Sri Lanka: la police disperse au gaz lacrymogène des étudiants tentant d'attaquer la présidence

La police utilise des bombes lacrymogènes pour disperser des étudiants participant à une manifestation antigouvernementale exigeant la démission du président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa à cause de la crise économique paralysante du pays, à Colombo le 29 mai 2022 (Photo, AFP).
La police utilise des bombes lacrymogènes pour disperser des étudiants participant à une manifestation antigouvernementale exigeant la démission du président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa à cause de la crise économique paralysante du pays, à Colombo le 29 mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 30 mai 2022

Sri Lanka: la police disperse au gaz lacrymogène des étudiants tentant d'attaquer la présidence

  • La police anti-émeutes a utilisé des canons à eau, puis du gaz lacrymogène
  • Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a tendu la main dimanche soir aux protestataires

COLOMBO: La police du Sri Lanka a dispersé dimanche au gaz lacrymogène des milliers d'étudiants qui tentaient de prendre d'assaut la résidence du président Gotabaya Rajapaksa, après des semaines de manifestations demandant sa démission.

La police anti-émeutes a utilisé des canons à eau, puis du gaz lacrymogène, lorsque des manifestants ont renversé les barricades métalliques jaunes dans une rue menant à la résidence présidentielle à Colombo.

Près de là, des milliers de femmes et d'hommes ont défilé pour la 51e journée d'affilée, réclamant la démission du dirigeant du Sri Lanka, plongé dans la pire crise économique depuis son indépendance en 1948.

Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a tendu la main dimanche soir aux protestataires, lors d'une allocution à la télévision nationale.

Il a annoncé la création de 15 comités qui travailleront avec le parlement pour décider des futures politiques nationales.

"Je propose de nommer quatre jeunes représentants dans chacun des 15 comités", a-t-il ajouté, précisant qu'ils pourraient être choisis parmi les manifestants actuels.

M. Wickremesinghe a été nommé Premier ministre après la démission le 9 mai de son prédécesseur Mahinda Rajapaksa, le frère aîné du président, après des semaines de manifestations et alors qu'aucun autre politicien ne voulait du poste.

Il est le seul député du Parti national uni (UNP), formation autrefois puissante mais qui avait quasiment disparu aux législatives d'août 2020.

Le parti de M. Rajapaksa, qui avait alors remporté les deux tiers des sièges à l'Assemblée, lui a offert le soutien nécessaire pour diriger le pays.

Les événements de dimanche surviennent au lendemain d'affrontements similaires, lorsque des protestataires avaient tenté d'entrer dans la résidence officielle du président, où il est retranché depuis que des milliers de personnes avaient encerclé son domicile privé le 31 mars.

Le Sri Lanka, qui compte 22 millions d'habitants, manque de dollars pour financer l'importation de produits de première nécessité (denrées alimentaires, carburant, médicaments, etc.). Les pénuries généralisées sans précédent ont provoqué la colère dans tout le pays.

Le mois dernier, le gouvernement a demandé au Fonds monétaire international (FMI) une aide financière d'urgence. Les discussions sont toujours en cours.

Le pays est également en défaut de paiement sur sa dette extérieure (51 milliards de dollars, soit 47,5 milliards d'euros). 

Sa monnaie s'est effondrée de 44,2% par rapport au dollar américain cette année, et l'inflation a flambé de 33,8% pour le seul mois d'avril.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.