A Amman, une artiste recycle du plastique pour sensibiliser sur l'environnement

Maria Nissan, artiste et militante de l'environnement, crée une installation artistique à partir de déchets plastiques collectés dans les rues, dans la capitale jordanienne Amman, le 17 mai 2022. Mme Nissan, 35 ans, Américaine d'origine irakienne, transforme les déchets plastiques en œuvres d'art dans le but de sensibiliser le public au problème des plastiques à usage unique en Jordanie. (AFP).
Maria Nissan, artiste et militante de l'environnement, crée une installation artistique à partir de déchets plastiques collectés dans les rues, dans la capitale jordanienne Amman, le 17 mai 2022. Mme Nissan, 35 ans, Américaine d'origine irakienne, transforme les déchets plastiques en œuvres d'art dans le but de sensibiliser le public au problème des plastiques à usage unique en Jordanie. (AFP).
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Publié le Dimanche 29 mai 2022

A Amman, une artiste recycle du plastique pour sensibiliser sur l'environnement

  • Maria Nissan, cette Américaine d'origine irakienne dit être tombée sous le charme d'Amman quand elle a visitée cette ville pour la première fois il y a trois ans
  • «Malgré la beauté de la ville, quand vous marchez dans les rues, vous pouvez voir toutes sortes de déchets», déplore cette femme de 35 ans

AMMAN : Sensibiliser l'opinion publique sur les déchets en plastique: c'est la mission que s'est fixée l'artiviste Maria Nissan, basée à Amman, qui donne vie à des oeuvres d'art originales issues du recyclage. 

L'une des plus connues se trouve sur la façade d'un bâtiment dans la capitale jordanienne. Cette création géante, aux couleurs vives, est composée de plus de 2 000 bouteilles en plastique, près de 1 000 sacs en plastique ainsi que plus de 150 tuyaux pour narguileh.

Cette Américaine d'origine irakienne dit être tombée sous le charme d'Amman quand elle a visitée cette ville pour la première fois il y a trois ans. Mais en même temps, elle a ressenti de la "colère" et de la "frustration" de voir des amas de déchets dans les rues et des sites naturels.

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Maria Nissan, artiste et militante de l'environnement, crée une installation à partir de déchets plastiques collectés dans les rues, dans la capitale jordanienne Amman, le 17 mai 2022. (AFP).

 

"Malgré la beauté de la ville, quand vous marchez dans les rues, vous pouvez voir toutes sortes de déchets", déplore cette femme de 35 ans.

"Je ne peux pas faire l'impasse sur les nombreux sacs en plastique (...), les bouteilles en verre, les canettes de boisson gazeuse, les emballages", explique Maria, qui aime à porter une robe faite des sacs bleus d'Ikea.

Formée au dessin et à la peinture aux Etats-Unis et en Italie, elle a décidé de ramasser des déchets pour leur offrir une deuxième vie et en faire des oeuvres d'art, comme des collages représentant des visages de femmes ou des fleurs.

Sa maison est remplie de toutes sortes d'objets à base de plastique, allant des brosses à dents aux cuillères, en passant par des briquets ou des stylos.

«Le problème de tous»

"L'art créé à partir de plastique est un moyen concret (...) de sensibiliser sur les problèmes environnementaux qui affectent les Jordaniens, leurs enfants (...) mais aussi la nature", dit-elle.

"Une bouteille (en plastique) jetée dans une vallée va mettre 450 ans à se décomposer", affirme-t-elle en dénonçant les effets des "microplastiques qui polluent les sols, l'eau et la nature".

Le travail de Maria a été présenté dans 12 expositions à travers la Jordanie ainsi qu'en Italie et en Grèce, et figure sur sa chaîne Instagram @marianissanart, avec comme objectif de faire changer les mentalités et les habitudes.

Les Jordaniens utilisent trois milliards de sacs en plastique par an, dont seulement 7% sont recyclés, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Maria invite les gens à éviter ce type de produits pour privilégier des sacs recyclables et prône une taxe sur les sacs en plastique à usage unique.

"Les conséquences de la pollution causée par les produits en plastique à usage unique ne se font pas sentir tout de suite, et donc c'est difficile d'avoir des gens qui se sentent responsables de leurs propres actes", dit-elle.

"C'est la responsabilité de personne jusqu'à ce que ça devienne le problème de tous", ajoute-t-elle.


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com