La famille d'Oum Kalthoum accuse un écrivain égyptien de diffamation 

Oum Kalthoum en couverture du magazine Life en 1962 (Photo, Wikipedia).
Oum Kalthoum en couverture du magazine Life en 1962 (Photo, Wikipedia).
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La famille d'Oum Kalthoum accuse un écrivain égyptien de diffamation 

  • Dowidar avait créé la polémique en déclarant que la chanteuse était «égoïste et laide»
  • La déclaration comprenait également une accusation contre le chef de l'Union des écrivains égyptiens

ALGER: Jihan El-Desouky, petite-fille de la sœur de la célèbre diva égyptienne Oum Kalthoum, a annoncé que des mesures judiciaires avaient été prises contre l'écrivain Nasser Dowidar, après les propos jugés offensants qu'il a tenu contre la chanteuse. 

La petite fille de la chanteuse a officiellement déposé une plainte auprès du procureur général contre l'écrivain, membre de l'Union des écrivains égyptiens, et contre le poète Hisham El-Deshnawi, chef de l'Union des écrivains égyptiens, accusés de diffamation, d'insulte et de calomnie contre sa grand-mère. 

Dowidar avait créé la polémique en attaquant  "Kawkab el-charq" lors d'un symposium à l'Union des écrivains, où il l'a accusée d'être «égoïste, laide et de s’être mariée 11 fois » ajoutant qu'Ahmed Ramy était « un poète raté ».

La semaine dernière, Mme Jihan El-Desouky avait déclaré dans un communiqué de presse avoir contacté l'avocat de la famille pour commencer à prendre les mesures nécessaires et déposer une plainte officielle contre ceux qui ont porté offense à l’artiste surnommée « l’Astre de l’Orient » et pour avoir insulté « son grand talent artistique ».

Les proches de cette icône de la musique arabe se disent « outrés » par les propos de Dowidar. Ceux-ci ont également suscité la controverse dans les milieux artistiques et médiatiques au cours des dernières heures, compte tenu de la stature et de l’envergure d'Oum Kalthoum dans le monde arabe. 

Dans le communiqué, les proches de l’artiste accusent Dowidar d’attaquer et de vouloir « ternir la réputation d’Oum Kalthoum en lui attribuant des propos qu’elle n’a jamais tenu «  ajoutant que l’écrivain est « une personne que personne ne connaît dont l’objectif principal est de devenir connu en en créant le buzz ». 

La déclaration comprenait, par ailleurs, une accusation contre le chef de l'Union des écrivains égyptiens, car le symposium lors duquel Nasser Dowidar a pris la parole a eu lieu sous sa présidence, et « il n'a exprimé aucune objection ni empêché Dowidar de terminer son discours honteux » explique la famille de la défunte chanteuse. 

Mea culpa de Nasser Dowidar 

Suite à cette déclaration, le poète Nasser Dowidar s'est excusé sur sa page personnelle sur Facebook, déclarant « Qui suis-je pour parler de la Dame de la chanson arabe » poursuivant, "Mes mots ont été coupés de leur contexte et j'ai été étonné de la quantité d'insultes qui m'ont été écrites."

Avant d’ajouter, « Je présente mes excuses à l’âme de la femme qui a été la Voix de l'Egypte ainsi  qu’à tous les artistes que j'ai offensé  involontairement. Comment pourrais-je offenser ceux qui m'ont appris la littérature… Comment un jeune poète comme moi peut-il offenser les artistes qui m’ont appris le patriotisme. ». 


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.