Les organisations caritatives du Golfe adoptent une approche stratégique de la philanthropie

Les jumeaux siamois Youssef et Yacine ont été séparés avec succès lors d'une opération de 15 heures soutenue par KSrelief. (Photo fournie)
Les jumeaux siamois Youssef et Yacine ont été séparés avec succès lors d'une opération de 15 heures soutenue par KSrelief. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 04 juin 2022

Les organisations caritatives du Golfe adoptent une approche stratégique de la philanthropie

  • Une étude de l'université de Cambridge a qualifié l'Arabie saoudite de praticienne efficace de la philanthropie stratégique
  • Les philanthropes et les organisations à but non lucratif complètent les efforts des gouvernements pour créer un changement durable à long terme

DUBAÏ: La culture du don caritatif en Arabie saoudite a été présentée comme un exemple remarquable de «philanthropie stratégique» dans un nouveau rapport du Center for Strategic Philanthropy de la Judge Business School de l'Université de Cambridge, au Royaume-Uni.
Le rapport, intitulé «System Change in Philanthropy for Development: A Research Framework for Global Growth Markets» (Changement de système dans la philanthropie pour le développement: un cadre de recherche pour les marchés mondiaux en croissance), recommande aux philanthropes de rechercher une plus grande localisation et d'utiliser de nouveaux instruments financiers afin d’optimiser les dons caritatifs.
Le Royaume est bien connu pour ses institutions philanthropiques nationales telles que le Centre d'aide humanitaire et de secours Roi Salmane (KSrelief), qui fournit une aide internationale, la Fondation Roi Khaled, qui œuvre à l'amélioration du développement social et économique, et l'Association caritative des femmes Mawaddah, qui vise à garantir que les femmes connaissent leurs droits civils.
L'Arabie saoudite, qui combine fréquemment les ressources de l'État et les ressources philanthropiques pour atteindre les objectifs de développement régional, a été identifiée par l'auteure de l'étude, Shonali Banerjee, comme un praticien efficace de ce que l'on appelle la «philanthropie stratégique».
«Certaines de nos recherches en Arabie saoudite ont révélé des informations vraiment intéressantes sur les transitions philanthropiques qui se produisent dans le Royaume mais aussi dans le Golfe, plus largement», a déclaré Banerjee à Arab News.
«L'un des principaux enseignements pour la région en particulier est que nous savons tous que la philanthropie, le don et le fait d'être charitable ont constitué une partie énorme de la société du Golfe et de l'Arabie saoudite pendant très longtemps, depuis de nombreuses générations. Mais récemment, la transition vers ce que nous, au centre, appelons la philanthropie stratégique, a pris beaucoup d'importance», a ajouté Banerjee.

Une équipe d'Alwaleed Philanthropies lors d'un événement en 2021. (Photo fournie)


Ces dernières années, on a assisté à une prolifération de fondations, d’organismes caritatifs et d'organisations à but non lucratif, faisant partie de ce que l'on appelle le troisième secteur, qui n'appartient ni au secteur public ni au secteur privé, et qui sont structurellement impliquées dans les questions de développement alignées sur les objectifs de développement durable des Nations unies.
Dans le processus, la fonction de ces entités est devenue plus stratégique par nature, les philanthropes et les organisations à but non lucratif travaillant main dans la main avec le secteur public pour créer un changement durable à long terme. Selon Banerjee, ce modèle de coopération intersectorielle rompt avec la division traditionnelle des secteurs public, privé et tertiaire, pour leur intérêt mutuel.
«Ce qui est apparu très clairement dans le rapport, c'est la nécessité de créer des réseaux locaux, des collaborations locales, des partenariats locaux entre différents secteurs qui ont historiquement été cloisonnés dans la région et dans le pays», a-t-elle signalé.
Banerjee est convaincue que si la philanthropie est bien exploitée, elle peut servir de catalyseur afin d’amener ces secteurs à travailler ensemble à la réalisation d'objectifs communs.
«Dans de nombreux cas, nos recherches ont montré que si vous avez le secteur privé, vous avez la responsabilité sociale des entreprises», a-t-elle avisé.
«Bien souvent, les entreprises agissent dans leur propre silo et ne cherchent pas forcément à collaborer avec le gouvernement local. Il y a une énorme opportunité ici, car la philanthropie institutionnelle prend de l'ampleur. Elle devient plus populaire, notamment en Arabie saoudite.»
En effet, la Vision 2030 du Royaume pour la diversification économique et la réforme sociale a créé un environnement idéal pour une plus grande collaboration intersectorielle.
«C'est là que, potentiellement, les philanthropes qui ont réussi dans le secteur des entreprises peuvent vraiment rapprocher les organisations à but non lucratif et le gouvernement et jouer un rôle de passerelle», a souligné  Banerjee.
Les philanthropies arabes ont un rôle potentiellement crucial à jouer pour aider à combler les lacunes dans la prestation de services dans les États faibles ou défaillants de la région. Toutefois, il existe un risque que les entités du tiers secteur assument trop de fonctions étatiques dans des situations où une approche intersectorielle serait plus appropriée.

Le programme de volontariat de KSrelief dans un camp de réfugiés en Jordanie. (Photo fournie)


Le Cambodge des années 1990 est un exemple de pays en développement dans lequel le tiers secteur a assumé un rôle de premier plan dans la prestation de services, fonctionnant «presque trop» comme un quasi-État.
«Ils ne prennent pas de décisions politiques majeures, mais ils assurent peut-être la majorité de l'éducation de la petite enfance, construisent de nombreux hôpitaux, tentent de lutter contre la pauvreté ou fournissent une énorme quantité d'énergie solaire», a expliqué Banerjee.
«Malheureusement, nous avons remarqué que, même si ces choses sont très nécessaires, ce ne sont pas des modèles durables parce que vous ne pouvez pas construire un modèle où vous avez essentiellement deux formes parallèles de gouvernement qui fonctionnent l'une à côté de l'autre.»
Au contraire, selon Banerjee, les objectifs et les responsabilités des deux secteurs doivent plutôt être en harmonie, car même les philanthropes les plus riches ne peuvent pas à eux seuls résoudre les problèmes systémiques.
«De notre point de vue, le moyen le plus stratégique et le plus durable pour un gouvernement d'atteindre certains de ses objectifs et de faire fonctionner un grand nombre de ces systèmes est de travailler avec le secteur philanthropique, sans le considérer comme un adversaire ou une réelle tension», a-t-elle estimé.
Garantir une approche plus stratégique de la philanthropie signifie également être plus intelligent quant à la manière dont l'argent est alloué et utilisé et, pour faire bonne mesure, faire preuve d'un engagement envers des évaluations basées sur des preuves afin de s'assurer que le financement est ciblé de manière efficace.

Des étudiants du MIT, où se trouve le siège du laboratoire d'action contre la pauvreté Abdul Latif Jameel (J-PAL). (Photo fournie)


«Cela signifie qu'il faut soutenir des organisations telles que le laboratoire d'action contre la pauvreté Abdul Latif Jameel (également connu sous le nom de J-PAL), qui réalise des évaluations rigoureuses des interventions de lutte contre la pauvreté et travaille entre autres avec des philanthropes. Tout cela afin de s'assurer que les preuves générées par ces évaluations se traduisent par des politiques et des prises de décision», a déclaré à Arab News Uzma Sulaiman, directrice associée des partenariats pour Community Jameel, une organisation internationale qui utilise une approche fondée sur la science, les données et la technologie pour s'attaquer aux problèmes et défis mondiaux.
«Cela est particulièrement pertinent pour les philanthropes afin de comprendre où leur financement sera le plus efficace. Dans le monde arabe, J-PAL travaille dans toute la région par le biais de son bureau pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, que Community Jameel a contribué à lancer en 2020 à l'Université américaine du Caire.»
Une autre organisation philanthropique notable en Arabie saoudite est Alwaleed Philanthropies, qui soutient les entreprises et les institutions académiques qui travaillent à l'autonomisation des femmes, à la réduction de la pauvreté et à l'amélioration des infrastructures et des services publics.
 

En Bref

* La Vision saoudienne 2030 a créé un environnement idéal pour une plus grande collaboration intersectorielle.
* Les experts affirment que même les philanthropes les plus riches ne peuvent pas résoudre á eux seuls les problèmes systémiques.
 

La croissance du secteur philanthropique dans le Royaume est allée de pair avec des changements dans la façon dont les gens font des dons. La transformation numérique dans le pays s'est étendue au secteur caritatif par la création de nouveaux services réglementés, notamment Ehsan, Shefaa, KSrelief, et la plate-forme nationale de dons développée et supervisée par l'Autorité saoudienne des données et de l'intelligence artificielle.
Ehsan, une plate-forme lancée en 2021, permet aux philanthropes et aux donateurs de choisir parmi une sélection de causes caritatives qui leur tiennent à cœur, notamment les questions sociales et économiques, la santé, l'éducation et l'environnement.
En se concentrant sur les valeurs individuelles et les questions sociétales spécifiques, Ehsan vise à encourager un plus grand sens de la responsabilité sociale parmi le grand public et les organisations du secteur privé, tout en promouvant une culture de la transparence en matière de dons caritatifs.
L'année dernière, le roi Salmane et le prince héritier, Mohammed ben Salmane, ont fait plusieurs dons par l'intermédiaire d'Ehsan, ce qui a porté le montant total collecté par la plate-forme depuis son lancement à plus de 348 millions d’euros. Cet argent a été distribué à plus de 4,3 millions de bénéficiaires.

Un volontaire de KSrelief distribuant de l'huile de cuisson (fourni).


L'Arabie saoudite n'est pas le seul pays du Golfe à encourager ces collaborations intersectorielles. En septembre dernier, l’Université de New York à Abu Dhabi (NYUAD) a lancé l'initiative de philanthropie stratégique, la première plate-forme universitaire et communautaire de ce type dans la région. Elle a été créée grâce à un accord-cadre pluriannuel entre la NYUAD et Badr Jafar, un homme d'affaires et entrepreneur social émirati.
Ces initiatives reflètent le rôle croissant de la philanthropie dans le cadre du programme de développement de la région, l'adoption de nouveaux mécanismes financiers, et peut-être même la décolonisation de l'aide, les acteurs locaux prenant le relais des bienfaiteurs étrangers.
Selon un sondage mondial mené en 2021 par Alliance, un éditeur basé au Royaume-Uni qui analyse les tendances du secteur caritatif, 89% des personnes interrogées ont déclaré qu'elles pensaient que les pays d'Afrique et d'Asie, en particulier le Moyen-Orient, connaîtront la plus forte croissance de leur secteur philanthropique au cours des 25 prochaines années.
Dans ce contexte, l'évolution de la philanthropie en Arabie saoudite et dans la région du Golfe semble refléter un changement de génération qui deviendra plus apparent dans les prochaines décennies.
«Des recherches ont été menées sur cette sorte de philanthropie de la nouvelle génération et du millénaire, mais la plupart d'entre elles se sont concentrées sur l'Occident», a affirmé Banerjee.
«Au centre, nous sommes vraiment intéressés par ces énormes changements qui se produisent au Moyen-Orient et dans le Golfe.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne annonce avoir ramené en Israël les restes des corps de deux otages à Gaza

L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir ramené en Israël les restes des corps de deux otages retenus dans la bande de Gaza depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël en octobre 2023. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir ramené en Israël les restes des corps de deux otages retenus dans la bande de Gaza depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël en octobre 2023. (AFP)
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  • Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir "ramené le corps d'Ilan Weiss et les restes d'un autre otage dont l'identité n'a pas encore été révélée, lors d'une opération militaire dans la bande de Gaza"
  • Ilan Weiss, 55 ans, membre de l'unité d'intervention du kibboutz Beeri, avait été tué le 7 octobre 2023 lors de l'attaque du Hamas et son corps emmené dans la bande de Gaza

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir ramené en Israël les restes des corps de deux otages retenus dans la bande de Gaza depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël en octobre 2023.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir "ramené le corps d'Ilan Weiss et les restes d'un autre otage dont l'identité n'a pas encore été révélée, lors d'une opération militaire dans la bande de Gaza".

Ilan Weiss, 55 ans, membre de l'unité d'intervention du kibboutz Beeri, avait été tué le 7 octobre 2023 lors de l'attaque du Hamas et son corps emmené dans la bande de Gaza. Sa mort a été officialisée début 2024 par son kibboutz.

Sa femme Shiri et une de ses filles, Noga, qui avaient été enlevées à leur domicile, ont été libérées lors de la première trêve en novembre 2023.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté ses condoléances aux familles des deux otages affirmant que "la campagne pour ramener tous les otages se poursuit".

Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent désormais retenues dans la bande de Gaza dont une vingtaine présumés vivants.


Les Casques bleus quitteront le Liban en 2027

Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d'un an, évoquant simplement l'"intention" de travailler à un retrait de la Finul. (AFP)
Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d'un an, évoquant simplement l'"intention" de travailler à un retrait de la Finul. (AFP)
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  • Israël et les Etats-Unis ont immédiatement salué une décision "historique"
  • "Pour une fois, nous avons une bonne nouvelle de l'ONU", a déclaré l'ambassadeur israélien Danny Danon, accusant la mission d'avoir échoué à empêcher le Hezbollah de "prendre le contrôle de la région"

NATIONS-UNIES: Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi de prolonger une dernière fois le mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul) et, sous pression des Etats-Unis et d'Israël, de programmer en 2027 son retrait que certains estiment prématuré.

Israël et les Etats-Unis ont immédiatement salué une décision "historique".

"Pour une fois, nous avons une bonne nouvelle de l'ONU", a déclaré l'ambassadeur israélien Danny Danon, accusant la mission d'avoir échoué à empêcher le Hezbollah de "prendre le contrôle de la région".

"Nous appelons la communauté internationale à utiliser l'année qui vient pour renforcer les forces armées libanaises", a commenté l'ambassadrice américaine par interim Dorothy Shea, notant que le "i" dans Finul signifiait "intérimaire".

Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais le renouvellement habituel de leur mandat, qui expire dimanche, se heurtait cette année à l'hostilité d'Israël et de son allié américain qui souhaitent leur départ.

Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d'un an, évoquant simplement l'"intention" de travailler à un retrait de la Finul.

Mais face au risque d'un veto américain, après plusieurs versions et un report du vote, la résolution adoptée jeudi à l'unanimité programme sans équivoque la fin de la mission dans 16 mois.

Le Conseil "décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (...) jusqu'au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d'un an".

A l'issue de cette période, l'armée libanaise devra être la seule à assurer la sécurité dans le sud du pays, précise le texte.

"Retrait complet des forces israéliennes"  

Le président français Emmanuel Macron a salué l'extension de 16 mois, en insistant sur l'importance d'un "retrait complet des forces israéliennes du Sud-Liban et la fin de toute violation de la souveraineté libanaise (qui) sont des conditions essentielles à la mise en œuvre de ce plan".

"J'ai salué les décisions courageuses de l'exécutif libanais vers le rétablissement du monopole de la force. J'encourage le gouvernement libanais à adopter le plan qui sera présenté au cabinet à cette fin", a également indiqué M. Macron après s'être entretenu avec le Président du Liban, Joseph Aoun, et son Premier ministre, Nawaf Salam.

Plusieurs Etats membres ont plus clairement regretté le départ anticipé des Casques bleus.

"Le Royaume-Uni estime qu'un retrait prématuré de la Finul risque de nourrir un environnement sécuritaire que le Hezbollah pourrait exploiter", a noté l'ambassadeur britannique adjoint James Kariuki, se disant "déçu" que la décision n'ait pas été prise "sur la base d'une évaluation basée sur les faits". Tandis que son homologue chinois Geng Shuang a dénoncé "l'insistance obstinée" d'un membre du Conseil ayant fait preuve d'un "mépris total" pour la situation sur le terrain.

Alors que certains diplomates craignaient qu'un veto américain ne mette un terme immédiat à la mission, le Premier ministre libanais a salué la prolongation jusqu'à fin 2026.

Le président Aoun a lui espéré que ces 16 mois supplémentaires donneraient à la Finul "la chance d'améliorer la situation du Liban et de renforcer la stabilité le long de la frontière sud".

Cette décision a été prise au moment où Beyrouth s'est engagé à désarmer et à démanteler le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah d'ici la fin de l'année, sous pression de Washington et dans le cadre de l'application du cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre avec Israël en 2024.

Cet accord prévoit le retrait du Hezbollah de la zone située au sud du fleuve Litani et le démantèlement de ses infrastructures militaires, en contrepartie du renforcement du déploiement de l'armée libanaise et des Casques bleus de l'ONU.

L'accord de cessez-le-feu prévoit un retrait israélien de la zone, mais Israël maintient des troupes dans des positions frontalières jugées stratégiques et mène régulièrement des frappes chez son voisin du nord.

La résolution appelle d'ailleurs Israël "à retirer ses forces du nord de la Ligne bleue", y compris "les cinq positions sur le territoire libanais".

 


Yémen: nouvelle frappe israélienne contre les Houthis à Sanaa  

Mercredi, les Houthis ont revendiqué un tir de missile contre Israël après que l'armée israélienne a indiqué avoir intercepté un missile tiré du Yémen. (AFP)
Mercredi, les Houthis ont revendiqué un tir de missile contre Israël après que l'armée israélienne a indiqué avoir intercepté un missile tiré du Yémen. (AFP)
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  • L'armée israélienne a ensuite indiqué avoir frappé une "cible militaire" des Houthis dans la région de la capitale yéménite
  • "Agression israélienne sur la capitale Sanaa", a écrit la chaîne des Houthis, Al-Massirah, sur X, sans donner plus de détails, quatre jours après des frappes israéliennes ayant fait dix morts

SANAA: Les Houthis au Yémen ont fait état d'une attaque israélienne jeudi sur la capitale Sanaa, quatre jours après des bombardements meurtriers d'Israël contre ces rebelles pro-iraniens qui ont mené plusieurs attaques aux missiles visant le territoire israélien.

L'armée israélienne a ensuite indiqué avoir frappé une "cible militaire" des Houthis dans la région de la capitale yéménite.

"Agression israélienne sur la capitale Sanaa", a écrit la chaîne des Houthis, Al-Massirah, sur X, sans donner plus de détails, quatre jours après des frappes israéliennes ayant fait dix morts, selon ces insurgés qui contrôlent la capitale yéménite et de larges pans du pays.

L'armée israélienne avait alors indiqué avoir frappé des sites militaires des Houthis, dont le palais présidentiel et un site de stockage de carburant, en riposte aux attaques du "régime terroriste houthi" contre Israël.

Mercredi, les Houthis ont revendiqué un tir de missile contre Israël après que l'armée israélienne a indiqué avoir intercepté un missile tiré du Yémen.

Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, en proie à la guerre entre Israël et le Hamas, les Houthis lancent régulièrement des attaques aux missiles et drones en direction du territoire israélien, mais la plupart sont interceptés.

Ils ont aussi coulé deux navires en mer Rouge mi-juillet, après avoir interrompu pendant plus de six mois leurs attaques, lancées en marge de la guerre à Gaza, contre des navires liés selon eux à Israël sur cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial.

Ces rebelles, qui contrôlent de larges pans du Yémen, en guerre depuis 2014, font partie d'une alliance contre Israël mise en place par l'Iran, qui inclut le Hezbollah au Liban et le Hamas palestinien.