme d'avatars ressemblant à leurs homologues de 1979. (AFP).
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Publié le Samedi 28 mai 2022

Avatars et paillettes: les fans conquis par le spectacle d'ABBA à Londres

  • Le concert se déroule dans un théâtre de 3 000 places spécialement conçu à cet effet et met en scène quatre «ABBAtars», diffusés en hologramme
  • «Nous avons fait tout le chemin depuis l'Amérique et ça valait le coup», a déclaré de son côté Caleb Graham, 33 ans, originaire de Floride, lui et son compagnon portant des T-shirts ABBA noirs assortis

LONDRES : Vêtus de culottes en satin, de paillettes et de bottes compensées, les fans d'ABBA ont afflué dans une salle de concert de l'est de Londres vendredi pour la soirée d'ouverture d'"ABBA Voyage", le spectacle avatar numérique du supergroupe suédois. 

Beaucoup avaient traversé l'océan et acheté des billets pour plusieurs soirées. "Je suis fan depuis 1975", a déclaré Roxanne Dixon, en tunique de satin blanc bordée d'or, boucles d'oreilles "A" et "B" scintillantes, et bottes dorées. "Je suis venue d'Australie juste pour ça". 

"Nous avons fait tout le chemin depuis l'Amérique et ça valait le coup", a déclaré de son côté Caleb Graham, 33 ans, originaire de Floride, lui et son compagnon portant des T-shirts ABBA noirs assortis. 

Le concert se déroule dans un théâtre de 3 000 places spécialement conçu à cet effet et met en scène quatre "ABBAtars", diffusés en hologramme, qui interprètent les tubes des années 1970 et 1980 mais aussi des chansons sorties l'année dernière, lorsque les septuagénaires se sont réunis pour enregistrer un nouvel album, "Voyage". 

Si ce sont bien les voix actuelles d'Anni-Frid, Björn, Benny, et Agnetha (acronyme "ABBA") que l'on entend, leurs avatars numériques représentent les membres du groupe avec leurs visages de 1979.

«Bande-son de votre vie»

Dans l'"ABBA Arena", le public est hétéroclite, constitué d'enfants comme de personnes assez âgées pour avoir connu le groupe au sommet de sa gloire. 

"Je trouve incroyable qu'ABBA attire des gens de tous les horizons, de tous les âges", s'est réjoui Jordan Charlesworth, 27 ans, employé d'une agence de santé publique en combinaison à paillettes. 

"C'est presque la bande-son de votre vie, n'est-ce pas, quand vous atteignez 56 ans", s'est enthousiasmée Sarah Armstrong, vêtue d'un pantalon turquoise tourbillonnant, qui a assisté au concert avec sa sœur et sa fille.

L'ambitieux spectacle, prévu sept jours sur sept jusqu'à début octobre, est un projet extrêmement coûteux, le Times rapportant que ABBA doit récupérer 140 millions de livres sterling (165 millions d'euros) pour couvrir les frais. 

Bjorn Ulvaeus, 77 ans, membre du groupe, a déclaré à l'AFP avant la première : "Je sais que c'est l'un des projets les plus audacieux que quelqu'un ait jamais entrepris dans l'industrie musicale".

Les spectateurs assistent à un spectacle d'une heure et demie, avec une douzaine de musiciens sur scène qui accompagnent les avatars. 

Les hologrammes sont le fruit d'un projet de plusieurs années, conçu en partenariat avec une société d'effets spéciaux fondée par le créateur de "Star Wars", George Lucas. Les mouvements des septuagénaires ont été captés en studio pour les reproduire sur scène. 

Après d'autres expériences mitigées de spectacles "ressuscitant" des artistes décédés, boudés pour leur manque de réalisme et leur caractère effrayant, ce nouveau spectacle a ravi les critiques.  

Cette fois, il n'y avait "rien de macabre", a écrit The Times. Le Guardian a déclaré que les effets numériques étaient un "triomphe" et que "l'effet est véritablement époustouflant". 

Et les fans ont dit qu'ils avaient l'impression d'avoir assisté à un spectacle en direct. "C'était incroyable, tellement immersif, j'avais vraiment l'impression d'être là", a déclaré Dawn Waugh, 63 ans, qui y assistait avec sa fille de 26 ans. 

"C'était un merveilleux sentiment de remonter dans le temps", a déclaré un autre fan, Stan Papoulias, 56 ans, originaire de Grèce. "Je suis un fan d'ABBA depuis 45 ans et je n'ai jamais pensé que je les verrais en chair et en os - ou quelque chose comme ça". 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".