Un événement international sur les technologies de boisement se tiendra à Riyad

L'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient visent à planter 10 milliards d'arbres. (SPA)
L'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient visent à planter 10 milliards d'arbres. (SPA)
Short Url
Publié le Samedi 28 mai 2022

Un événement international sur les technologies de boisement se tiendra à Riyad

  • Des experts discuteront des questions d'environnement, de climat, de durabilité et d'investissement

RIYAD : L'Exposition et le forum internationaux sur les technologies de boisement débutent dimanche à Riyad sous le patronage du prince héritier Mohammed ben Salmane.

L’évènement, organisé par le Centre national pour le développement de la couverture végétale et la lutte contre la désertification se tient au Centre international de conventions et d'expositions de Riyad, en coordination avec le ministère de l'environnement, de l'eau et de l'agriculture.

Le ministre saoudien de l'environnement, de l'eau et de l'agriculture, Abdul Rahman Al-Fadhli, a déclaré que la Stratégie nationale pour l'environnement était une feuille de route permettant de réaliser les aspirations de la Vision saoudienne 2030 en matière de protection et de développement de l'environnement.

Talal S. Al-Rashid, consultant chez Gulf Energy pour la Consultation environnementale.
Talal S. Al-Rashid, consultant chez Gulf Energy pour la Consultation environnementale.

Il a souligné les efforts du prince héritier pour promouvoir la couverture végétale au niveau local, régional et international par le biais de plans ambitieux, notamment l'Initiative verte saoudienne, l'Initiative verte du Moyen-Orient, l'Initiative mondiale sur la réduction de la dégradation des terres et l'Initiative internationale pour les récifs coralliens.

EN BREF

L’exposition couvre des sujets tels que les pépinières, les semences, le boisement et les technologies, la réhabilitation des terres et la désertification, les technologies d'irrigation, la gestion et le développement des forêts, les sources d'eau et les technologies, les solutions environnementales en matière de stockage du carbone végétal, la lutte contre les parasites et la gestion des déchets agricoles.

Les deux dernières initiatives ont été incluses dans la déclaration des ministres de l'environnement lors de la présidence saoudienne du G20 en 2020.

En octobre dernier, le prince héritier a annoncé deux initiatives d'une valeur de 39 milliards de SR (10,39 milliards de dollars) pour lutter contre le changement climatique, auxquelles l'Arabie saoudite contribuera pour environ 15 % du coût total.

L'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient visent à planter 10 milliards d'arbres.

Près de 150 activités différentes seront proposées lors de l'Exposition et le forum internationaux sur les technologies de boisement, avec la participation d'agences internationales et locales, du gouvernement, du secteur commercial et de groupes environnementaux à but non lucratif.

Environ 90 experts en matière d'environnement, de climat, de durabilité et d'investissement provenant d'une vingtaine de pays et d'organisations mondiales seront également présents.

Il y aura 19 séances de dialogue, des ateliers, plus de 50 articles scientifiques et environ 80 exposants qui présenteront leurs produits, idées et innovations.

Celles-ci représentent les succès technologiques les plus récents en matière de lutte contre la désertification et de minimisation de son impact, de développement et de protection de la couverture végétale, ainsi que les avancées les plus récentes en matière d'expérimentation, de recherche et d'études scientifiques.

L'exposition couvre des sujets tels que les pépinières, les semences, le boisement et les technologies, la réhabilitation des terres et la désertification, les technologies d'irrigation, la gestion et le développement des forêts, les sources d'eau et les technologies, les solutions environnementales en matière de stockage du carbone végétal, la lutte contre les parasites et la gestion des déchets agricoles.

Le Centre national pour le développement de la couverture végétale et la lutte contre la désertification travaille à la protection et au contrôle des sites de couverture végétale dans tout le Royaume, à la réhabilitation de ceux qui sont dégradés, à la détection des empiètements, à la lutte contre la déforestation et à la supervision de la gestion et des investissements dans les pâturages, les forêts et les parcs nationaux, ce qui favorise le développement environnemental durable et contribue à la réalisation des objectifs de l'Initiative verte saoudienne.

Des experts ont déclaré à Arab News que ces investissements étaient essentiels pour atteindre les objectifs mondiaux en matière de protection de l'environnement, de contrôle du changement climatique et d'atténuation des effets des émissions à effet de serre.

Dr. Amal Aldaej, conseillère en relations internationales et partenariats stratégiques, a déclaré que l'Initiative verte saoudienne était considérée comme la plus grande initiative permettant d'accélérer le chemin du Royaume vers un avenir sain, propre et vert.

« L'initiative contribuera à réduire les émissions de carbone et les tempêtes de sable, à lutter contre la désertification et la dégradation des sols, ainsi qu'à abaisser la température. Elle contribuera également à restaurer les écosystèmes dégradés du pays et à améliorer le capital naturel », a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté que l'Initiative verte saoudienne permettrait de relier les communautés à une politique de haut niveau et à une assistance technique et financière qui aurait un impact important sur le plan social et économique.

Elle a souligné que les alliances régionales joueraient un rôle crucial pour faire face aux défis du changement climatique et du réchauffement de la planète. Grâce aux alliances régionales et aux efforts conjoints pour redresser le changement climatique, l'adaptation et l'atténuation pourraient jouer un rôle essentiel pour investir et assurer la durabilité.

Aldaej a précisé qu'il existait un lien étroit entre le changement climatique et le développement durable par le biais d'alliances régionales. Les pays pauvres et en développement, en particulier les pays les moins avancés, seront parmi les plus touchés et les moins à même de faire face aux chocs prévus sur leurs systèmes sociaux, économiques et naturels, ce qui entraînera des problèmes climatiques transfrontaliers.

« Les problèmes liés au changement climatique et au réchauffement de la planète peuvent affecter les pays de la région et peuvent également toucher d'autres régions. Les objectifs durables ne peuvent être atteints que par des alliances régionales en investissant et en assurant la durabilité par des efforts conjoints. »

L'activiste environnemental Talal S. Al-Rashid a souligné « l'importance d'activer le rôle des organisations communautaires » pour y parvenir.

Al-Rashid, consultant chez Gulf Energy pour les Consultations environnementales, a déclaré que l'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient soulignaient l'importance de la conservation des terres et la position de leader du Royaume pour contribuer aux objectifs mondiaux.

L'Arabie saoudite est confrontée à de nombreux problèmes environnementaux, notamment des températures élevées de 52 degrés Celsius dans certaines parties du pays et un manque de pluie, ce qui menace la sécurité de l'eau et augmente les tempêtes de sable et leur impact économique néfaste.

Al-Rashid a déclaré que le ministère accordait la priorité à la participation des communautés à la culture de plantes locales afin de les sensibiliser à l'environnement.


Après l'euphorie de 2021, la gueule de bois des marchés début 2022

Face à des taux d'inflation record, qui dépassent 8% aux Etats-Unis et dans la zone euro, les institutions garantes de la stabilité des prix sont contraintes d'agir. (AFP).
Face à des taux d'inflation record, qui dépassent 8% aux Etats-Unis et dans la zone euro, les institutions garantes de la stabilité des prix sont contraintes d'agir. (AFP).
Short Url
  • Loin des gains de 2021, l'indice élargi de la Bourse de New York S&P 500 a perdu depuis le début de l'année 18%, un semestre catastrophique
  • La dégringolade concerne également les Bourses européennes, avec des baisses d'environ 15%, sauf à Londres, sauvée par ses entreprises pétrolières

PARIS: En 2021, les Bourses étaient à la fête et ont enregistré record sur record, mais le début de l'année 2022 a été l'un des pires de l'histoire des marchés, forcés de redescendre de leur petit nuage d'argent gratuit.

"C'est incroyable de voir comment le monde a changé vite ce semestre 2022", s'étonne Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING.

Loin des gains de 2021, l'indice élargi de la Bourse de New York S&P 500 a perdu depuis le début de l'année 18%, un semestre catastrophique comparable aux replis enregistrés en 1974, après le premier choc pétrolier, ou en 1962, année d'un krach boursier.

Il n'y a que le deuxième semestre de 2008, en pleine crise financière, et la période de la Grande Dépression du début des années 1930 qui ont vu l'indice chuter significativement plus fortement.

La dégringolade concerne également les Bourses européennes, avec des baisses d'environ 15%, sauf à Londres, sauvée par ses entreprises pétrolières qui ont bondi avec les prix du pétrole.

Pire que le Covid-19

Marko Kolanovic, co-directeur de la recherche de JP Morgan, note qu'un portefeuille classique "a plus fléchi que pendant la pandémie de 2020 ou n'importe quelle autre crise après 2008".

En plus des actions, le prix des obligations s'est en effet effondré: un investisseur qui n'aurait misé que sur les obligations aurait perdu 9,9% au niveau mondial et même 13,5% s'il s'était concentré uniquement sur les obligations américaines, rapporte à l'AFP Paul Jackson, responsable mondial de la recherche en allocation d'actifs d'Invesco.

Sur le marché des cryptomonnaies, c'est carrément le "chaos", "l'hémorragie" ou la "chute libre" selon les analystes: le bitcoin a perdu plus de 50% depuis le début de l'année et même 70% par rapport à son sommet historique de novembre 2021.

L'humeur générale des marchés est au "sauve-qui-peut mais il n'y a pas beaucoup d'endroits où se cacher", résume Vincent Juvyns, responsable de la stratégie de marché au sein de J.P. Morgan Asset Management.

Une inflation qui accélère mois après mois, une perturbation des chaînes d'approvisionnement mondiales, des confinements en Chine, une guerre en Ukraine qui fait flamber les prix de l'énergie... autant de facteurs qui accablent en effet l'économie mondiale depuis le début de l'année.

Plus rapide hausse des taux

Face à des taux d'inflation record, qui dépassent 8% aux Etats-Unis et dans la zone euro, les institutions garantes de la stabilité des prix sont contraintes d'agir, et de façon très marquée: la quasi-totalité des principales Banques centrales ont effectué, ou prévoient d'effectuer, des hausses importantes de leurs taux directeurs.

En réaction, les taux d'intérêt sur le marché obligataire ont dû s'ajuster, et très rapidement. Le taux de la dette de l'Etat allemand à dix ans, qui fait référence pour la zone euro, a grimpé de 1,80 point de pourcentage depuis le début de l'année, passant de -0,1% à +1,7%. C'est la hausse semestrielle la plus rapide de l'histoire.

Pour le taux américain à dix ans, la remontée est également historique (+1,70 point de pourcentage), à peine moins qu'en 1984 ou en 1980, années marquées par une inflation très élevée aux Etats-Unis et des hausses de taux de la Réserve fédérale.

Avant 2022, "on était habitué depuis plusieurs années à des Banques centrales" qui soutenaient l'économie et les marchés, amenant ces derniers "dans une situation de croissance artificielle", explique à l'AFP Charlotte de Montpellier.

Pour elle, le changement de ton des Banques centrales a provoqué "un changement complet de paradigme".

L'ajustement des portefeuilles d'actifs a dû se faire de façon aussi rapide et abrupte, selon Shamik Dhar, chef économiste de BNY Mellon IM, qui estime que les marchés boursiers pourraient bien baisser encore un peu, au moins jusqu'à ce que les entreprises revoient à la baisse leurs prévisions de bénéfices. Vu le contexte actuel, "une baisse des bénéfices est inévitable", dit-il.


Walmart poursuivi pour avoir fermé les yeux sur des transferts d'argent frauduleux

L'agence regrette aussi que la chaîne de supermarchés ne propose pas de prospectus alertant les consommateurs (Photo, AFP).
L'agence regrette aussi que la chaîne de supermarchés ne propose pas de prospectus alertant les consommateurs (Photo, AFP).
Short Url
  • Le groupe propose, dans ses supermarchés des services de type Western Union ou MoneyGram
  • La FTC accuse Walmart de laisser ses salariés procéder aux virements même quand ils semblent suspicieux

NEW YORK: L'agence américaine chargée de protéger les consommateurs, la FTC, a déposé mardi une plainte contre la chaîne de supermarchés Walmart l'accusant d'avoir pendant des années fermé les yeux sur des transferts d'argent commandités par des escrocs et effectués depuis ses magasins.

Le groupe propose, en effet, dans ses supermarchés des services de type Western Union ou MoneyGram, y compris sous son propre nom, permettant à un client de faire des virements en espèces à une autre personne.

Or des charlatans parviennent régulièrement à convaincre des particuliers de leur envoyer de l'argent en utilisant du démarchage par téléphone, en se faisant passer pour le fisc ou des proches dans le besoin, etc.

La FTC accuse Walmart de laisser ses salariés procéder aux virements même quand ils semblent suspicieux, de ne pas avoir mis en place de politique contre les fraudes et d'autoriser les retraits importants en cash, selon une plainte déposée devant un tribunal de l'Illinois.

L'agence regrette aussi que la chaîne de supermarchés ne propose pas de prospectus alertant les consommateurs sur les risques de fraudes ou de formation spécifique sur le sujet.

"Alors que les escrocs utilisaient ses services de transfert d'argent pour gagner de l'argent, Walmart a détourné le regard et a empoché au passage des millions en commissions", a commenté Samuel Levine, responsable du bureau de protection des consommateurs à la FTC, dans un communiqué.

La FTC estime que Walmart a coûté des "centaines de millions de dollars" à ses clients et en demande le remboursement, en plus d'une amende.

L'entreprise dénonce pour sa part une plainte "factuellement erronée et sans fondement juridique".

Walmart prévoit "de défendre ses robustes mesures de lutte contre la fraude", selon un message posté sur son site.


Un centre de recherche Saudi Aramco pour atteindre l’objectif zéro émission d’ici à 2050

Le vice-président directeur d’Aramco, Nasir K. al-Naimi, a assisté à l’inauguration du centre de recherche Aramco, qui avait lieu à l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah. (Photo fournie)
Le vice-président directeur d’Aramco, Nasir K. al-Naimi, a assisté à l’inauguration du centre de recherche Aramco, qui avait lieu à l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah. (Photo fournie)
Short Url
  • Le plus grand exportateur de pétrole au monde a publié son premier rapport sur la durabilité au début du mois
  • Avec la création du centre de recherche, Aramco cherche à tirer parti des capacités de l’université dans des domaines comme les supercalculateurs et l’analyse de données

RIYAD: Saudi Aramco a lancé un nouveau centre de recherche destiné à accélérer le développement de solutions énergétiques à faible émission de carbone en utilisant des analyses avancées, au moment où le géant pétrolier cherche à mener à bien son objectif de zéro émission nette.
Inauguré aujourd’hui à l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah, le centre de recherche Aramco recourra à l’intelligence artificielle et à l’apprentissage automatique pour perfectionner les solutions à faible émission de carbone et favoriser une économie circulaire, selon un communiqué de presse.
«Le centre de recherche Aramco offre une possibilité unique pour renforcer notre collaboration avec l’université et accélérer le développement de technologies de pointe qui contribueront à un avenir à faible émission de carbone», déclare Ahmed al-Khowaiter, directeur technique de la société.
Il ajoute que la recherche dans cette nouvelle installation aidera l’entreprise à tenir ses engagements envers les clients et les consommateurs d’énergie du monde entier, tout en soutenant son ambition d’atteindre des émissions zéro carbone d’ici à 2050.
Cette nouvelle intervient après que le plus grand exportateur de pétrole au monde a publié son premier rapport sur la durabilité au début du mois, s’engageant à réduire l’intensité de carbone d’au moins 15% à 8,7 kilogrammes de dioxyde de carbone d’ici à 2035.
Avec la création du centre de recherche, Aramco cherche à tirer parti des capacités de l’université dans des domaines comme les supercalculateurs et l’analyse de données.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com